Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
La forme la plus élevée de la vie animale est la girafe.
Si je dors je dors pour moi ; si je travaille, je ne sais pour qui ce sera.
Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.
Toutes les femmes tournent avec obstination autour de ce qui doit les brûler.
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
On peut dire tout le mal qu'on veut d'une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
Il y a des gens si remplis d'eux-mêmes, que, lorsqu'ils sont amoureux, ils trouvent moyen d'être occupés de leur passion sans l'être de la personne qu'ils aiment.
Il y a des écrivains chez lesquels la pensée semble une moisissure du cerveau
Le penchant de l'homme à considérer de petites choses comme importantes en a déjà produit des grandes.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Dis-moi ce que tu tais, je te dirai qui tu es.
On prend son mal où on le trouve.
Le talent est bien souvent le génie découragé.
L'auteur écrit une pièce, les acteurs en jouent une autre et le public en comprend une troisième.
Toute pensée efface un rêve.
Tout a déjà été découvert ; il n'y a que dans les régions de la banalité qu'il reste des terres vierges.
L'enfance est toujours si près, si nécessaire et tonifiante quand on l'a quittée.
En amour, lorsqu'on désire sa liberté, c'est pour l'aliéner en d'autres mains.
Il faut avoir l'air d'être efficace en Amérique pour ne pas trop se distinguer.
Le patriotisme, c'est l'esclavage.
Mouton isolé est en danger.
Le bon sens réunit tout d'abord la majorité... mais contre lui.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Espérer ne suffit plus à qui cesse d'aimer.
Quel que soit le sexe, chacun a ses emmerdes.
Un écrivain ne doit pas chercher à être incohérent et anormal. Souvent il l'est déjà suffisamment sans s'en douter.
Les rêves du poète se réalisent toujours pour la simple raison qu'ils ne sont pas des rêves mais de clairs regards jetés sur la réalité du monde.
Le vrai, le beau, le bon, d'où qu'ils viennent, sont le trésor de l'humanité.
Faut pas se suicider. Il paraît que c'est pas mieux de l'autre bord.
Il y a tant de peines pour ceux qui tuent ; pourquoi n'y en a-t-il pas pour ceux qui humilient ?
À quoi sert d'avoir des idées, si ce n'est accompagné d'Alleluias ?
Bien vieillir, en littérature, c'est ce qu'il y a de plus difficile.
Les idées n'ont pas d'odeur.
Génie : inutile de l'admirer c'est une névrose !
De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
Les mythes sont notamment des simplifications tellement portées à l'extrême qu'elles ouvrent sur l'infini.
La plupart des grands capitaines sont devenus tels par degrés.
Tous les hommes sont imparfaits et le plus accompli, c'est celui qui a le moins de défaut.
La crainte cherche le mal pour s'en affliger avant qu'il ne soit arrivé ; elle ne s'entretient que d'illusions et de fantômes.
Si d'une discussion pouvait sortir la moindre vérité, on discuterait moins.
Le Français resale ses plats avant de les goûter. C'est pour se venger de la gabelle.
Bruits : Quand les arbres ne sont pas arrosés, ils donnent des bruits secs.
Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.
Ma théorie est que les hommes aiment avec leurs yeux, les femmes avec leurs oreilles.
- Dans le mot VOLCAN, y a CAN, ça veut dire qu'on ne sait jamais CAN ça VOL.- CAN ça VOL !- Quand ça va voler.- Ah...- C'est bien foutu les mots.
Dans un monde de surplus, de pléthore, de biens matériels mal répartis, le seul bien unique, c'est justement l'amour entre les êtres.
L'amour est une expérience personnelle qu'il nous appartient de réaliser par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Quoi ! la concurrence anarchique désole actuellement la société ; et il nous faut attendre, pour guérir de cette maladie, que, sur la foi de votre livre, tous les hommes de la terre, Français, Anglais, Chinois, Japonais, Cafres, Hottentots, Lapons, [...] ► Lire la suite
Sous ce régime le peuple doit nécessairement souffrir : la raison en est que le système des services publics, outre qu'il trouble le nivellement des valeurs, ce qui est injustice, amène aussi une déperdition fatale de richesse, ce qui est [...] ► Lire la suite