Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
Je crois que l'automobile est aujourd'hui l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d'époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s'approprie en elle un objet parfaitement magique.
L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire.
Le peuple est comme l'eau et l'armée est comme le poisson.
Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
Les grandes civilisations artistiques furent des civilisations où l'inutile était nécessaire. Dans la civilisation d'aujourd'hui, l'inutile est devenu inutile.
L'Italien est un peuple si musical qu'au lieu de dire : "Vingt sous" comme chez nous, il dit : "Une lire" !
Les économistes ne possèdent, en règle générale, qu'une culture historique plus que sommaire, sont animés d'incroyables préjugés mais disposent d'une influence énorme auprès des "décideurs".
Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie. Et comment le mensonge leurs résisterait-il ? Elles ébranlent quelquefois la vérité.
Dans les faits l'idée de Dieu aide à tenir le peuple en esclavage.
Il est tellement stupide de la part de la civilisation moderne d'avoir abandonné l'idée du diable, alors qu'il en est justement l'explication.
L'ignorance du peuple nous garantit de sa soumission.
Comment sont nées les barricades ? Pour lutter contre les cavaleries royales, le peuple n'ayant jamais de cavalerie.
Quel plus bel exemple de l'incommunicabilité moderne que le spectacle des automobilistes dans leurs véhicules : ceux qui roulent deux par deux ne disent pas un mot et ceux qui n'ont pas de passager parlent tout seuls...
La civilisation est une lutte contre la peur.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi.
Le réchauffement climatique n'existe pas, j'ai froid...La faim dans le monde n'existe pas, je viens de manger.Le chômage n'existe pas, j'ai un travail.La pauvreté n'existe pas, j'ai une maison.Le racisme n'existe pas, j'ai un ami noir.
On peut juger un peuple d'après son café, ses cigarettes, sa bière...
Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension.
Le militarisme domine et dévore l'Europe. Mais ce militarisme porte aussi en lui le germe de sa propre ruine. La concurrence des divers États entre eux les oblige d'une part à dépenser chaque année plus d'argent pour l'armée, la flotte, [...] â–º Lire la suite
La civilisation boutiquière s'obstinait. On disait qu'elle craquait. Mais tout en craquant elle s'obstinait.
Notre civilisation tant vanté est née dans le sang, est imbibée de sang.
Il faut bien connaître les préjugés de son siècle, afin de ne les choquer pas trop, ni trop les suivre.
Vous devez avoir horreur de l'instruction chez les femmes, par cette raison qu'il est plus facile de gouverner un peuple d'idiots qu'un peuple de savants.
La distance et le temps font ensemble un désert où l'être solitaire peuple de visions étranges l'heure et l'air... Effet complémentaire!
Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l'allure, de la grandeur. Il ne s'imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l'obscurité par la porte large ouverte de l'ingratitude de ce peuple français qu'il avait sauvé.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Le peuple n'est pas meilleur que les riches, mais, comme il est moins riche, il ne peut pas tout se permettre.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Ecoutez donc ceci, peuple stupide et irréfléchi : avec leurs yeux, ils ne voient rien, avec leurs oreilles, ils n'entendent rien !