À l'instant où chacun de nous refuse de faire le mal, il fait reculer celui qui le commet.
Il y a aujourd'hui, en France, une tentation moraliste, militariste, occidentaliste qui ressemble à ce que fut le néoconservatisme aux États-Unis.
Aies souci de ton nom, car il te survivra plus que mille fortunes en or.
Le néopolar, c'est un peu comme le western spaghetti.
Madame : n'achetez plus de tissus écossais. Ecossez-les vous-mêmes !...
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
Science sans fiction n'est que ruine de l'âme.
Quand les adjectifs sortent du mot à la queue leu leu..., c'est que le mot vogue à sa perte.
La vie est une partie qu'il faut toujours perdre.
Emprunter ne vaut pas mieux que mendier.
Les choses mystérieuses ne s'expliquent que par des choses plus mystérieuses encore.
L'amour donne de l'esprit aux gens bêtes. C'est sans doute celui qu'il ôte aux gens d'esprit.
Faire la cour avant le mariage est un charmant prologue pour une pièce bien ennuyeuse.
Dans la légion, les hommes sont des hommes. Les chèvres en savent quelque chose.
La forme peut-être plus importante que la substance. Un glaçon peut faire effet de lentille et créer une flamme.
L'homme, ce n'est pas le triomphe de la mécanique ; c'est l'avènement de la liberté... savoir ressembler à Dieu : c'est cela la liberté.
Zèle, se dit d'un collaborateur dont on ne peut rien dire d'autre.
L'imaginaire met des robes longues à nos idées courtes.
L'esprit est d'en donner à ceux qui n'en ont pas.
Ce qui est important, ce n'est pas seulement de quoi, mais au nom de quoi un homme vit.
Quelque humilié que soit ton ennemi, sache qu'il est toujours à craindre.
Notre dieu est grand et l'argent est son prophète. Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière. Nous nous vantons d'avoir conquis la matière et nous oublions que c'est la matière qui a fait de nous ses esclaves.
Tous mes biens pour un peu de temps !
Il faut dire oui à notre temps.
Les pensées sont exemptes d'impôt.
Le juge sans reproche est la postérité.
Ce sont les faiblesses du coeur qui font les belles défaillances.
Ecarte Descartes et toutes les philosophies, Etudie les lois universelles de la vie.
Se plaindre de mourir, c'est se plaindre d'être homme.
Les départs devraient être soudains.
Un indien qui a la rougeole n'a pas l'air contagieux.
Le concret, c'est l'homme dans le monde.
La mode, c'est l'appât des barbons.
Qui pleure se console.
Négliger les petites choses sous prétexte qu'on voudrait en faire de grandes c'est l'excuse des lâches.
Le marxisme et le libéralisme classique sont des théories insuffisantes, parce qu'ils simplifient trop les faits et plus encore parce qu'ils méconnaissent la réalité humaine.
Un déplaisir extrême est toujours à la fin d'un extrême plaisir !
La peine, avec la liberté, trempe l'homme comme fer, et l'opulence fait des pourceaux.
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
Le Coryphée : - La justice protège ceux qui combattent pour elle.Le Roi : - Oui, si dès le début elle a été de votre côté.
En l'an mil, dans les régions forestières, le sol appartient aux plus riches habitants des collines, mais est travaillé par ceux que la misère a chassés.
Le cadre est le maquereau de la peinture
Je crains moins le feu que les dispositions du peuple.
Selon les ordres de monsieur le marquis, commença le piqueux, je viens frapper à ma brisée de onze heures. Le cerf est lancé aussitôt.
- J'ai été enfant, moi aussi.- Pas vrai ! Jamais ! Tu as menti ! Quand on a été enfant, on le reste.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
C'était alors une bousculade, une défilade rapide d'ombres fuyantes devant nos réseaux de fils de fer; une déroute de godillots, de rires, de chutes.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
L'homme marche devant lui comme l'eau coule.
Ce que la vie et la société exigent de chacun de nous, c'est une attention constamment en éveil, qui discerne les contours de la situation présente, c'est aussi une certaine élasticité du corps et de l'esprit, qui nous mette à même de nous y adapter.