L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
La foi, c'est adhérer à une éthique, la religion de s'y conformer.
Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.
Les hommes devaient avoir peur de la corruption spirituelle et de la lâcheté.
Ça compte, même quand c'est un chien, quelqu'un qui vous préfère à tout le reste du monde.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
La chair est un ennemi infiniment plus dangereux que le Diable en personne.
La guerre n'est jamais fatale, mais elle est toujours perdue.
La voix vieillit plus vite que la parole.
Nous apprenons à connaître la culture des autres de la même manière que nous apprenons à connaître le sexe : dans la rue.
Savoir et se dire que l'on ne sait pas est bien.
Un mari ne doit jamais s'endormir le premier ni se réveiller le dernier.
Le matin, c'est la jeunesse, rien qu'à respirer, ça nous rajeunit.
La réalité est parfois plus pitoyable que la plus dramatique des fictions.
Les plaintes de la souffrance sont à l'origine du langage.
Clin d'oeil benoît vaut mieux que regard soupçonneux.
L'un des grands avantages de vieillir est de se sentir de moins en moins coupable.
Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques.
Penser, aimer ! Puis agir suivant sa pensée et suivant son amour. Toute la vie est là.
Peste soit de ces gens qui ne savent pas se priver de l'essentiel pour se payer le superflu.
La tâche est plus belle où le risque est plus grand.
Le fait de comprendre une doctrine ne constitue pas une raison suffisante pour la croire vraie.
Si l'image pouvait guérir par la seule diffusion des horreurs qu'elle enregistre, il n'y aurait plus d'accidents de la route depuis longtemps.
Tu ne peux retourner dans le ventre de ta mère pour en ressortir avec un autre nom, mais tu peux te replonger dans la femme qui t'accueille avec amour, pour puiser en elle la lumière qui te manque.
C'est une extraordinaire chose que le théâtre. Des gens comme vous et moi s'assemblent le soir dans une salle pour voir feindre par d'autres des passions qu'eux n'ont pas le droit d'avoir - parce que les lois et les moeurs s'y opposent.
Certaines personnes, quand elles ne connaissent pas, il est impossible de leur apprendre.
L'instruction est le seul moyen de libération.
La femme a été constituée par Dieu la garde-malade de l'homme. Son dévouement ne surmonte pas le dégoût : il l'ignore.
Le public, c'est le suffrage universel en art.
On a de tout avec l'argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
Il faut rendre à César ce qui est à cézigue.
Les livres peuvent se diviser en deux groupes : les livres du moment et les livres de toujours.
Je ne tiens pas pour sage celui qui ne veut ajouter foi aux merveilles de ce monde comme sont les fées.
Tous les gueux se réconcilient à la gamelle.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
On veut haïr et on veut aimer, amis on aime encore quand on hait, et on hait encore quand on aime.
Etre éditeur, c'est avant tout savoir dire non.
Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
Triste, on hait le joyeux ; folâtre, on hait le triste.
Touriste - Terme employé avec une nuance de dédain, parfois d'agacement, par le touriste pour désigner d'autres touristes.
Mon dieu est le dieu des marcheurs. Si vous marchez assez longtemps vous n'avez probablement besoin d'aucun autre dieu.
Il n'y a rien de pire que la haine de l'intellectuel.
J'ai reconnu ce que j'avais recherché, comme si les secrets de la ville m'avaient éclairé.
Voilà bien les Français, ils tournent à tout vent.
La tristesse va et vient comme les saisons.
Qu'il est facile de faire des contes !
Vivre sa vie, c'est souvent gâcher la vie des autres.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] ► Lire la suite
Ver luisant tu luis à minuit,Tu t'allumes sous les étoilesEt, quand tout dort, tu t'introduisDans la lune et ronge sa moelle.La lune, nid des vers luisants,Dans le ciel continue sa route.Elle sème sur les enfants,Sur tous les beaux enfants dormant,Rêve sur rêve, goutte à goutte.