Il faut se défier de ceux qui ont de trop bonnes intentions : il leur arrive de changer étrangement d'idée.
Un seul être suffit quand il faut tout donner.
Vous imaginez le bonheur absolu possible, c'est le néant que vous désirez.
Suisse. Terre d'asile pour capitaux flottants. Pays de grande liasse populaire.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
L'important dans la recherche, c'est l'imprévisible.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.
Quand l'amour tarde, il monte au nez.
La psychanalyse. Cette science qui donne au patient la fausse impression qu'il peut se passer de la confession.
Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie.
Une photo vaut mille mensonges !
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
Il ne faut jamais dire Fontaine... Il faut dire : Patron, un muscadet !
Mon Dieu, que les hommes ont de talents pour ne rien valoir.
Chaque jour, on s'en va de soi. Des morceaux de peau, des provinces de nos mémoires se retirent.
Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie.
Dans la vie en général, il ne paraît jamais naturel ni mérité d'être aimé. C'est un honneur.
Lire et être curieux, c'est la même chose.
Il y a eu des peintres pour être spécifiquement et profondément des poètes, dont l'enseignement, la valeur d'exemple, sont irremplaçables pour qui écrit.
L'amour est cet intervalle délicieux entre le moment où vous rencontrez une jolie fille et celui où vous vous découvrez qu'elle ressemble à un hareng.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
A-t-on déjà vu quelqu'un embrasser l'instant qui passe ?
Le vrai journaliste par le de politique en termes scolaires et d'éducation en termes culinaires.
Le cinéma ne peut plus m'envoyer dans la stratosphère. Des films, il en sort comme il se vend des chaussures.
L'absence de faim est un drame sur lequel nul ne s'est penché.
"On" n'est pas indéfini, c'est "je" qui manque de précision.
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
L'art ne s'apprend pas : il s'attrape.
Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie.
Je ne finirai jamais par des points de suspension. Ça fait partie de mon écriture.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
Le chemin le plus long finit toujours par tourner.
Malgré sa folle trahisonN'est-elle pas encor la même ?La fierté n'est plus de saison.Je l'aime.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
L'amour est manque bien plus que plénitude, l'amour est plénitude du manque.
On est démocrate quand ça vous arrange... le reste du temps on est fasciste pour les autres et anarchiste pour soi.
J'ai toujours été du côté de la foi ; la foi dans la patrie Arabe est un état naturel.
Lorsque vous abandonnez la liberté pour atteindre la sécurité, vous perdez les deux et ne méritez ni l'un ni l'autre.
La condamnation à mort est un acte barbare... C'est le reflet de l'instinct animal encore présent chez l'être humain.
Il m'a fallu trente-trois ans et un coup sur la tête pour mettre de l'ordre dans mes valeurs.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
Mon père tenait beaucoup à ce que j'aille à l'école pour apprendre la politesse. J'arrive ; dans la rue, y a un panneau : "ralentir, école". Y croyaient quand même pas qu'on allait y aller en courant non plus !
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
Nous avons un système qui impose de plus en plus le travail et subventionne le non-travail.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma, et la dynamite. Maintenant, je crois juste à la dynamite.
Des fois dans certaines conditions, l'effet de joie laisse des liens solides entre les personnes, et révélateurs d'un attachement mutuel infaillible.