Tout événement procède de causes, il n'y a donc lieu d'accuser aucune divinité ni de récriminer contre ce qui est et qui ne pourrait pas ne pas être.
N'interroge pas les années que tu as vécues mais l'instant dont tu profites.
La vie ressemble à la maladie en ce qu'elle procède par crises et usure progressive, comme elle comporte aussi ses améliorations et aggravations quotidiennes. Mais, à la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle.
Pour adorer Dieu, il faut devenir Dieu.
Par définition, l'adolescent c'est l'être bouleversé, déboussolé par excellence.
La grandeur est partout, mais surtout dans la sottise.
C'est une manie, chez ceux qui louangent les grands disparus, de semer des références à leur propre talent et de s'applaudir eux-mêmes.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
Il n'y a pas d'amour malheureux : on ne possède que ce qu'on ne possède pas. Il n'y a pas d'amour heureux : ce qu'on possède, on ne le possède plus.
Il n'y a pas d'autre drame dans la vie d'un être que celui de l'instant, se répétant sans fin, de sa première perte de pureté...
La pitié blesse un coeur ambitieux.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.
Deux questions nous tourmentent : la question de l'origine, du commencement et la question de l'issue dernière. Tout le reste n'est que remplissage et façon de passer le temps.
Tout reste fondé sur le défi et la révolte. Le "donné" est, et sera toujours humainement inacceptable.
Je ne supportais pas l'idée de ces forêts rasées pour nourrir ce fantastique gaspillage de matière imprimée, dont une part infime sera lue, dont une part encore plus minuscule vaut la peine d'être lue.
Le point faible de la tactique de la méditation est que de nombreuses questions restent sans réponse.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Le destin de l'individu est lié à celui du pays tout entier.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
Vous ne connaissez rien d'une femme avant de l'avoir rencontrée devant un tribunal.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
Au commandement était le verbe : c'était déjà mal parti.
Les wagons du funiculaire sont construits selon une obliquité similaire à celle du chapeau d'un homme qui ne veut pas être reconnu.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
L'amitié est "réduite aux acquêts", elle va généralement croissant, ce qui n'est pas toujours le cas pour l'amour.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
Je fais la Guerre à l'Amour.
La superstition est le fond de la religion, la seule vraie, celle qui survit sous toutes les autres.
Il y a des choses que l'intelligence seule est capable de chercher, mais que par elle-même elle ne trouvera jamais. Ces choses, l'instinct seul les trouverait, mais il ne les cherchera jamais.
L'humour est une forme de révolte. C'est aussi un remède à la colère, à l'emportement ou à la déprime ; il humanise les rapports, facilite l'irrigation du cerveau, décontracte les nerfs...
Ami de notre bien, l'auteur de la nature a caché l'avenir d'une nuit obscure, Et rit de l'imprudent qui s'inquiète en vain et pour un mal douteux se fait un mal certain.
Ceux qui échappent aux misères de la pauvreté n'échappent pas à celles de l'orgueil.
Apparu, disparu, c'est toute l'histoire d'un homme, comme celle d'un monde et celle d'un infusoire.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Pour savoir ce qu'il y après la mort, il suffit de savoir ce qu'il y a avant la vie.
Perdu hier... une bonne occasion de me taire.
Contrôleur : employé de la SNCF dont la fonction est d'empêcher les passagers de mettre leurs pieds sur les banquettes.
Ce n'est pas parce qu'on fait partie d'un peuple martyrisé qu'on est pas aussi des hommes comme les autres.
La cornemuse sonne exactement de la même façon après dix ans de pratique que le premier jour où vous en avez joué.
Vous pouvez avoir les meilleures idées du monde, si vous n'êtes pas une force politique, vous n'êtes pas écouté.
Un petit rocher peut retenir une puissante vague.
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
Je suis libertineJe suis une catinJe suis si fragileQu'on me tienne la main.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
L'homophobie n'est pas condamnable parce qu'elle serait une critique de l'homosexualité, mais parce qu'elle exprime la haine des homosexuels.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù les manchots s'amusent dès le soleil levantEt jouent en nous montrantCe que c'est d'être vivant.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.