Nous le peuple français, depuis toujours nous voulons l'économie libre. Nous pensons même, pour la majorité d'entre nous, que si nous fichions la paix à l'entreprise, les choses iraient mieux.
Il faut se résigner à n'avoir qu'une pensée d'homme, à mesurer l'univers avec ce millimètre.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
Vous pouvez savoir qui vous engendra, mais sans une révélation divine, comment pourriez-vous savoir qui vous a conçu ? Vous croyez être né d'un acte,vous êtes né d'une pensée. Toute génération est surnaturelle.
Toute critique est critique de l'oeuvre et critique de soi-même ; pour reprendre un jeu de mot de Claudel, elle est connaissance de l'autre et co-naissance de soi-même au monde.
Aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n'a jamais été achevé.
Je vois toujours où je n'ai pas fait les choses de la bonne façon. Je ne vois que le gros du travail. C'est un peu de ma sagesse, si vous voulez l'appeler ainsi.
Les seules conquêtes qui soient permanentes et sans regrets sont nos conquêtes sur nous-mêmes.
Chaque pot doit reposer sur son propre fond.
Les grands gagnants sont motivés non pas tant par la poursuite du succès que par la peur de l'échec.
Sans aller jusqu'à ce que je pense être ma limite. Je dis toujours que mon idéal est d'obtenir la pole avec le minimum d'effort et de gagner la course à la vitesse la plus lente possible.
À chaque étape du processus, j'ai mis un point d'honneur à sous-promettre et à sur-livrer. À long terme, c'est le seul moyen d'assurer la sécurité de n'importe quel travail.
En affaires pour vous-même, mais pas par vous-même.
À 19 ans, j'ai lu un livre [L'Investisseur Intelligent] et ce que je fais aujourd'hui, à 76 ans, consiste à faire passer les choses par le même processus de réflexion que j'ai appris dans le livre que j'ai lu à 19 ans.
Il n'y a rien de l'extérieur qui puisse nous lécher.
Vos actions, et vos actions seules, déterminent votre valeur.
Entrer en scène, c'est comme se jeter dans le vide du haut de la tour Montparnasse. Certains diront que, vu ma taille, il me suffirait de sauter du haut d'un trottoir mais ce ne sont, évidemment, que de mauvaises langues.
C'est l'échec qui vous donne la bonne perspective sur le succès.
L'immense faute morale des antivax est de saper ce qu'est la solidité d'une nation.
L'opinion, souveraine maîtresse des effets.
L'ambition n'a jamais de fin.
J'ai toujours soutenu des mesures et des principes et non des hommes.
Qui connaît sa folie a du moins l'avantage de pouvoir s'amender et redevenir sage.
Aucune somme d'argent ne me ferait décider de ma carrière.
Je ne juge pas les gens en fonction de leur orientation sexuelle ou de la couleur de leur peau, alors je trouve très difficile d'identifier quelqu'un en disant qu'il s'agit d'une personne homosexuelle, noire ou juive.
Le scalpel ne vous rendra pas heureux.
Je garde toujours les mêmes recettes pour impressionner mes amis, et je fais toujours deux ou trois choses, alors ils pensent que je peux cuisiner. Mais je ne sais pas comment cuisiner autre chose.
Je fais confiance à la plupart des gens. Pas les producteurs.
Aujourd'hui, nos dirigeants sont tous des managers.
Je pense que je suis bon dans tou ce qui est langage corporel, combat, et les trucs comme ça. C'est juste naturel pour moi, peut-être parce que j'aime le sport.
Je divise mal mon temps.
Jeune, jamais je n'aurais imaginé être vivante en 2000.
Jean fait la course à l'Oscar, je ne vais pas lui demander de faire les courses.
Hollande est un homme intelligent.
Les opposants de l'avant-veille, les irréductibles de la veille, les anciens Wafdistes comme les Frères musulmans, tous se rallient. L'Égypte entière fait corps avec Nasser. Le succès d'une idée est devenu le triomphe d'un homme.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
La guerre civile, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude.
Quand je clame mon envie de rester en France alors qu'on me voit partir sur les tournages du Scorsese et du Clooney, je suis sûr que certains pensent que c'est de la démagogie.
Aidez l'Etat à arrondir ses fins de mois : mensualisez vos impôts !
Les critiques dramatiques sont aussi creux qu'il est possible de l'être sans s'écrouler physiquement.
Beaucoup de gens croient avoir le goût classique qui n'ont que le goût bourgeois.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
Politique : art de promettre, de ne pas tenir et de réussir quand même.
Mourir d'amour est tellement autre chose que mourir.
Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.
Le nombre des écrivains est déjà innombrable et ira toujours croissant, parce que c'est le seule métier, avec l'art de gouverner, qu'on ose faire sans l'avoir appris.
Les malheureux ont toujours tort.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Les femmes extrêmement belles étonnent moins le second jour.
À distance, les maux divertissent leur homme.