Les politiques qui ont trouvé tant de moyens d'étouffer la liberté où elle est née, n'en ont encore trouvé aucun pour l'empêcher de naître et de faire explosion là où elle ne s'est montrée jamais.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
Plus j'ai envie que quelque chose soit fait, et moins j'appelle ça du travail.
Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis.
Celui qui pense que, chez les grands personnages, les nouveaux bénéfices font oublier les vieilles injures, il s'abuse.
La servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer.
L'homme âgé sécrète la lucidité comme une vésicule malade trop de bile.
Un sot ne voit pas le même arbre qu'un sage.
Pour réussir les gens abusent aussi bien de leurs qualités que de leurs défauts.
Il n'y a que deux grands courants dans l'histoire de l'humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l'envie qui fait les révolutionnaires.
Le beau n'est jamais inutile, il existe ne serait-ce que pour qu'on le haïsse.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
L'opinion publique est une juridiction que l'honnête homme ne doit jamais reconnaître parfaitement et qu'il ne doit jamais décliner.
Il est intelligent, en entreprise, d'être humain.
Je reprends des forces dans le sein de ma mère.
L'occasion. Notre seul pouvoir est de la saisir.
Considérons l'opinion, la renommée, avec l'idée qu'elle doit non pas guider, mais nous suivre.
Aucun homme n'est l'égal d'une femme, si ce n'est avec un tisonnier et une paire de souliers à clous. Et encore, même ainsi, ne l'est-il pas toujours.
La bêtise, c'est d'être surpris.
C'est rare qu'on se sente heureux. C'est encore plus rare qu'on se sache heureux.
Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées.
Il y a des gens qui sont nés pour le malheur de quelqu'un.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
C'est sans doute l'esprit qui souille la chair.
Presque tout est, presque toujours, autre que ce que presque tous les hommes s'imaginent.
Il est assez compréhensible de changer d'opinion lorsque les circonstances changent.
Il y a souvent plus de vice à effleurer le mal qu'à le pratiquer franchement.
La justice n'est que l'intérêt du plus grand nombre.
L'impondérable est ce qui vous pend au bout du nez.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, on sort les "habits du dimanche", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts.
Toutes les sexualités font partie d'une même famille : l'instinct.
Quelles fibres me lient donc à toi, que toutes mes énergies d'homme ne puissent suffire à les briser ?
Le meilleur d'entre nous a quelques petits assassinats à se reprocher.
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
La raison n'agit point sur une populace.
Les grands plaisirs, dans tous les arts, ne sont que pour les connaisseurs.
Le basset est le meilleur ami du paveur.
Les gens qui ne se marient pas restent des enfants toute leur vie.
Qui n'a pas conscience de son histoire, en est forcément dépossédé.
Il vaut mieux être plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.
J'aimerais apprendre à dire non pour ne plus me retrouver à dire oui sans faire attention.
Son instinct dépasse de loin les grandes intelligences.
Une chose est certaine : ceux qui abandonnent sont certains de perdre. Alors battons-nous ensemble. Et vainquons !
L'arbitre est par définition arbitraire. il est le tyran abominable qui impose sa dictature sans opposition possible et le bourreau d'opéra qui exerce son pouvoir absolu avec des gestes grandiloquents.
Si Dieu n'avait pas créé les pommes, Cézanne était condamné à peindre des compotiers vides.
Ah monsieur d'Ormesson,Vous osez déclarerQu'un air de libertéFlottait sur SaïgonAvant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh.
Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l'on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d'anéantissement ou de victoire.
la méthode comparative est la seule qui convienne à la sociologie.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.