Le génie, c'est quand ça va si vite qu'on ne sait pas comment c'est fait.
Ne rien faire est à la portée de chacun.
L'univers de chacun est universel.
Quand on a tout à craindre, on ne doit craindre rien.
L'application de la fécondité artificielle panachée à l'art vétérinaire est d'une importance qui n'échappera à personne. Le produit incestueux de la carpe et du lapin cessera donc enfin d'être un mythe.
Choisir son temps, c'est l'épargner.
Un Shakespeare, un Newton, un Franklin, etc. Pourquoi sont-ils si peu nombreux, s'il est égal à Dieu de créer un génie ou un crétin ?
Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons.
L'oeuvre est plus que la formule.
Ceux qui ne se rétractent jamais s'aiment plus que la vérité.
L'argent n'a pas d'odeur d'où il vienne.
Vouloir un corps, c'est épouser un avenir.
Devant les lézardes, ils ont tendu les grandes idées.
Dès l'instant que l'on s'approprie le pouvoir, on devient impuissant.
Mon orgueil a été brisé, carrière et coeur, il ne m'a pas donné ma chance parce qu'il n'a jamais cru en moi.
Un réécrivain est une machine qui reformule une phrase ou un paragraphe en modifiant la séquence de mots, en utilisant d'autres mots pertinents ou en ajoutant un contexte supplémentaire.
Je n'ai jamais vu personne faire à propos ce qu'il devait faire.
Il est vraisemblable qu'il survienne des choses qui ne sont pas vraisemblables.
Il est certain que la conviction se trouve infiniment renforcée dès l'instant où une autre âme accepte de la partager.
Le plus grand intellectuel du monde, même pour les courses il se fait une liste.
On arrive toujours, en travaillant, à une douce aisance.
Dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
- Pourquoi, pendant l'été, n'amassais-tu pas, toi aussi des provisions ?- Je n'en avais pas le temps, répondit la cigale : je chantais mélodieusement.Les fourmis lui rirent au nez:- Eh bien ! dirent-elles, si tu chantais en été, danse en hiver.
Contre l'injustice il n'y a pas de prescription.
Qui suis-je ? A 98 ans, je cherche encore. Je sais que j'ai fait des erreurs et j'ai ma part de regrets. Mais dans l'ensemble, la vie a été bonne pour moi. Comme on dit en yiddish, Ce pourrait être un verset.
La Seine charriait des nappes grumeleuses qui s'arrêtaient aux piles des ponts et se dissolvaient en firmaments.
Les grosses araignées du matin, que l'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leur toile dans tous les coins.
Je marchais dans la ville. J'allais vadrouillant, réceptif aux déclics. Comme une chienne de vie, je poussais devant moi le poids d'une civilisation. Que je n'avais pas demandée. Dont j'étais fier. Et qui me faisait étranger dans cette ville d'où j'étais issu.
Un sandwich, disait mon frère Nagib. Tu coupes un pain en deux dans le sens de la longueur et tu mets maman entre les deux tranches. Haha ! Evidemment, ce serait un peu maigre. Il faudrait y ajouter une plaquette de beurre. Haha !
Quand je commence à deviner que ma bourgeoise en sait trop et se méfie, je reste peinard et sa mauvaise humeur passe.
L'inscription que je graverais sur ma tombe ? "J'ai essayé d'y échapper mais je n'y suis pas arrivé."
Mes critiques pensent que je ne suis pas sérieux mais seulement amusant.
ien loin de se faire un crime de l'ambition, on s'en fait souvent une vertu ; ou si elle passe pour un vice, on la regarde comme le vice des grandes âmes, et l'on aime mieux les vices des grands que les vertus des petits.
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.
J'suis pas heureux mais j'en ai l'airJ'ai perdu le sens de l'humourDepuis qu'j'ai le sens des affairesJ'ai réussi et j'en suis fierAu fond je n'ai qu'un seul regretJ'fais pas c'que j'aurais voulu faire...
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Il faut nourrir l'espérance.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
Les prêtres ont reçu la clé de l'alphabet et la mission de la transmettre. Malheureusement, ils l'ont perdue en chemin.
Il faut abandonner l'idée reçue que nous avons d'une société d'abondance comme d'une société dans laquelle tous les besoins matériels (et culturels) sont aisément satisfaits, car cette idée fait abstraction de toute logique sociale.
À douze ans, j'avais une attitude envers la vie qui devait durer, qui devait me faire rechercher les domaines de la vie qui la maintiendraient vivante, qui devait me rendre sceptique sur tout en cherchant tout, tolérant sur tout et pourtant critique.
Ceux qui se taisent sont responsables.
La neige m'inspire toujours autant d'admiration. Considérez un seul petit flocon de neige, si délicat, si fragile, si éthéré. Et pourtant, qu'un milliard d'entre eux se rassemblent grâce à la force majestueuse de la nature, ils peuvent foutre en l'air toute une ville.
Les grands hommes se lassent du contentement.
J'ai eu des problèmes parce que les Français n'aiment pas que les gens aient du succès, ils n'aiment pas le numéro un.
Les gens veulent être amusés, pas prêchés, vous savez. La morale ne se vend pas de nos jours.
Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu'apitoyé par leur sottise.
Un mot sérieux est aussi bon qu'un discours.
Après qu'il y ait de grands troubles parmi l'humanité, un plus grand est préparé. Le grand moteur de l'univers renouvellera le temps, la pluie, le sang, la soif, la famine, les armes d'acier et la maladie. Dans les cieux, un feu vu.