L'idée de Dieu est, je l'avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l'homme.
La femme ne sait plus même être courtisane !
Le travail le plus fatigant n'est pas celui que l'on fait mais celui qui nous reste à faire.
Il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas.
Le grand malheur des passions n'est pas dans le tourment qu'elles causent, mais dans les fautes qu'elles font commettre. Les passions font vivre l'homme, la sagesse le fait seulement durer.
Dieu nous juge tous entiers et d'un regard, et non pas comme les hommes, sur des sentiments et des actes isolés.
La poésie n'est autre chose que la santé du discours.
La force temporelle véritable réside aujourd'hui dans les industriels, et la force spirituelle dans les savants.
Mieux vaut être dans le ventre de l'ours qu'entre ses crocs.
Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller.
Les pâles images suggérées par la réflexion ont rarement la force de conduire un homme à l'action.
S'il fallait tenir compte des services rendus à la science, la grenouille occuperait la première place.
Imagine qu'il n'y ait ni pays, ni religion.
Qui se venge en secret, en secret en fait gloire.
Les gourmands font leur fosse avec leurs dents.
Ne jugez pas, pour n'être pas jugés.
Abrège ton discours, beaucoup de choses en peu de mots.
Qu'est-ce que l'espoir ? Une catin qui nous séduit pour se faire tout donner.
Le monde est sa propre magie.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
Rester marié devrait être considéré comme un des beaux-arts
Certes Dieu n'a pas besoin de l'existence ; c'est bien plutôt l'existence qui a besoin de Dieu.
Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l'humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Toutes les nations ont des raisons présentes, ou passées, ou futures de se croire incomparables. Et d'ailleurs, elles le sont.
S'incliner devant la raison des sots, c'est l'héroïsme des gens d'esprit.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
Le véritable esprit est comme l'eau, il s'étend partout...
Dans beaucoup de milieux le cinéma, et le mauvais, est devenu l'éducateur des multitudes qui ne lisent plus et ne réfléchissent plus.
Si les hommes vivaient en moyenne six cents ans, les centenaires auraient l'air de blancs-becs.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
Une doctrine, quelle qu'elle soit, politique, religieuse ou sociale, ne se produit jamais sans trouver plus de contradicteurs que d'adeptes, et ne recrute quelques soldats qu'après avoir fait beaucoup de martyrs.
Macabre : qualifie les ébats de personnes très allégées.
La supériorité de la guerre civile sur l'autre, c'est qu'on connaît ceux que l'on tue.
Comme si l'égalité n'avait pas été inventée précisément parce que les êtres humains ne sont pas identiques.
Ris de toi avant tout, avant qu'un autre ne puisse le faire.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Le paradis est plein d'imbéciles qui croient qu'il existe.
Si les compositeurs modernes écrivent des airs devant être joués à toute allure, c'est pour que les auditeurs ne découvrent pas quel compositeur classique a été pillé.
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
La philosophie, c'est toujours l'ignorance qui interprète le monde, quand immanquablement les cultes que célèbrent Les hommes se font les visions même que les dieux ont de nous
Le péché nous fait horreur chez les autres. C'est que nous n'en goûtons pas la jouissance.
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
Les vaincus ont toujours tort. L'histoire ne considère que leur défaite.
On est toujours responsable de ses malheurs.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
Dieu ne va jamais au secours que des gens qui savent nager.