Il m'a fallu trente-trois ans et un coup sur la tête pour mettre de l'ordre dans mes valeurs.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
Mon père tenait beaucoup à ce que j'aille à l'école pour apprendre la politesse. J'arrive ; dans la rue, y a un panneau : "ralentir, école". Y croyaient quand même pas qu'on allait y aller en courant non plus !
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
Nous avons un système qui impose de plus en plus le travail et subventionne le non-travail.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma, et la dynamite. Maintenant, je crois juste à la dynamite.
Des fois dans certaines conditions, l'effet de joie laisse des liens solides entre les personnes, et révélateurs d'un attachement mutuel infaillible.
Je connais les secrets des uns, des autres. Je ne suis pas une grenade dégoupillée, mais je sais l'envers du décor.
J'en avais retenu que le caractère se mesurait dans les situations difficiles et qu'un héros ne se plie pas, même dans les circonstances les plus dures.
Vous êtes beau quand vous êtes heureux.
Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse.
On n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
Je me mets des règles strictes afin de corriger ma nature. Mais c'est à ma nature que j'obéis enfin.
Les enfants, ça bouffe, ça bouffe et après ça fout le camp ! Quand vous en avez, vous dites adieu à votre vie, à votre personne, à tout !
Pendant les moments très difficiles de ma vie où je commence à me demander pourquoi je me bats avec quelque chose, je me tourne souvent vers les livres pour mieux me comprendre.
Il y aura toujours un chemin facile et un bon chemin.
Ce que j'ai appris de la vie est de tirer le meilleur parti de ce que vous avez.
Je souhaite que toutes les mères, les pères et les enfants réalisent à présent combien j'ai besoin d'eux et combien j'apprécie leur soutien.
Je crois en Dieu, Mozart et Beethoven.
La caricature sert un peu à venger des gens qui eux ne peuvent pas s'exprimer.
Puisse l'histoire des camps d'extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d'alarme.
Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
Comment veux-tu que je connaisse le désespoir puisque je n'ai jamais connu l'espoir ?
Nos jours passent comme l'ombre.
On ne peut être normal et vivant à la fois.
L'argent n'est que la fausse monnaie du bonheur.
Absurde, il n'y a que toi qui soit pur.
Que m'importe que Dieu n'existe pas ! Dieu donne à l'homme de la divinité.
Deux femmes finiront toujours par se mettre d'accord sur le dos d'une troisième.
Par la soif, on apprend l'eau.
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Pessimisme, signe d'impuissance : on est pessimiste parce qu'on se sent incapable de dominer la vie.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Il n'y a pas de mortel qui soit sage à toute heure.
La chair est éducative aussi bien que les livres, et les sens appartiennent à l'esprit.
Nous voulons tous de quelqu'un qu'il nous aime comme nous souhaitons l'être et non comme il le croît.
Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Les années ne font pas des sages, elles ne font que des vieillards.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
Quelque horreur qu'inspire une violence amoureuse à la personne qui en est l'objet, il est à remarquer qu'elle en inspire encore davantage aux femmes à qui elle n'est point faite.
Le vice est une indiscrétion ; c'est de faire passer à l'état d'habitude ce qui mérite seulement d'être souffert comme un accident exceptionnel.
Le cri d'un peuple libre est celui de la gloire.
L'oubli est parfois aussi important que la mémoire.
La parole a été donnée à l'homme ; mais c'est la femme qui l'a prise.
L'hiver. Le mot seul possède une assonance antipathique.
Dans les révolutions, les hommes n'ont de durée que celle où ils peuvent être utiles.
Un travail utile est l'une des choses essentielles de la vie que nous négligeons à nos risques et périls.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Désir. C'est que les hommes traînent en venant au monde et remportent en mourant. C'est pourquoi ils ne sont jamais contents.