La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres.
L'homme est un fat. Il suffit d'être supporté pour se croire indispensable.
Ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid ; celui qui dispose de cela, et a l'espoir d'en disposer à l'avenir, peut lutter comme il arrive, et coulera des jours heureux.
La tombola, c'est l'opium des pauvres.
Un dépravé sait mieux porter le masque d'un saint.
Dieu n'existe pas. S'il existait, depuis le temps que je dis des horreurs, il m'aurait déjà foudroyé. Ou Dieu est un mythe, ou il est sourd, ou c'est du mépris.
A la mort, ce qui comptera, ce sera la densité de notre amour et de notre esprit de service.
Moi l'épouser ! Je t'assure que non ; c'est bien assez qu'il m'épouse.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
N'embrassez jamais la cause d'un homme, mais toujours celle de l'humanité.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Quand on entend ce qu'une jolie femme dit, c'est qu'elle n'est pas vraiment jolie.
L'homme ne règle pas sa vie sur ses opinions.
Quand on est pauvre, on n'a que la ressource d'être sage.
Nous estimons trop peu ce que nous obtenons trop aisément.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
Les jeunes feraient sûrement moins de bêtises si on leur montrait qu'en les commettant, ils n'inventent rien.
Pour travailler, pour faire sereinement une oeuvre, une grande oeuvre, il faudrait ne voir personne, ne s'intéresser à personne, n'aimer personne, mais alors quelle raison aurait-on de faire une oeuvre ?
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
Cheveu : Poil du haut...
Les sentiments viennent parfois d'un travers de l'esprit.
On résiste à l'habitude beaucoup plus longtemps qu'on ne le croit.
Les esprits sont, en général, moins affamés que les estomacs, et ils supportent beaucoup plus gaillardement la pénurie.
Les montagnes elles aussi sont séparées par des gouffres.
Plus on est jeune, plus on touche au mystère de la joie.
Vois avec ton coeur.
Beaucoup d'hommes se défont, peu d'hommes meurent.
Les poètes sont des Christs et ils versent leur sang pour nous.
Une foi est coutume.
On ne regrette que ce que l'on aime.
Toujours, l'ambition déplaît quand elle est assouvie.
L'immortelle n'a pas d'odeur.
C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat.
"Je ne m'occupe pas de politique", c'est comme si vous disiez "Je ne m'occupe pas de la vie".
Toutes les grandes choses coûtent beaucoup, les grands efforts abattent et les puissants remèdes affaiblissent.
L'envie est un feu qui dessèche.
Seul les mots sont aptes à rendre compte du rien.
De dos, les femmes vieillissent lentement.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
J'ai accepté ma vie pour ce qu'elle m'offrait au lieu de la détester pour ce qu'elle n'avait pas voulu me donner.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
L'extérieur est un intérieur élevé à l'état de mystère.
Tant vaut tiens, que chose promise.
La violence avec laquelle s'est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l'agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensées des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
C'était un esprit calculateur, desséchant et d'ordre pratique.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
La souffrance nous marque au coin des lèvres, le bonheur au coin des yeux.