Le comédien a la vocation : il a suivi des écoles, est formé, fait du théâtre. Un acteur, c'est un accident...
L'amitié est lente à mûrir, et la vie si rapide. L'amitié est une fleur que le vent couche et trop souvent déracine.
Ce qui est terrible avec les gens qui cessent de fumer, c'est qu'ils remplacent tout de suite le tabac par la vantardise.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
Il est beaucoup plus difficile de quitter la génération à laquelle on appartient que son conjoint ou son employeur.
Tout esprit saint vu à la loupe est un grouillement d'éléments de démence.
On nous cache tout, on nous dit rien Plus on apprend plus on ne sait rien On nous informe vraiment sur rien.
La liberté est l'ensemble des droits, qu'aucune société régulière ne peut ravir à ses membres, sans violer la justice et la raison.
Que m'importe que Dieu n'existe pas ! Dieu donne à l'homme de la divinité.
Qui veut faire à la hâte un très grand feu Commence avec de faibles brins.
Un éclectique est un navire qui voudrait marcher avec quatre vents.
Qui pardonne aisément invite à l'offenser.
Il importe peu quand la voix parle haut, quelle langue elle parle.
L'homme affirme en Dieu ce qu'il nie en lui-même.
Le découragement est la mort morale.
Souviens-toi que le livre sacré n'est exalté par-dessus tous les livres que parce qu'il a subi lui-même l'épreuve du temps.
Il a la politesse du coeur, bien supérieure à celle des manières.
Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ?
Je demande, pour ma part, à être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement.
Ce qui est hasard à l'égard des hommes est dessein à l'égard de Dieu.
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
Si l'on avait commencé à compter les siècles depuis Eros ou Vénus, et bien on n'en serait pas là !
La fortune n'est jamais seule à nous tourner le dos.
Quand les enfants ne font rien, ils font des bêtises.
Ce que nous appelons notre volonté, ce sont les fils qui font marcher la marionnette, et que Dieu tire.
Je me demande qui je suis, dit Dieu... Peut-être suis-je un compromis conclu par l'être et le non-être aux dépens de moi-même...
Si tout homme ment, toute femme ment aussi mais beaucoup mieux.
Un homme se décrit toujours inconsciemment lui-même quand il décrit quelqu'un d'autre.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
La politique abaisse tout ce qu'elle touche, l'Eglise comme le reste.
Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise.
Haïr ! Quel mot affreux ! Un de ces mots qui tuent en vous quelque chose...
Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Travailler dans la joie délivre de la servitude.
On ne se connaît vraiment bien qu'en état d'amour.
Comment peut-il y avoir encore tant de gens qui ne savent ni lire ni écrire quand il y a tant de cours par correspondance !
L'amour humain n'est pas à la mesure des rêves de l'enfant.
Non seulement la femme a été plus chichement pourvue que l'homme de dons intellectuels, mais encore elle les perd beaucoup plus rapidement.
La foi... une aveugle qui donne des yeux à l'espérance.
Il n'y a pas de superman. Tout le monde s'habille de la même manière, en mettant une jambe à la fois dans son pantalon.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
L'égoïste est triste parce qu'il attend le bonheur.
Une vérité ne devient pas une erreur simplement parce qu'une foule de gens défendent l'erreur et se rangent de son côté.
Comment la fin justifierait-elle les moyens ? Il n'y pas de fin, seulement des moyens à perpétuité.
L'amour est-il, comme on le prétend, la purification de l'instinct ou, au contraire, sa perversion ?
La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.
Qu'est-ce que la lâcheté ? Il y a peut-être la conscience du prix que chaque individu paie à la mort, avec plus ou moins de noblesse.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
La plupart des biscuits aux pépites de chocolat ne renferment pas assez de pépites de chocolat.