Il est très difficile de combattre un ennemi installé en avant-poste dans sa propre tête.
Tous les maux que la guerre prétend guérir sont moins épouvantables que la guerre elle-même.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
Je voyais des hommes audacieux, des femmes libres que la vie à deux avait démobilisés, affadis, dont la cohabitation avait émoussé l'acuité. Je haïssais le mimétisme des concubins, leur docilité à adopter les défauts du conjoint, leur complicité gluante et jusqu'à leur trahison qui les unit encore.
Voilà qu'il bat pour le combat et la bataille !
La différence, c'est qu'avant la guerre du Golfe, il n'y avait pas la guerre. Avant la guerre de demain, il y a déjà la guerre.
Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connaît ses périodes de corvées et de triomphes; un début, un combat et une victoire.
Le travail, désormais, décide dans le monde. La guerre elle-même pose, avant tout, des problèmes industriels, des problèmes dont l'industrie décide seule.
La bonté d'une guerre se juge à la quantité de mal qu'elle fait.