Un Dieu existant - disait mon maître - serait quelque chose de terrible. Que Dieu nous en préserve !
Semblable à l'amour, la mission de l'art est de révéler l'homme à lui-même.
La vocation n'est que le résultat de la pratique.
Utilisez vos erreurs comme autant de pas vers une meilleure compréhension et de plus grands accomplissements.
La pauvreté s'encombre rarement de principes et surtout de contingences.
Le temps est responsable de tout !
La meilleure récompense de la vertu est de la pratiquer.
Le ridicule ne s'exprime qu'au premier âge d'une passion.
Le monde est notre cahier d'écolier, sur ses pages nous faisons nos exercices.
Séduire, c'est s'exposer à decevoir.
Quand on se comprend, c'est qu'on a rien à se dire.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
Pauvres riches qui ont tout et ne sont rien.
Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
L'égalité est la plus horrible des injustices.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Ne cachez pas vos secrets dans votre derrière. Tout le monde les connaîtrait.
C'est joli, la poussière, c'est la poudre de riz des choses.
Un milieu élégant est celui où l'opinion de chacun est faite de l'opinion des autres. Est-elle faite du contre-pied de l'opinion des autres ? C'est un milieu littéraire.
Le plus souvent on réussit non par ce qu'on fait, mais par ce qu'on ne fait pas.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
La seule réponse valable est "nous ne savons pas".
Parmi tout ce qu'on peut essayer dans cette vie, rien n'égale ni ne surpasse l'art de mourir.
L'ennui avec les honneurs, c'est que ça arrive en même temps que la première varice...
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Au lieu d'interdire à une personne de faire ce qu'elle voudrait faire, forcez-la à faire ce qu'elle voudrait faire.
Il faut regarder la vérité en poète.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
N'est-il pas évident qu'à chaque fois qu'on se force on s'affaiblit.
Une larme suffit pour mieux voir.
Partir pour déchiffrer l'espace et les traces sur la draille, retrouver l'accent et les goûts rudes, les heures sans concession et certains soirs de défaite...
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Le temps se peuple, aussi mécaniquement que le vide attire le plein.
Seul le créateur est libre, et lui seul peut l'être car il est en dehors de tout.
A force d'aller au fond de tout, on y reste.
Le syndrome de l'émigrant est une maladie juive héréditaire.
Les acteurs sont des gens très fragiles.
Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
Je voudrais qu'on pût librement ouvrir partout des boutiques d'argent, des bureaux de prêt et d'emprunt, comme on ouvre boutique de souliers ou de comestibles.
Je n'ai qu'un cheveu sur la langue.
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
Deux divorces et trois mariages, une moyenne correcte à bientôt cinquante ans !
Je suis une ninja de l'amour, ce que j'aime c'est les débuts d'histoire. Les mecs n'ont pas le temps de se lasser, je suis déjà avec un autre.
Si le soleil ne s'éteint pas sur mes Etats, c'est que mon règne est d'un seul jour.
Cultive ton enthousiasme comme une plante merveilleuse.
Trompeurs et hypocrites sont ceux qui font tout en paroles et, en fait, rien.
Et tous deux, par-delà la Méditerranée, les confessions, les idéologies, l'espace et le temps, avaient en commun le bien le plus précieux de la vie : l'amitié.
Souvent l'audace et la fierté sont du côté du coupable, la honte du côté de l'innocent.
L'influence de Liszt sur les destinées du piano a été immense ; je ne vois à lui comparer que la révolution opérée par Victor Hugo dans le mécanisme de la Langue française.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.