Seuls l'art et la science élèvent l'homme jusqu'à la divinité.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] â–º Lire la suite
Un reclus sans livres ni encre est déjà dans la vie un homme mort.
La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès.
L'amour, sa beauté incendie comme la nuit, des climats limpides et des cieux étoilés. Et tout ce qu'il y a de mieux dans l'obscurité est la lumière. Habite son corps et ses yeux, adouci par la tendre lumière que le [...] â–º Lire la suite
Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui ne rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
Un homme ce n'est rien après tout que de la pourriture en suspens.
Si un homme ne fait que ce qu'on exige de lui, il est un esclave. S'il en fait plus, il est un homme libre.
Une âme guerrière est maîtresse du corps qu'elle anime.
Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
La question n'est pas : « que doit faire un spartiate, un mari ou un roi ? ». La question, mon amour, est : « que doit faire un homme libre ? »
Je voulais être un homme : j'acceptais d'aller acheter la viande, mais c'était aux filles de la porter. L'homme doit être fort, actif. C'est lui qui doit assurer la subsistance des femmes et les protéger. Quelle foutaise !
Parler à un homme intéressé de faire des largesses aux pauvres, c'est lui tenir un langage étranger.
La vérité sur le sexe des femmes : c'est un muscle.
Une religion doit être embrassée par conviction et non par force, car les offrandes de la divinité exigent le consentement du coeur.
La science - toute science - est sans conscience ni limites.
A la guerre, comme en amour, le corps à corps seulement donne des résultats.
Où la science s'arrêtera-t-elle, mon Dieu ! Et même, s'arrêtera-t-elle jamais !
Je vais arrêter de vous appeler homme blanc et je vais vous demander de cesser de m'appeler homme noir.
Il y a des choses qu'un homme a peur de se dire, même à lui-même, et tout homme honnête a un certain nombre de telles choses emmagasinées dans son esprit.
Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit.
La satire contre les méchants n'a rien d'odieux ; elle est, aux yeux de tout homme sage, un hommage à la vertu.
Un esprit sain dans un corps sain.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
La science ? Après tout, qu'est-elle, sinon une longue et systématique curiosité ?
On accepte l'idée qu'un homme sans valeur peut gagner de l'argent, mais qu'un homme de valeur parvienne à s'enrichir, on ne lui pardonne pas !
Médire. Faire le portrait d'un homme comme il est, quand il n'est pas là.
Ce souci est au coeur de l'Introduction à l'Origine de la géométrie, texte que j'avais choisi de traduire en particulier parce que Husserl y bute sur l'écriture. J'avais alors insisté sur le statut de la chose écrite dans l'histoire de [...] â–º Lire la suite
Quel homme !... enfin, presque !
L'invention de la poudre, le perfectionnement incessant des armes à feu montrent à l'envi que les progrès de la civilisation n'entravent ni n'abolissent en rien la tendance inhérente à la guerre, qui est d'anéantir l'adversaire.