Mars, Vénus, Saturne, ce qui m'étonne ce n'est pas qu'on ait découvert tous ces astres lointains, c'est qu'on connaisse leur nom.
A père avare, fils prodigue.
La difficulté ou l'obscurité d'un sujet n'est pas une raison suffisante pour le négliger.
La parole qui vous échappe ne peut être rattrapée.
On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.
L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a.
Le repentir est le dernier profit que l'homme tire de sa faute.
Elle était revenue de bien des choses, ce qui ne l'empêchait pas d'y retourner.
Il faut avoir beaucoup de talent, mais peu de génie suffit.
Le Net est un animal qui ne dort jamais, et les Netsclaves font des nuits blanches pour le nourrir...
J'aimerais mieux être célèbre par une chanson que par une victoire.
On peut changer d'idée alors qu'il est impossible de changer de Dieu. En ce sens, ce Dieu-là me paraît inaccessible.
Pourquoi n'entend-on jamais parler de l'imbécile malheureux ?
Il reste peu de temps. L'éternité continue de nous menacer.
Comment juger un état avec le plus de justesse possible ? Tout simplement : d'après son système judiciaire.
Nos pensées sont les ombres de nos actions.
L'indulgence est la forme aristocratique du dédain.
Les sots sont un ennemi toujours supérieur en nombre.
Je ne sais pas si une femme peut aimer un être heureux. Celle qui n'a jamais eu un peu pitié de celui qu'elle aime n'a probablement pas connu l'amour.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Exploitation de l'homme par l'homme ? Donc, elle est humaine.
Si tu n'écoutes pas ta conscience, à quoi sert-elle ?
On a beau dire, on n'abandonne jamais toute espérance.
Plus la science se développe, plus nous devons nous en reporter à la foi. Drôle de situation : Il ne s'est jamais autant fait d'actes de foi qu'à l'âge d'or de la science.
Ceux qui aiment et ceux qui ont du plaisir ne sont pas les mêmes.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
On est toujours ignorant quand on n'a pas l'expérience.
Les joies de l'amour ne sauraient être comparées aux satisfactions de la haine assouvie.
Je ne croyais pas que l'ennui put être si cruel.
Dès qu'on dit feu Untel, c'est qu'Untel s'est éteint.
Si les plaisirs sont plus grands lorsqu'on les prévoit, il en va de même pour les problèmes.
Afin d'apprécier le vrai bonheur, nous devons voyager vers des pays très lointains, hors de nous-mêmes.
Avec quelque ardeur que les hommes poursuivent la victoire, ils aiment toujours à l'acheter.
Quand on te loue, n'oublie pas de te juger toi-même.
Y a-t-il quelque chose de plus banal que la mort ?
C'est un bien petit espace qui sépare les vivants des morts. La preuve : vous pouvez le franchir en quelques secondes.
La généralité des hommes mûrs n'est guère susceptible de perfectionnement. Ceux d'entre eux qui évoluent sont l'exception.
La peur et la beauté sont incompatibles.
L'érotisme fait peur parce qu'il excelle dans l'excès, s'épanouit dans la surabondance et l'illimité. Il élève l'instinct au rang d'un art d'aimer, et donc de vivre.
Le remords surgit chaque fois que quelqu'un part malheureux.
Le plus difficile dans la chanson ? Arriver à se faire payer.
Le cercueil, un pardessus sans manche.
Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
Comme ils souffrent, les morts qu'on n'aime plus !
L'Amérique n'a pas d'idéologie puisqu'elle en est une.
Les historiens ressemblent à ces gens sourds qui entreprennent de répondre à des questions qui ne leur ont pas été posées.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
Qui aime se découvre un peu cannibale.
Un écrivain n'avance jamais nu, ne se livre jamais complètement aux autres.
Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.