Les sectes sont des clignotants qui signalent un défaut dans les circuits de notre civilisation matérialiste.
Si la science ne s'intéresse pas aux choses délirantes, elle risque fort de passer à côté de choses intéressantes.
La jeunesse est un défaut... Mais le défaut de l'âge, c'est de voir les défauts de la jeunesse.
Quand le peuple perd l'espoir, sa colère finit toujours par s'exprimer.
Il me semble que le monstre humain, que la nouvelle économie du pouvoir de punir a commencé à dessiner au XVIIIe siècle, est une figure où se combinent fondamentalement ces deux grands thèmes de l'inceste des rois et du cannibalisme [...] ► Lire la suite
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Ce qui apparaît comme un défaut de notre nature est en fait un encouragement à dominer ce qui nous entoure.
Un jour viendra peut-être - qui sait si ce n'est pas aujourd'hui ? - où la science reprendra sa place normale : source de sagesse et non de puissance, à l'égal de la musique et de la poésie.
Il est inutile de dire que les artistes d'Allemagne n'ont jamais eu de talent, que ses savants n'on aucune valeur; c'est imiter les Allemands lorsqu'ils disent que les Français sont un peuple de singe.
Nous ne pouvons pas parler des droits de la personne dans d'autres pays à moins que nous fassions tout notre possible pour protéger les droits de notre propre peuple chez nous.
L'art, c'est le coeur de l'humanité, la science en est le cerveau, l'industrie les bras et les mains, le commerce les pieds - et la politique et le gouvernement l'estomac.
Cendrillon n'est pas seulement un personnage emblématique en matière de beauté, de grâce et d'amour de conte de fées, mais aussi de chaussures.
Un professeur doit croire à la valeur et l'intérêt de la matière qu'il enseigne comme un médecin croit à la santé.
La véritable vocation de la télévision publique concerne tout le secteur au centre duquel elle est placée : elle est le premier ressort de l'innovation technologique et de la création en matière audiovisuelle.
La civilisation occidentale combat le bêtise mais cultive la connerie.
L'Italien est un peuple si musical qu'au lieu de dire : "Vingt sous" comme chez nous, il dit : "Une lire" !
La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge; qui ayant le choix d'être sujet ou d'être libre, quitte sa franchise et prend le joug; qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse.
L'une des méthodes traditionnelles pour imposer l'étatisme ou le socialisme à un peuple a été la médecine.
L'humanité ne peut voler avec une seule aile. Si elle essaie de voler avec l'aile de la religion seulement, elle atterrira dans le bourbier de la superstition et si elle essaie de voler avec l'aile de la science seulement, elle finira dans la fondrière désolée du matérialisme.
Je commence à croire que le peuple n'a rien à voir dans les lois si ce n'est pour leur obéir.
Le génie de Cuvier a développé ces vues et en a tiré une science nouvelle, la paléontologie, qui reconstruit un animal entier d'après un fragment de son squelette.
N'est-ce pas le défaut naturel à tous les hommes de se plaire naturellement à parler et à raisonner sur ce qu'ils entendent le moins.
Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
L'objet premier de l'anthropologie est la relation entre l'un et l'autre, les uns et les autres. Elle se situe au confluent des histoires, au lieu des crises, au carrefour des doutes : la matière concrète du social et de l'individuel.
L'histoire de l'art est une science vivante. Une archive réapparaît et tout peut changer.
Le peuple n'a besoin de personne, il se suffit à lui-même.
De tous petits faits bien choisis, importants, significatifs, simplement circonstanciés et minutieusement notés, voilà aujourd'hui la matière de toute science.
Mieux vaut un diamant avec un défaut qu'un caillou sans.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.