On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l'humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
En France, il n'y a qu'une chose que les honnêtes gens redoutent plus que les bandits : la justice !
Les affaires, c'est du Darwinisme, seul le plus adapté survit.
Le véritable exhibitionnisme consiste à montrer ce qu'on n'a pas.
Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
Quand on a des opinions courantes, on les laisse courir.
Votre vie n'aura jamais que la dimension de vos espérances.
Il est intelligent, en entreprise, d'être humain.
C'est toujours la même chose : nos amours sont sublimes ; celles des autres sont d'ignobles coucheries.
Toutes les sciences, même divines, sont de grandes enquêtes. Sauf que l'on ne cherche pas à savoir pourquoi un homme est mort mais les sombres secrets expliquant pourquoi il est en vie.
Saisir l'à-propos est, en toutes choses, le plus grand mérite.
Tu veux la joie ? Demande-la à l'ivresse et à l'inconscience.
Patience ! Elles finissent toujours par nous faire une chose qui nous empêche d'avoir de l'estime pour elles.
Toute chose est un geste.
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.
Moins vous me donnerez d'espace, plus j'en aurai.
La vie n'existe pas : il faut la faire.
La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
Il n'y a que les femmes qui sachent bien ce qu'un homme vaut dans leur âme !
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
La liste est longue des acteurs dont les rôles ont été prémonitoires ou cause des choses qui leur sont arrivées. Les rôles souvent vampirisent celui qui les tient.
Un sot qui a un moment d'esprit étonne et scandalise, comme des chevaux de fiacre au galop.
Il y a des bêtises qu'un homme d'esprit achèterait.
On n'a tant d'indulgence que quand on n'a plus d'amour.
Si les révolutions traînent en longueur, c'est parce qu'on ne prend jamais que des demi-mesures.
Au-delà de l'Homme et de l'humanité, la personne est à naître.
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
Les grands écrivains sont des radoteurs estimés.
Le cheval joue dans l'histoire le rôle d'un piédestal qui se déplacerait.
Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue.
Rien n'est plus contagieux que la liberté.
Le secret est l'écrin du bonheur.
Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre aux livres quand on n'a pas souffert ?
On se souvient d'une atmosphère parce que des jeunes filles y ont souri.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
On s'aperçoit qu'on s'aime, le jour où l'on apprend qu'on ne pourra jamais plus s'aimer.
Il est beaucoup plus difficile de ne pas croire que de croire en Dieu, les vrais athées sont presque introuvables.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
Si j'ai peur de la mort, c'est pour faire comme tout le monde.
Les préservatifs ne protègent pas à 100%. Un de mes amis en portait un, et il s'est fait renverser par un bus.
Depuis qu'il participe aux réunions des alcooliques anonymes, il continue à boire sous un pseudonyme.
C'est la poésie qui a adouci les hommes farouches.
Nous avons mangé les fruits de l'art de la science.
Ceux qui s'y connaissent affirment que toute histoire doit prendre le lecteur aux tripes dès le début.
Les récits sont faits de zones débordant les unes des autres, creusant des failles ou des réservoirs.
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.