La volonté aboutit à un ajournement, l'utopie ; la science aboutit à un doute, l'hypothèse.
Seuls l'art et la science élèvent l'homme jusqu'à la divinité.
La psychanalyse. Cette science qui donne au patient la fausse impression qu'il peut se passer de la confession.
Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.
Je ne sais pas ce qui m'inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
On perd son âme dès lors que l'on ne peut pas faire le récit de ce qui a pu nous arriver.
La guerre est un drame passionné et non une science exacte.
A force de se fixer des objectifs, à force de croire que sa volonté est bonne ou mauvaise, on perd énormément d'énergie.
Un grand peuple sans âme est une vaste foule.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Nos beaux sentiments ne sont-ils pas les poésies de la volonté ?
Bien pire que la mort, c'était la destruction de notre âme qui était le programme de l'univers concentrationnaire.
Le doute est à la base même du savoir, puisqu'il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu'on croit posséder avec certitude.
L'histoire n'est pas la science du passé, elle est la science des rapports réciproques entre le présent et le passé.
Quand la France doute de sa place dans le monde, elle doit revenir à sa source d'excellence : la pensée.
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans le faire exprès.
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
Une gueule d'ange. Une âme de salaud. Un classique.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Il me semble en effet qu'une des causes principales de l'erreur en sociologie réside dans un rapport incontrôlé à l'objet. Ou plus exactement dans l'ignorance de tout ce que la vision de l'objet doit au point de vue, c'est-à-dire à la position occupée dans l'espace social et dans le champ scientifique.
Le paradoxe, ou la clé, ou l'attrape-nigaud, c'est que l'affirmation de notre volonté est le fondement de notre esclavage, tandis que notre soumission est la condition de notre liberté.
Dans la logique des signes comme dans celles des symboles, les objets ne sont plus du tout liés à une fonction ou à un besoin défini. Ils répondent soit à la logique sociale, soit à celle du désir auquel ils servent de champ mouvant.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
La vie, c'était cela: le doute lancinant, le tourment, le remords qui empêche de dormir ou qui vous réveille en sursaut. La vie c'est aussi l'image souriante et douce jusqu'aux larmes.
Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit.
Fais de ta volonté un soc d'acier qui mord la terre et trace un droit sillon !
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
Ma théorie est que les hommes ne sont pas plus libérés que les femmes.
Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un coeur large qui oublie et pardonne... Un ami, c'est la perle au fond des mers.
A quoi bon tant de science pour une cervelle de femme ! Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau !