Jeunesse du prince, source des belles fortunes.
Les jeunes gens s'imaginent que rien n'est plus facile à faire qu'une pièce de théâtre, ce qui est vrai. Mais rien n'est plus difficile à réussir.
La vérité est toujours servie par les grands esprits, même s'ils la combattent.
Un homme qui a la foi doit se préparer à être un martyr mais aussi un sot.
L'exactitude est le propre des gens qui travaillent beaucoup. Seuls, les oisifs peuvent se permettre de gaspiller le peu de temps qui nous est accordé pour vivre.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Un vrai joueur est un maso.
Epousée : femme qui a un bel avenir de bonheur derrière elle.
Dans une casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un spaghetti on peut le suivre du début à la fin.
On dit d'un homme qu'il est raisonnable, comme les putains disent d'un client qu'il est sérieux.
La vie nous donne ce qu'on en attend, mais ailleurs, autrement, et à contretemps.
Le désespoir, lui-même, pour peu qu'il se prolonge, devient une sorte d'asile dans lequel on peut s'asseoir et reposer.
L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini.
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
Si un homme mange une fois par jour, c'est un moine ; s'il mange deux fois par jour, c'est un homme charnel ; et s'il mange trois fois par jour, c'est une bête.
Est-ce possible que partir ne serve qu'à se rappeler quelque chose.
Les bois seraient un endroit particulièrement silencieux si ne chantaient que les oiseaux les plus doués.
Ce choix entre les mondes possibles Est la marque du châtiment divin.
La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir.
Si l'on pense, on ose critiquer au lieu d'obéir ; l'indépendance de l'esprit devient un crime.
Une oeuvre c'est comme un fruit : il faut savoir la cueillir à temps, ni trop tôt ni trop tard...
Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu'on appelle Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours ceux qui le représentent.
Les armes ne sont une force que si nous restons unis.
Il faut faire quelque chose de nouveau pour voir du nouveau.
Le pot-au-feu, c'est idéal pour travailler sur un dossier.
Mais en dehors du théâtre, est-il une vie ?
L'art du metteur en scène est l'art d'accommoder des contingences. Ce n'est pas une profession, c'est un état.
Perdre un ennemi est une grande perte.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?
La pensée correspond au traitement des informations reçues du milieu par l'appareil sensori-moteur. Ce sont les corps et finalement les caractéristiques perceptibles du milieu elles-mêmes qui pensent.
Si l'être humain ne dispose pas du moyen d'accéder à la connaissance de "la vérité", il peut, à travers son langage, en découvrir un reflet, et éventuellement s'engager dans cette perspective.
Le kidnapping de nos cinq sens par les nouvelles technologies de l'information et de la télécommunication est aussi grave que les greffes d'organes qui séparent irrémédiablement l'individu de son corps.
Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l'être humain.
Les yeux et tous nos sens ne sont que des messagers d'erreurs et des courriers de mensonges. Ils nous abusent plus qu'ils ne nous instruisent.
Après ne pas vivre avec ceux qu'on aime, le plus grand supplice est de vivre avec ceux que l'on n'aime pas. C'est-à-dire avec plus des trois quarts du genre humain.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
La vérité vit à crédit. Nos pensées et nos croyances passent comme monnaie ayant cours tant que rien ne les fait refuser, exactement comme les billets de banque, tant que personne ne les refuse.
Seuls les charmes de l'inutile peuvent vous aider à supporter les horreurs de l'indispensable quotidien.
N'importe quel comique vous dira combien il est difficile d'égayer le public.
Les histoires d'amour sont comme les histoires de chasse : si le gibier entendait !
Devis d'écrivain : Les écrits restent, tant mieux !
Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
Quand je m'ennuie, j'aime bien prendre ma voiture, aller en ville et me garer. Je reste alors assis au volant et je compte le nombre de personnes qui me demandent si je m'en vais.
L'argent est la carte de crédit du pauvre.
On désapprend tant de choses au lycée.
Beaucoup de femmes élégantes s'habillent à crédit et se déshabillent au comptant.
Zéro : c'est un chiffre rond.
Pourquoi aidons-nous nos semblables ? Parce qu'ils offrent une occasion d'exprimer notre amour.