La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Dieu a recommandé le pardon des injures, il n'a pas recommandé celui des bienfaits.
Les plus belles vies sont à mon gré celles qui se rangent au modèle commun, sans merveille.
Aimons la vérité qui nous reprend, et défions-nous de celle qui nous flatte.
Les habitudes sont tributaires du temps et celle qui consiste à se lever ou à se coucher à une certaine heure est de toutes la plus puissante puisque c'est d'elle que découle le glissement de nos jours.
Dans la lutte de la vie comme à la guerre, fuir, c'est trahir ; l'affaissement, c'est la défaite.
On ne fuit jamais assez loin et on ne se fuit jamais assez longtemps ! Car toujours vous rejoint l'inadmissible.
Quand un acteur est violent, le public ne résiste pas : il admire, non de confiance, mais de peur.
Marcher ne serait rien en soi, fût-ce pendant près de mille kilomètres, s'il ne fallait emporter un certain nombre de choses indispensables.
L'argent est une troisième main.
Ce n'est pas en brimant les riches que l'on rend les pauvres plus heureux.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
Les habitudes de la jeunesse sont celles qu'on perd le plus difficilement.
Quand une pièce fait une chute, c'est le rideau qui ne se relève pas.
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
Bien aimer, c'est aimer follement.
Accepter de vivre, n'est-ce pas parfois une forme de suicide ?
L'acclamation a fait tous les maux de tous les peuples. Le citoyen se trouve porté au-delà de son propre jugement, le pouvoir acclamé se croit aimé et infaillible ; toute liberté est perdue.
Un Etat sans les moyens de changer se prive des moyens de se conserver.
Il y a trois sortes de personnes : celles qui refont toujours les mêmes erreurs, celles qui ne refont plus les mêmes, puis celles qui utilisent les erreurs des autres pour ne pas en faire.
Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut : qui peut lui imposer une direction ?
Défier le pouvoir, c'est braver la faim et la soif.
Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Le metteur en scène, c'est le comble du traducteur.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Les chansons évoluent encore après qu'elles aient été écrites - la signification peut en changer juste en modifiant le volume.
Si Dieu existait, l'espèce humaine n'aurait jamais vu le jour !
Vieillir à tout de même des avantages. Je ne peux plus lire les graduations de ma balance.
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !
La synthèse du monde peut se résumer en ces deux mots : oui et non.
Sans rêves, la vie n'existerait pas.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
L'homme naît avec ses vices ; il acquiert ses vertus.
Certes, il y a de bons et de mauvais moments, mais notre humeur change plus souvent que notre fortune.
Combien d'acteurs paraissent naturels parce qu'ils n'ont aucun talent ?
Quand on a quelque chose dans le ventre on ne meurt pas avant d'avoir accouché.
La fait du véritable artiste n'est pas de se complaire en ce qu'il fit, mais de le comparer tristement à ce qu'il avait voulu faire.
L'important ce n'est pas d'avoir beaucoup d'argent, mais d'en avoir assez.
Folie : Kidnapper un mannequin et la gaver de crèmes glacées et de beignets jusqu'à l'explosion finale !
Il n'y a plus d'espoir mais beaucoup de futur.
Pardonnez à ceux qui vous ont offensé et apprenez à changer de trottoir.
Quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?
Dans la déchéance des autres, on n'entre pas sans s'abaisser.
En politique, le devoir de vérité s'impose.
Les ennemis sont le sel de la politique.
Le ralliement, ça ne marche jamais, ce qui marche, c'est le rassemblement. Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès.
Les critiques sont des hommes qui regardent une bataille depuis un haut lieu puis descendent et tirent sur les survivants.