L'homme ne peut guère avoir pour la femme que du désir qui assomme la femme ; la femme ne peut guère avoir pour l'homme que de la tendresse qui assomme l'homme.
Les gens ont de l'estime pour les larmes. Ils croient que le chagrin les anoblit. Ils méprisent leurs rires.
Rien ne se construit sans être, ouvertement ou non, dessiné.
Qui hait les vices, hait les hommes.
Estimez vos amants selon le revenu.
Un homme ne peut valoir que ce qu'il plaît aux autres de le faire valoir.
Ce n'est pas étonnant qu'Internet soit devenu assez puissant pour satisfaire tous les espoirs de ceux qui l'utilisent. Après tout il a été conçu pour résister à une guerre nucléaire, et pas simplement aux petits potins des hommes politiques.
Vous convoitez et vous n'avez pas, alors vous tuez.
Est-on poète ou bien le devient-on ? Ou bien passe-t-on pour tel ?
Un optimiste est celui qui croit que le mariage est un pari.
Prochain : celui qu'on nous ordonne d'aimer comme nous-mêmes et qui s'emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
L'amitié est l'union enrichissante de deux êtres.
On peut imaginer une humanité composée exclusivement de femmes ; on n'en saurait imaginer une qui ne comptât que des hommes.
Princes, régnez sur des hommes ; vous serez plus grands qu'en commandant des esclaves.
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
Un homme qui ne se fie pas à soi-même ne se fie véritablement à personne.
Mariez votre fils quand vous voulez ; votre fille quand vous pouvez.
Le pouvoir, telle une ravageuse pestilence, pollue tout ce qu'il touche.
Les ornithologues sont ces grandes personnes qui passent leur vie à faire tout ce qu'on leur a défendu de faire quand ils étaient petits.
Rien n'est si doux ni si dur que le coeur.
L'oeuvre est plus que la formule.
Une "philosophie" doit être portative.
Plus on donne d'explications, plus on en doit.
Il faut maintenir l'enseignement confessionnel pour que vive l'anticléricalisme.
Une naissance illustre ne pare point véritablement l'homme, et chez les héros le courage en tient lieu.
On coupe le passage à l'injure en la prévenant par une courtoisie.
L'homme, c'est comme un rouble, bien placé il en vaut trois.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
J'aimais mon père et le haïssais tout à la fois. C'était un chiffonnier, il conduisait une carriole et il ne savait ni lire ni écrire. Mais pour moi, c'était un grand homme. Il était si fort. C'était un homme. J'avais envie qu'il m'accepte, qu'il me fasse des compliments.
Ainsi donc le désir naturel de connaître ne s'apaisera pas en nous tant que nous ne connaîtrons pas la première cause, et non pas de manière quelconque, mais par son essence. Or la première cause est Dieu; la fin dernière d'une créature intellectuelle est donc de voir Dieu par son essence.
Les conseils d'un ami désintéressé sont souvent fort utiles.
Regretter ses actes honteux, c'est sauver sa vie.
Tu contemples un abîme et tu me donnes le vertige.
Mes critiques pensent que je ne suis pas sérieux mais seulement amusant.
Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes sommes immortelsPourquoi es-tu parti avant que je te l'apprenne ?Le savais-tu déjà ? Avais-tu deviné ?Que des dieux se cachaient sous des faces avinées.
Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui...
Dans une civilisation où le "moi d'abord" est érigé en principe, la maternité est un défi, voire une contradiction. Ce qui est légitime pour une femme non-mère ne l'est plus quand l'enfant paraît.
Laisser couler sa main jusqu'au bout du bras. Caresser le sexe de la rivière. Son bord ultime. Sur le dos. Le monde qui file dans la mémoire. Avec ce désir au bout des doigts. Cette soif de toi. Toujours.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Ecrire par tous les temps. Au bout des champs. Derrière l'horizon. Les phrases odeurs. Les phrases souvenirs. Il y aura celles écrites. Il y aura celles sans traces. Juste pensées. Juste vécues. Tout ne sera pas écrit. Trop d'intime à deviner entre les lignes.
Nous sommes trop nombreux, songea-t-il. Nous sommes des milliards et c'est beaucoup trop. Personne ne connaît. Des inconnus viennent vous violer. Des inconnus viennent vous arracher le coeur. Des inconnus viennent vous prendre votre sang.
Nous n'habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
Ô rose, tu es malade :L'invisible verQui vole de nuitDans la tempête hurlante,A trouvé où est ton litDe joie cramoisie ;C'est son noir amour secretQui détruit ta vie.
Quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve !
Toute l'existence est un éternel essai de mise en bière et d'enterrement.
La raison des médiocres est toujours triomphante.
Les filles devraient avoir quelqu'un pour leur dire qu'elles sont belles. Parfois cela fait des miracles.
Nous jouons sur la fragilité de caractère des individus dans le but d'ouvrir aux techniques de communication de nouveaux marchés.
J'ai tout compté. J'ai compté les marches jusqu'à la route, les marches jusqu'à l'église, le nombre de plats et d'argenterie que j'ai lavés... tout ce qui pouvait être compté, je l'ai compté.