La vache herbivore, ruminant comme chacun sait, a été rendue folle par une alimentation de carnivore. Cette apothéose de l'absurde a été scientifiquement établie et constitue l'un des fleurons de l'ignorance ou du cynisme au service de l'avidité.
Je ne travaille pas avec l'inspiration. L'inspiration est pour les amateurs. Je me mets juste au travail.
Chacun d'entre nous est ce qu'il est mais aussi ce qu'il fait.
Une pierre,si j'en suis une,que ce soit cette pierre active qui moud le grain accouplée à la meule jumelle.
Si Dieu avait voulu que nous marchions, pourquoi nous a-t-il donné des pieds qui s'adaptent aux pédales de voiture ?
Chaque fois qu'on voit sur mon carnet un chiffre en haut d'une page, on en déduit que ce fut l'heure où j'accomplissais un crime !
Mon public est très vaste, il va du bourgeois à l'intellectuel ou au travailleur. C'est comme le public de Bobino, un public idéal, un éventail absolu du public français...
S'il n'y avait pas quelque chose qui s'appelle jouer, ils hospitaliseraient probablement des gens comme moi.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
Quand vous avez Dieu, vous avez un ami. Et cet ami, c'est vous.
Il y a une âme de bonté dans les choses mauvaises, les hommes la distilleraient-ils avec observation.
Ce que nous faisons dans notre groupe est à l'opposé des effets néfastes de la mondialisation. Nous produisons en Italie et en France et nous vendons en Chine, alors que d'habitude c'est l'inverse.
Nous ne laisserons pas cette nation à la merci de YouTube et Facebook.
Je ne diffère des morts que par la faculté de suffoquer quelques moments de plus ; leur existence en un sens me paraît plus assurée que la mienne.
Je pleurai à l'idée que la vie fût si simple, et serait si facile si nous étions nous-mêmes assez simples pour l'accepter.
Tant que j'continuerai à reculer pour compter mes pas, le pire, c'est d'capter qu'c'est même pas qu'on t'aimait pas, c'est juste qu'on t'ignorait
Cristiano est sans aucun doute meilleur que Messi. Il est plus qu'un joueur complet.
Cela me soulage de parfois savoir que je peux exister sans avoir comme référence mon père.
Il s'avère que j'aime vraiment être félicité sur ma perte de poids. J'aime tellement ça que c'est tragique.
J'ai une admiration sans borne pour Neil Young, sa carrière est exemplaire. Il a tout fait, tout essayé. Il n'a jamais donné aux gens ce qu'ils attendaient. J'aimerais vieillir comme lui. Je voudrais être considéré comme un songwriter, pas juste comme le leader de Nirvana.
Ce serait chouette d'être assis sur une chaise et de jouer de la guitare acoustique comme Johnny Cash ou Leadbelly. Qu'on pense à moi comme à un chanteur-compositeur, plutôt que comme un rocker.
Les gens me demandent pourquoi je porte des voiles. Je réponds que je suis en deuil. Pourquoi ? Et bien je suppose que quelque chose de merdique doit se passer quelque part.
Avec Jennifer Lopez, je me sentais misérable et vulgaire.
La musique devient un luxe. Les disques se vendent dans des magasins de fringues, parce que ça fait chic.
Peut-être enfin que le rire n'est pas une création de Dieu, mais Dieu une création du rire ?
Ce que vous êtes, ce que vous faites, dans une certaine mesure, c'est la France qui le fait ici.
Etre nu, c'est être sans parole.
Ce n'est pas à coups de bâton que l'homme devient homme.
Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
Drôle d'époque où recenser les sujets de préoccupation de ses contemporains revient à ressasser un chapelet de lieux communs.
Tout souvenir perdu est un appauvrissement.
Une justice sans morale devient injustice ; de même qu'une morale et une justice qui ne font pas référence à Dieu dégradent l'homme, parce qu'elles le privent de sa mesure la plus exigeante, de ses possibilités les plus hautes, en lui barrant le regard sur l'infini et l'éternel.
Tous les hommes ont un père : il faut bien comprendre cela, qui n'est pas une évidence.
Jeux de mots... Jeux de vilains !
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
Il ne faut jamais aller au-devant des choses qu'on redoute.
Le changement de modes est l'impôt que l'industrie du pauvre met sur la vanité du riche.
Rien de plus difficile que de n'être pas soi-même ou que de ne l'être que jusqu'où l'on veut.
Celui qui sait avouer peut oublier.
Le remords des mauvaises actions qui ont bien réussi n'a jamais étouffé grand monde.
La vie se venge bien de ceux qui veulent la vaincre.
Le bonheur, c'est comme la mort, il faut y être passé pour en parler.
Nul homme ne peut justement en censurer ou en condamner un autre, car, à la vérité, nul homme n'en connaît vraiment un autre.
En amour, les étreintes les plus serrées ne font que révéler l'insaisissable au plus profond.
Dieu nous visite, mais, la plupart du temps, nous ne sommes pas chez nous.
Nous peuplons souvent notre vie de plus de problèmes qu'il n'y en a en réalité.
Ne vous fiez pas à l'ami réconcilié, car les bons offices n'effacent pas les anciens griefs.
Ce qu'on appelait autrefois l'âge mûr tend à disparaître. On reste jeune très longtemps, puis on devient gâteux.
Toute supériorité est un exil.
Celui-là t'aime bien qui te fait pleurer.