L'homme est prêt à croire à tout, pourvu qu'on le lui dise avec mystère. Qui veut être cru, doit parler bas.
Rien ne devrait recevoir un nom, de peur que ce nom même ne le transforme.
J'ai connu beaucoup d'hommes qui, si on leur avait demandé ce qu'ils pensent de l'Evangile, se seraient contentés de répondre : c'est ingénieux.
Les ennuis d'amour ont cela de bon que ils n'ennuient jamais.
Boire peu pour boire longtemps.
Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
Instruire un sot, c'est recoller des tessons.
Quel travail que la vie : même les bêtises, il faut les faire !
Les oeuvres qui ne survivent pas n'ont pas vécu.
Quand une institution démarre, ceux qui la composent se demandent ce qu'ils peuvent faire pour elle ; puis ce qu'elle peut faire pour eux.
Il n'y a pas de répression de l'espoir ; à moins de l'étouffer soi-même.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
La prétendue impuissance d'aimer n'est souvent que l'impuissance d'être aimé.
Heureux celui qui s'appuie sur des années sagement remplies.
Faites confiance à l'intelligence des hommes, il y a beaucoup de choses qu'ils n'arrivent pas à comprendre.
L'homme forme un tout, à moins que son prochain n'en décide autrement.
Les uns aimeraient bien comprendre ce à quoi ils croient, les autres croire à ce qu'ils comprennent.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Les hommes écrivent pour se consoler des autres ; les femmes écrivent pour se consoler d'elles-mêmes.
A vingt ans, on ne sait pas écouter entre les mots.
Ce qu'on appelle aujourd'hui un chef, c'est un ambitieux doublé d'un fanatique.
Courez après l'amour, c'est lui qui vous attrape...
La mémoire, ce fléau des malheureux.
On ne veut jamais que son destin.
L'autre : argument irréfutable pour rester humain.
La postérité peut se tromper aussi bien que n'importe qui.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
Ce qui échappe toujours ne paraît-il pas éternel ?
Le plus terrible, ce n'est pas le chagrin, c'est la diligence qu'on met à l'oublier.
Il y a des choses qui se comprennent sans paroles, pas vrai ? Les yeux suffisent.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
L'homme vient au monde dans les pleurs et les cris, il le quitte dans le vacarme.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Le bogue du rêve, c'est de ne pas pouvoir s'éveiller pour de vrai.
C'est le style qui crée réellement de la pensée.
On voit deux seaux Dans puits monter et descendre ; Quand l'un revient plein, L'autre doit y retourner.
La morale, avec de l'argent, ça se change.
C'est à Paris que la providence est plus grande qu'ailleurs.
Tous les hommes ont l'air ridicules en chaussettes noires et pantoufles.
Si les voeux étaient des poissons, nous lancerions tous des filets.
Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort.
Les américains ont une maladie grave - pire que le SIDA : Le complexe du gagnant.
Sous ce régime le peuple doit nécessairement souffrir : la raison en est que le système des services publics, outre qu'il trouble le nivellement des valeurs, ce qui est injustice, amène aussi une déperdition fatale de richesse, ce qui est [...] ► Lire la suite
Prince, aux dames ParisiennesDe beau parler donnez le prix;Quoi qu'on die d'ItaliennesIl n'est bon bec que de Paris.
Quelque regretté qu'il soit, et par tous les artistes et par tous ceux qui l'ont connu, il nous est peut-être permis de douter que le moment soit déjà venu, où, apprécié à sa juste valeur, celui dont la perte nous est si particulièrement sensible, occupe le haut rang que lui réserve probablement l'avenir.
Pour moi la société est une menace, dès qu'on vous demande de rentrer dans le rang, vous perdez l'essentiel de vous-même.
Les hommes judicieux prévoient à certains indices les dangers, et les évitent.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
La musique est un excellent moyen de conjuguer des idées.
Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi ?