L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Ce ne sont pas ceux qui sont insensibles qui font les meilleurs médecins. Ce sont ceux qui ont le plus d'imagination.
Un philosophe est donc quelqu'un qui reconnaît comprendre fort peu de chose et qui en souffre.
Il n'y aurait point d'erreurs qui ne périssent d'elles-mêmes, rendues clairement.
J'aime les gens pour leur talent à composer des instants rares et précieux comme des parfums anciens.
Il n'y a pas de libéralité bien placée, pourvu qu'elle le soit sans calcul et sans ostentation, qui ne vaille mieux qu'une économie.
Le théâtre est un endroit où la pensée humaine peut avancer, un endroit où l'homme qui entre, n'est pas le même que celui qui sort.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
Il sent du plaisir en lui-même... S'il veut de la dualité il l'a en lui-même... S'il cherche joie et satisfaction à l'extérieur, c'est en lui-même et il les trouve. Aussi est-il Seigneur et Maître de lui-même... et dans le monde entier il est à l'aise.
C'est deux fois secourir un malheureux que de le secourir promptement.
Durant l'âge tendre, l'habitude à une grande importance.
Pour une femme, une idée a toujours un visage.
Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l'argent qu'il rapporte.
Il arrive que la littérature sauve de la déchéance.
Il est toujours important de lever la tête quand tu marches. La vie, ça ne se passe pas par terre. Tu lèves les yeux et tu aperçois du linge aux balcons et des enfants aux fenêtres, un peu de joie, de la misère quelquefois...
Le corps aussi a sa géographie. S'il est certain que c'est le Nord qui commande, le Sud aussi existe ! S'il n'y avait pas ce que les filles ont au Sud du nombril, par où elle naîtrait, l'humanité ?
Saisir l'universel dans le particulier nous aide à affronter l'existence en étant à la fois concerné et détaché, capable d'alterner la tristesse et le rire.
Le romancier doit montrer le monde tel qu'il est : une énigme et un paradoxe.
Les mythes naissent toujours parce que quelque chose ne fonctionne pas. Parce qu'une marge est trop étroite, qu'un fleuve est trop large, qu'un doigt est trop fin, qu'une porte est fermée, que...
Pour un vieux, la patrie c'est là où il fait chaud.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que notre vie soit une pièce de théâtre, c'est qu'elle comporte si peu de personnages.
Les hommes ont confiance en eux car ils grandissent en s'identifiant à des super-héros. Les femmes ont une mauvaise image d'elles-mêmes car elles grandissent en s'identifiant à Barbie.
Les questions auxquelles on répond par oui ou par non sont rarement intéressantes.
Le cahier des charges d'une grande chaîne hertzienne nationale ne peut se comparer au cahier des charges d'une chaîne thématique diffusée par satellite.
La politique, c'est avant tout le ministère de la parole.
Quand on a commis un crime, on se doit de réunir tout ce qui peut en atténuer les circonstances.
Chez les gens modestes, le tout est de savoir s'ils cassent les verres plus vite qu'ils n'achètent la moutarde.
L'amour est un chien. Un chien dont on ne sait jamais ce qu'il a dans le tête. Tu peux le caresser. Il répond à tes caresses. Et puis, un jour, il te mord, tu ne sais pas pourquoi.
L'orgueilleux a le malheur de déplaire à tout le monde et de ne plaire qu'à lui-même.
Plus personne ne va où va la foule... il y a trop de monde.
Respecter les érudits, c'est respecter Dieu.
Les vers sont le parler des anges et de Dieu ; La prose, des humains.
Applaudir est vraiment une grande jouissance, qui n'a d'égale que celle de huer.
Il faut manger pour vivre et vivre pour digérer.
Et pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appelle vertu.
L'inéquitable répartition du talent entre les hommes est bien plus injuste que celle de l'argent.
Travailler en ne faisant rien, c'est une approche du bonheur de notre époque.
La question du mal a constitué d'emblée l'enjeu fondamental de la pensée.
L'art n'est pas fait pour troubler l'ordre public, mais les esprits.
Le dernier siècle de notre existence a laissé dernière lui plus d'ordures que nous n'en avions produites en plusieurs millions d'années.
J'appris à replacer les systèmes philosophiques dans le contexte du milieu social qui les avait produits. J'appris donc à chercher, dans les systèmes philosophiques, la dialectique sociale.
L'aventure, la grande aventure, c'est de voir surgir quelque chose d'inconnu, chaque jour dans le même visage.
Aider l'autre, c'est aider sa propre vie à s'épanouir.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
Si nous faisions tout ce dont nous sommes capables, nous nous surprendrions vraiment.
Si on gagné beaucoup d'argent il faut aider les autres. Je ne veux pas oublier.
Le bonheur est comme les palais des îles enchantées dont les dragons gardent les portes. Il faut combattre pour le conquérir...
J'ai, depuis longtemps, appris que le malheur ne parvient pas toujours à rendre malheureux. Je me demande aujourd'hui si le bonheur suffit pour rendre heureux.
En cela, Berlioz était guidé par un instinct mystérieux, et ses procédés échappent à l'analyse, par la raison qu'il n'en avait pas. Il l'avoue lui-même dans son Traité d! instrumentation, quand, après avoir décrit en détail tous les instruments, énuméré [...] ► Lire la suite