L'amour est comme la varicelle. Il faut être passé par là.
Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres.
La plupart des femmes qu'on n'a pas eues, c'est qu'on ne les a pas demandées.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
On peut aimer l'amour et mépriser l'amant.
La véritable liberté obéit aux lois.
Quand on entend ce qu'une jolie femme dit, c'est qu'elle n'est pas vraiment jolie.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
Si on écoutait les opposants à l'avortement on tricoterait des brassières aux spermatozoïdes.
Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.
Il n'y a pour les choses et pour les poèmes qu'une seule manière d'être nouveaux, c'est d'être vrais et qu'une seule manière d'être jeunes, c'est d'être éternels.
On se demande souvent comment les hommes parviendront jamais à s'entendre, s'ils refusent toujours de s'écouter.
Les dieux se transmettent en héritage leurs attributs et leurs sujets.
Diamantaire : suit le cours des rivières.
Malgré soi, on est de son siècle.
Les meilleurs acteurs parlent trop.
Une règle d'or : faire peu de choses.
Les bons sculpteurs attrapent les ressemblances, les malins attrapent les commandes.
L'alcool purifie tout, comme le feu.
L'individu n'agit que s'il éprouve un besoin.
Comment les hommes peuvent s'intéresser à tant de choses alors qu'il y a les filles ?
Regardez à deux fois avant de sauter.
La tauromachie, c'est les abattoirs de la Villette avec les costumes du Châtelet.
Otez le genre humain, l'univers est sans témoins.
Les critiques disent qu'on publie trop. Ils ont raison. On publie trop leurs livres.
Il faut oublier les mots.
Le conservateur moderne est engagé dans l'un des plus anciens exercices humains de philosophie morale ; c'est-à-dire la recherche d'une justification morale supérieure à l'égoïsme.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
Je n'ai pas de famille, je n'ai que la religion et la musique.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.
A tout moment, Gilbert regardait sa montre. Cette attente angoissante lui crispait le coeur; il eût voulu entendre le signal, partir tout de suite, en finir.
Notre âge est l'infini et l'infini veut que la rencontre, la coïncidence ait lieu aujourd'hui dans un wagon roulant vers la catastrophe.
Pour les pauvres, disait-il, vivre c'est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.
On n'enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n'apprend pas à être un grand peintre.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
Il était jadis des tribus où celui ayant perdu sa femme en faisait d'excellents rôtis de veufs.
Refuse tout agrément qui ne comporte aucune utilité.
L'égalité est le premier élément de la félicité, de la paix et des vertus.
Au retour, à l'endroit où la côte dévale,Tes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le vent.Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.
Les oreilles sont la voie et le conduit qui amènent la voix jusqu'au coeur.
Nous avons fait le premier pas. Il n'est plus possible d'interrompre notre marche.
Aimer c'est vivre l'alliance indissoluble de la terreur et du miracle.
Les calembours sont les traits d'esprit de la bêtise.
Même un gros, gros Maradona vaut mieux qu'un petit joueur.
Mon père restait silencieux même dans ces moments où il fallait s'exclamer et rire. Comme dans les rues de la promenade, comme au jardin, son regard semblait détourné du lieu proche, cherchant ailleurs.Son destin, une enveloppe restée vide. Cette vie, une page blanche.
La faculté de bien me servir de mes moyens diminue lorsque leur nombre augmente.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
Il y a la pensée-maotsetung... Le soleil ne brille que le jour, l'étoile ne brille que la nuit ; la pensée-maotsetung brille la nuit comme le jour.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.