Je rêve de faire les Vieilles charrues.
Acheter un chemisier et une jupe assortis dans le même magasin est un crime. Un savant mélange de chic et de bon marché touche le gros lot. Savoir comment mélanger les styles et les étiquettes.
Quand j'avais environ douze ans, je pensais que je devais être un génie, mais que personne n'avait remarqué. Si un génie existe, je le suis, et s'il n'y en a pas, je m'en fiche.
L'humour a toujours été un mécanisme d'autodéfense pour moi.
Je n'ai pas envie de véhiculer les horreurs.
J'ai une énergie qui me dévore.
Vous devez aimer ce que vous faites, et vous devez en avoir besoin comme si vous aviez besoin d'air. Et il n'y a rien d'autre qui me donnerait le même degré de satisfaction que d'être acteur, c'est pourquoi je ne peux pas m'en éloigner.
Mon poids fluctue constamment - je ne prends pas vraiment soin de moi.
Je ne révolutionne jamais. J'évolue. Souvent imperceptiblement.
Pourquoi les gens ont peur de vieillir? Vous vous sentez plus sage. Vous vous sentez plus mature. Vous sentez que vous vous connaissez mieux. Vous négocierez cela pour une peau plus douce? Pas moi!
J'aimerais qu'on retienne Jamais content. Je trouvais ça génial, revendicatif. Du rap avant l'heure. Mais Allô maman bobo, ça a fait plaisir à ma mère et puis ça m'a mis en couverture de L'Express
Je comprends que c'est difficile pour tout le monde, mais on ne peut pas céder aux émotions... nous devrons tirer des leçons de la crise actuelle et maintenant nous devrons travailler à la surmonter.
Je fais beaucoup de céramique.
Curieuse activité solitaire que celle d'écrire.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
Il y a dans ces planches une beauté qui permet à tous, initiés ou non, d'entrer en contact avec différents univers.
Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours C'est la fenêtre sur la troisième cour C'est le cri des voisines plein les oreilles Et les heures de mauvais sommeil.
Ce qui fait l'attrait de la bande ? S'y dissoudre avec la sensation de s'y affirmer.
Si Dieu n'avait pas besoin de vous là où vous êtes, Il ne vous y aurait pas placé.
Quelle vilaine manie de croire que les aveugles sont sourds. Comme si à la distribution des malheurs on aurait tort de se priver.
Le mien vaut mieux que le nôtre.
Si on ne se mêlait que de ce qui nous regarde, il n'y aurait plus de conversation possible.
Le genre humain vit grâce à quelques hommes.
Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas.
Nous émettons une idée sur toute chose avec une ignorance merveilleuse.
Je n'ai jamais été capable de grands sentiments : ils me font rire.
Rien, quand on vit dedans, n'est jamais poétique.
Dans chaque Français, il y a un sceptique qui ne dort jamais que d'un demi-oeil.
Un roman commence par un coup de dés.
La gloire suit ordinairement ceux qui la fuient.
Il faut se faire aimer, car les hommes ne sont justes qu'envers ceux qu'ils aiment.
Nous n'avons ni la force ni les occasions d'exécuter tout le bien et tout le mal que nous projetons.
L'actualité est la même à toutes les dates.
L'éléphant ne se décompose pas en un jour.
Comme les sangsues, les journalistes vivent de celui des autres...
J'aime les amants de VéroneLes spaghettis, le minestroneEt les filles de NapoliTurin, Rome et ses tifosiEt la Jocond' De VinciQui se trouve, hélas, à ParisMes yeux délavés par les pluiesDe nos automn's et l'ennuiEt par vos brumes silencieusesJ'avais bien l'humeur voyageuseMais de raccourcis en détours.
S'il faut que Dieu nous aime, et que Dieu est tout - il faut aussi que nous ne soyons rien.
Dieu ne m'a jamais abandonnée et ne m'abandonnera jamais.
Le don le plus nécessaire, c'est la raison.
Je parle ici, comme Algérien devenu français un moment donné, ayant perdu sa citoyenneté française, et l'ayant retrouvée. Parmi toutes les richesses culturelles que j'ai reçues, que j'ai héritées, ma culture algérienne est parmi celles qui m'ont le plus fortement soutenu.
On ne restait jamais à la maison dans la journée. Jamais. Et on courait partout. C'était fantastique, une telle liberté. C'est triste que les enfants ne grandissent plus de cette manière.
« Lutteur ou acteur ? » Je ne pouvais m'empêcher de rire. Jamais je n'avais voulu devenir un véritable lutteur. La lutte m'était nécessaire sur le plan émotionnel, c'était une manière pour moi de conquérir le chandail frappé du grand L cramoisi. Moi, je voulais être acteur.
Avez-vous la monnaie de ma pièce ? Personne au monde ne peut avoir la monnaie de ma pièce.
Quand les sirènes d'alarme se déclenchaient,il fallait s'allonger par terre sous les bureaux, ne plus bouger d'un millimètre, se taire. Comme si ça pouvait vous sauver des bombes. Mais une menace d'anéantissement, ça vous fiche la trouille.
Ce bercement régulier, modéré, majestueux, ce ne pouvait être que celui, légendaire, qui saisit les navires pendant la traversée de l'Atlantique équatorial. c'était le mouvement des alizés, de ces vents magiciens qui arrachent à la crête de chaque vague un vol de poissons ailés.
Eh bien ? Parce qu'ils n'adorent pas l'or et l'argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes ? N'est-ce pas plutôt le contraire ?
Si les idiots de la presse ont eu vent de l'incident, cela va faire du vilain, je ne te dis que ça. Il y aura des larmes et des grincements de dents, des ruines et de la «casse».
La table s'endormit,La conversation l'ennuyait.
Mais le vent, c'est nous. Il recueille et se rappelle toutes nos voix et il les reproduit, il les fait parler, raconter, à travers les feuilles et les champs - j'ai entendu papa aussi clair que le jour.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.