L'amour est le moyen inventé par la nature pour vaincre la mort.
La médiocrité refuse toujours d'admirer et souvent d'approuver.
Les vrais informaticiens confondent toujours Halloween et Noël car pour eux : Oct 31 = Dec 25.
Même après ma mort Je ne t'oublierai pas Je ferai s'il le faut Un noeud à mon linceul.
La lune de miel est finie quand le mari cesse d'aider sa femme à faire la vaisselle et qu'il la fait tout seul.
Je n'ai jamais pu faire un concours de beauté : on me colle toujours dans le jury.
Il est trois choses que l'homme peut appeler siennes : le corps, l'âme et le temps.
Tout le monde n'est pas fait pour être heureux.
Aucune religion au monde ne nous demande de croire à un aussi grand nombre de "miracles" que la philosophie du hasard !
La supériorité des blancs sur les rouges est incontestable. Je n'en veux que les haricots pour exemple.
Jouir avant de posséder voilà l'instinct de l'homme : posséder avant de jouir voilà l'instinct de la femme.
L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà.
Il me faut du nouveau, n'en fut-il point au monde.
Il y a quelque chose de plus triste que de vieillir : c'est de rester enfant.
Les souvenirs sont des enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
J'ai renoncé à l'amitié de deux hommes, l'un parce qu'il ne m'a jamais parlé de lui, l'autre parce qu'il ne m'a jamais parlé de moi.
Il faut plus d'esprit pour faire l'amour que pour conduire des armées.
Je parle avec la pensée que je devrais me taire. Et je parle.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.
Les cocktails, dans les soirées, c'est ce qu'on a inventé de pire depuis l'huile de foie de morue !
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Le hasard est une loi que tout le monde applique sans le savoir.
Il faut finir par se convertir à l'homme, un jour ou l'autre, et au bon Dieu ensuite.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
De la vérité l'homme n'est pas capable, aussi n'y a-t-il pas d'erreur plus grave que de croire la tenir.
Les conjurations, lors même qu'elles réussissent, ont le plus souvent de très funestes conséquences, parce qu'elles se font presque toujours contre le tyran et non contre la tyrannie.
Le génie est fait pour éclater dans une apothéose fertile ou destructive, qui se nichera un jour dans un tome poussiéreux d'une encyclopédie quelconque.
On peut dire merci au métro. Au moins maintenant il y a moins de violence dans la rue.
Ne dois-je donc jamais entendre une de ces charmantes créatures m'appeler maman, me tirer par ma robe, me tyranniser ?
Comme c'est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer.
Il est impossible de contrefaire les choses pour s'inventer la joie.
Croire ce doit, être vouloir croire.
La souffrance affecte moins nos sens que l'imagination.
Les gens qui jamais n'ont le temps sont ceux qui le moins accomplissent.
Le citoyen est une variété de l'homme ; variété dégénérée ou primitive, il est à l'homme ce que le chat de gouttière est au chat sauvage.
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
Un ministre compromis dans un scandale reparaît sur la scène politique : il est blanchi. Il ne reparaît pas : il est nettoyé.
Intellectuel n'est pas toujours synonyme d'intelligent.
Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions alors que le génie fait des sauts de géant.
Une idée imprécise a toujours de l'avenir.
Des gens meurent pour la liberté ; leur mort suffit-elle à insuffler la vie à leur idéal ?
L'amour ne pèse pas, cette branche ne casse que si l'oiseau posé sur elle s'envole, "ce qui peut me briser, ce n'est pas que tu t'appuies trop sur moi, c'est que tu m'abandonnes."
Quand on commence à poser des questions, on commence à mourir.
En matière de création publicitaire, les images passent mais les concepts restent.
Vivre, c'est foncer ou s'enfoncer.
Est-ce bien cela, vivre ? Ne pas mourir tout simplement ?
Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir !
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
La première semaine après une guerre est plus dangereuse que les dernières semaines de la guerre elle-même.