Punissez la calomnie comme vous puniriez le crime.
Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement [...] â–º Lire la suite
C'est une erreur et un crime de faire appel à tout ce qu'il y a d'étroit et de brutal dans la classe ouvrière.
Celui-là fait le crime à qui le crime sert.
Le remords, c'est le crime enfoncé dans l'âme, qui s'oxyde.
J'ai toujours voulu avoir un bureau en acajou, mais le crime et le bureau ne s'entendent pas.
Celui qui absout le coupable et celui qui condamne le juste sont tous deux en abomination à Yaveh.
La calomnie est comme la guêpe qui vous importune, et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais.
Le temps est un vieillard qui a la malice des enfants.
Les aveux servent à faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
Le viol d'une conscience ne fait-il pas nécessairement violence à une vertu ?
Le crime de penser n'entraîne pas la mort.
Dans un mauvais roman policier, le coupable n'est jamais loin, c'est l'auteur.
Les psychiatres seraient bien moins à la mode s'ils n'avaient la malice de nous parler de choses que nous connaissons avec des mots que nous ne connaissons pas.
Dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
Tout châtiment doit être non seulement médicinal, mais exemplaire. Il doit corriger ou le coupable ou le public.
Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?
On a tous tendance à voir dans la force un coupable et dans la faiblesse une innocente victime.
Le crime rend égaux tous les êtres qu'il souille.
Entre hommes d'honneur la complicité est comme l'amitié ; elle demande une longue préparation.
Se sentir coupable de tout est une erreur, mais ne se sentir coupable de rien est une lâcheté.
Il est plus facile de faire acquitter un coupable qu'un innocent, c'est bien connu.
Si vous souhaitez découvrir le coupable, cherchez d'abord à qui le crime pourrait être utile.
La calomnie est le baume de la malignité.
Te faire épouser une cousine ou te faire épouser un cousin, c'est une violence familiale et un crime à vie dans ta vie.
Une personne qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover.
La calomnie a deux sources courantes : les grands intérêts et les petites vanités.
Avoir commis tous les crimes, hormis celui d'être père.
Se plonger dans ces échanges, c'est prendre la mesure de l'aventure d'une amitié créatrice, d'une ferveur partagée intensément entre deux êtres qui, passé deux ou trois ans d'estime mutuelle, vont instaurer entre eux une complicité véritablement ‟fraternelle", selon l'adjectif employé plusieurs fois par Breton.
Mais au fond, il n'y a pas d'amis, il n'y a que des complices. Et quand la complicité cesse, l'amitié s'évanouit.
Un coeur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice Qu'il ne sent point en lui.