Nous ne saurions nous passer de nos péchés, ils sont la grande route de la vertu.
La rencontre furtive d'un saint suffit pour attester Dieu.
Dieu est l'astre qui fuit et qu'il faut suivre sans jamais pouvoir s'arrêter.
Ce que j'ai gagné à voyager en France, c'est surtout le fait d'avoir appris à mieux me contenter de mon propre pays.
On ne peut composer qu'avec soi-même, on est son propre matériau.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
La joie est une chose trop précieuse pour la jeter en cris inutiles, ou pour en profiter tout seul.
Il n'y a que le coeur qui aille aussi vite que les hirondelles.
Vous êtes jolie femme et n'oubliez pas que, pour le rester, il faut apprendre à le savoir.
Se connaître soi-même. Après quoi, il devient impossible de coexister avec soi.
Entre une femme et un cigare, toujours je choisirai le cigare.
Aucune tâche n'est plus ardue que celle d'être l'ethnologue de sa propre tribu.
L'amour, même partagé, ne l'est jamais également. Seule l'amitié est équitable.
L'instruction, on le sait, est la tarte à la crème d'une élite revue et corrigée par une élite de professeurs sans instruction.
Il est très difficile de combattre un ennemi installé en avant-poste dans sa propre tête.
Les joies les plus pures sont les plus extrêmes.
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Quand donc apprendrez-vous à mieux connaître l'avidité des hommes et à ne pas tomber dans le piège de la pitié ?
Les jours passés sont un délaissement. Ils attendrissent.
On est toujours faible devant la souffrance qu'on prévoit chez ceux qu'on aime.
Le secret du voyage est dans l'attente et nulle part ailleurs.
La vie se remplit de minuties et de soumissions qui l'étouffent à sa source et à son insu.
Etre vieux, c'est cesser d'avoir des rêves. Pis ça arrive à tout âge.
Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions nous besoin de chercher un sens à notre vie ?
Se souvenir, c'est prouver qu'on est deux.
Ceux qui s'enferment dans la souffrance le font pour se protéger de la sympathie d'autrui.
Chaque vie mérite nos larmes.
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
Quoique les morts aient dit de leur vivant, c'est en définitif aux vivants de choisir.
Si l'on couchait par écrit, sans rien inventer, l'histoire cachée des petites gens, les romanciers en resteraient abasourdis.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Une culture naît au moment où une grande âme se réveille.
Le succès est merveilleux, mais il implique l'effort de suivre le rythme de cette nymphe infidèle qu'est la popularité.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
Chantons et dansons sous la pluie. Tant qu'elle n'est pas radioactive...
D'un côté il y a les chiffres pairs, et de l'autre côté, les chiffres mères.
Les fausses amours partent en déchirant nos rêves ; les vraies restent en caressant nos jours.
Interview. Nom féminin. Interrogatoire sans sévices bien qu'éventuellement serré.
Comment n'aimerait-on pas l'argent ? Il faudrait n'aimer rien, puisque l'argent mène à tout.
Les femmes sont toujours à chercher des poux, et le plus souvent, elles en trouvent.
Il y a les livres que j'aime et ceux que j'admire ; je peux admirer un livre sans l'aimer.
La fortune est de verre ; et, lorsqu'elle éblouit, Soudain elle se brise, et c'est comme son dernier bruit.
Le slip ça se met toujours sous le pantalon... sauf Batman !
Les drogues sont un défi à l'esprit.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.
Bonne ou mauvaise santé fait notre philosophie.
Si l'on peut envoyer un homme sur la Lune, pourquoi ne pas tous les y envoyer ?
Si l'on va au fond des choses, on se rend compte que le monde n'a jamais été plus ou moins brutal qu'il ne l'est aujourd'hui ; tout cela dépend du regard que tu portes et de la vie que tu as choisi de vivre.
Le but du voyage n'est pas de poser le pied sur une terre étrangère. C'est finalement de poser le pied dans son propre pays comme s'il s'agissait d'une terre étrangère.