Les sectes sont des clignotants qui signalent un défaut dans les circuits de notre civilisation matérialiste.
La philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
La morale n'est pas proprement la doctrine de la façon dont nous pouvons nous rendre heureux, mais comment nous pouvons nous rendre dignes du bonheur.
J'ai grandi dans une famille catholique romaine et irlandaise à Philly.
La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin.
Réalité. Le songe d'un philosophe fou. Ce qui resterait dans la coupe si l'on devenait pur esprit. Le noyau d'un vide.
La civilisation ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les réduire volontairement, délibérément. Cela seul amène le vrai bonheur.
Sous l'empire de la liberté de conscience, la religion est impliquée non comme croyance mais comme fait de civilisation et dans sa pratique sociale.
On n'est pas philosophe parce qu'on trouve, mais parce qu'on cherche.
Le philosophe n'en sait pas réellement plus que sa cuisinière.
Qu'est-ce qu'un philosophe ? C'est un homme qui oppose la nature à la loi, la raison à l'usage, sa conscience à l'opinion, et son jugement à l'erreur.
Si le philosophe n'est pas heureux, il n'est pas vraiment philosophe.
Avec ses bonnets de nuit et des lambeaux de sa robe de chambre, le philosophe bouche les trous de l'édifice universel.
À nul âge on ne philosophe mieux qu'à vingt ans, et surtout vers quatre heures du matin.
Optimiste. Adepte de la doctrine selon laquelle le noir est blanc.
Le but d'un écrivain est d'empêcher la civilisation de se détruire.
Toute la bassesse et la cruauté de notre civilisation se mesure à cet axiome stupide que les peuples heureux n'ont pas d'histoire.
Bernard-Henri Levy le philosophe milliardaire. Un de mes spectacles c'est une séance de chimio, il perd ses tifs ! Petites mèches à la con, ça dégage !
Le but de la civilisation, c'est la culture et le luxe. Une fois ce but atteint, la civilisation se gâte et décline, suivant en cela l'exemple des êtres vivants.
La civilisation crée plus de besoins qu'elle n'en comble.
Malgré les apparences, le génie de la civilisation moderne est un génie simplificateur.
Je marche à l'aide des pieds, je philosophe à l'aide des sots. Même à l'aide des philosophes.
Les hommes peuvent se bien conduire sans proclamer de doctrine et proclamer les plus belles doctrines tout en ayant une conduite abjecte.
La civilisation est-elle distincte de la barbarie ou bien en est-elle à un stade avancé ?
Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.
Le christianisme dans son essence (et c'est sa paradoxe grandeur) est une doctrine de l'injustice. Il est fondé sur le sacrifice de l'innocence et l'acceptation de ce sacrifice.
Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement.
En raison des différences géographiques, ethniques, historiques et politiques, l'idéologie culturelle varie d'une civilisation à l'autre.
La menace principale, aujourd'hui, quelle est-elle ? Elle est la disparition progressive de la diversité du monde. Le nivellement des personnes, la réduction de toutes les cultures à une « civilisation mondiale » bâtie sur ce qu'il y a de plus commun.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Etre philosophe aujourd'hui n'est même plus drôle : on a trop de motifs de rire, on ne sait plus où donner de la tête.