Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ils ne les aiment jamais.
Un artiste, en créant un monde neuf, sauve à la fois lui-même et les autres.
J'exige des excuses aussi plates que mes... et merde...
Penser par clichés est quelquefois développé à un degré prodigieux et sans doute pathologique.
Il n'y a pas de pays au monde, sauf ceux qu'afflige encore l'esclavage, où la théorie de Smith, - la doctrine du laissez-faire, laissez-passer, - soit moins pratiquée qu'en Angleterre, et où l'homme soit devenu pour l'homme un objet d'exploitation plus systématique.
Vous caresserez encore l'infâme d'une main, et l'égratignerez de l'autre.
On fait le délicat dans les jours de bonheur.
On ne croit jamais à l'innocence de ceux qui fourrent leur nez partout et ne savent jamais tenir leur langue.
Parce que j'étais joyeux sur la landeEt que je souriais dans la neige de l'hiver,Ils m'ont vêtu d'habits de deuil,Ils m'ont appris à chanter en me plaignant.
Seuls les conservateurs ne rêvent pas.
On m'expose malgré moi et ça, c'est insupportable.
Notre but, c'est la liberté de l'homme.
Je me sentais toujours coupable. Toute ma vie.
Si les écrivains ne lisaient pas et si les lecteurs n'écrivaient pas, les affaires de la littérature marcheraient infiniment mieux.
Si les gens ne veulent plus d'enfants, c'est qu'ils ne veulent plus d'adolescents.
Si seulement on pouvait s'entraîner en prévision des naufrages et s'arranger pour qu'ils se produisent quand on est dans une forme parfaite, il y aurait moins de noyades en mer.
Les critiques sont généralement des gens qui auraient été poètes, historiens, biographes, s'ils avaient pu ; ils ont essayé leurs talents d'une façon ou d'une autre, et n'ont pas réussi ; en conséquence, ils se sont faits critiques.
Ce ne sont jamais les questions qui sont indiscrètes, mais les réponses quelquefois.
Les courtisans sont toujours plats. Les courtisanes ne le sont jamais.
Loin de l'empereur, on a plus de liberté.
Faire de ses rêveries des pensées.
Conseils aux centenaires: dépêchez-vous.
Préparez-vous, par des travaux volontaires, à supporter les fatigues quand il en sera besoin.
Le chaos de l'épreuve en nous dépouillant, nous permet de découvrir la face cachée de notre vie.
Il faut chercher en chaque chose sa simplicité.
Elle avait tout, comme on dit. Comme les imbéciles disent.
L'amour-propre offensé ne raisonne pas.
Est-ce qu'en étant au monde, je ne prends pas la place de quelqu'un ?
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Amour a de coutume d'entremêler ses plaisirs d'amertume.
Mon océan s'arrache à mon vieil océan.Vautour après vautour, mon ciel se désaltère.Mon verbe cesse d'être un verbe en se créant.Le miracle et l'horreur sont toujours solidaires.
Les gens doivent s'identifier à quelque chose pour montrer qu'ils ont atteint un certain objectif. Quoi qu'il en soit, en Russie, c'est fait avec des médailles. Vous portez toutes ces médailles pour montrer qui vous êtes.
Vous pensez que les révolutions se font avec de l'eau de rose ?
Je pense que c'est toujours mieux d'être qui vous êtes.
Grâce à l'humour, vous pouvez adoucir certains des pires effets de la vie. Et une fois que vous avez trouvé le rire, même si votre situation est douloureuse, vous pouvez y survivre.
Je ne collerai pas à la mode.
Les caricatures les plus injurieuses de la Révolution ne seraient pas publiées aujourd'hui.
Le lâche a moins d'affronts à dévorer que l'ambitieux.
Toutes les religions se ressemblent par la quête.
Il est difficile de promettre, mais facile de tenir.
Pour vivre, laissez vivre.
Les bistrots sont les confessionnaux du diable.
Quand Pinocchio meurt, ça brûle bien...
Le poète n'a pas d'âge. Il naît.
Ton public n'est ni le public des livres, ni celui des spectacles, ni celui des expositions, ni celui des concerts. Tu n'as à satisfaire ni le goût littéraire, ni le théâtral, ni le pictural, ni le musical.
Je ne vois pas les gens comme des groupes, je les vois comme des individus.
L'idéal, sans doute, varie, mais ses ennemis, hélas, sont toujours les mêmes.
Vous ne pouvez pas innover en copiant.
Nous dormons jusqu'à ce que nous aimions.
Pour jouir de la liberté, nous devons nous contrôler.