Vous chantez comme le mime Marceau, mais avec le son.
Je pense toujours que je me suis embarrassé.
Luke, je suis ton père.
Je ne porte la voix de personne et je m'adresse à tout le monde.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
La télévision de qualité, c'est une télévision qui essaie d'enrichir plutôt que d'abêtir, qui se veut simple dans son exposé mais qui est ouverte à toutes les curiosités, à toutes les connaissances.
Je ne sais pas à quoi nous serviraient nos tares, si elles ne nous enseignaient la pitié.
Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours C'est la fenêtre sur la troisième cour C'est le cri des voisines plein les oreilles Et les heures de mauvais sommeil.
Dans toute ma carrière, ce qui m'a fait agir, c'est l'instinct.
J'ai toujours pensé qu'à côté du monde directement déchiffrable existait un monde caché.
J'écris ce livre pour ne pas me figurer que j'en sais plus long, ne le croyant plus, que ceux qui le croient et que moi-même quand je le croyais. J'écris ce livre pour ne pas abonder dans mon sens.
Les négations les plus fortes de Dieu se trouvent dans les écrits mystiques.
Quel artiste que l'abîme !
On peut trouver des choses obscènes dans tous les livres sauf dans l'annuaire du téléphone.
On tient les gens par tout ce qu'on leur donne.
Le zéro, collier du néant.
Les bons mouvements ne sont rien s'ils ne deviennent de bonnes actions.
Je ris deux fois d'un bon mot, d'abord de la manière dont je l'entends, et ensuite de la manière dont celui qui me l'a dit l'explique.
Comment rira celui qui mourra le dernier ?
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Qui a de l'argent met dans sa poche qui n'en a pas.
Il se trouve toujours quelque chose pour déranger les calculs les plus soigneusement établis par l'homme.
Le genre humain vit grâce à quelques hommes.
Combattre les objections, ce n'est souvent détruire que les fantômes.
Le mariage, un petit jeu de satiété.
Ceux qui aiment l'humanité détestent en général les personnes.
Tu ne me lirais pas si tu ne m'avais déjà compris.
Il arrive souvent que l'on nous estime à proportion que nous nous estimons nous-mêmes.
Hais comme si un jour tu devais aimer.
Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il ?
Les jolies femmes et les visons pratiquent les mêmes exercices pour avoir de petits visons.
La mémoire, c'est l'imagination à l'envers.
La vérité est comme la religion : elle n'a que deux ennemis, le trop et le trop peu.
Certains caractères sont inflexibles, mais ils sont extensibles.
L'ami n'est pas un complément ; ce n'est qu'une réplique.
Celui qui connaît, et ce qu'il connaît, sont un.
Où cherche-t-on ce que l'on cherche ?
En vieillissant, peut-être que l'athéisme est difficile à tenir. C'est douloureux.
Oh tu sais, que t'as du boulot ou que t'en as pas, c'est du pareil au même quand t'as fini la journée et que t'es chez toi à regarder la télé, c'est le même programme pour tout le monde...
Ouvre ta porte au lecteur.C'est a' lui de trouver les cachettes.
Le savoir n'est pas comme la monnaie, qui reste physiquement intacte même à travers les plus infâmes échanges : il est plutôt comme un habit superbe qui se râpe à l'usage et par l'ostentation.
L'amour exige, l'amitié tient ; l'amour affirme, engage, entraîne, l'amitié attend.
L'admiration paraît consister en un mélange de surprise, de plaisir et d'approbation.
L'amitié ne supporte aucun arrangement, elle réclame l'entière sincérité des deux parties. Prendre une bière et faire trois blagues, on est toujours sûr d'y arriver. Mais rencontrer un interlocuteur avec qui on puisse vraiment discuter est quelque chose de rare.
S'il y distillait la haine, nous aurions droit chacun à un petit verre.
Quand les sirènes d'alarme se déclenchaient,il fallait s'allonger par terre sous les bureaux, ne plus bouger d'un millimètre, se taire. Comme si ça pouvait vous sauver des bombes. Mais une menace d'anéantissement, ça vous fiche la trouille.
On ne peut devenir un saint dans le confort et la mollesse. Je doute même qu'on puisse y rester un brave homme
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
Vous mettez Loana et Steevy à la terrasse du Fouquet's, il y a une révolution. À la table d'à côté, vous mettez Michel Tournier et le professeur Charpak, il n'y aura personne.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.