Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d'un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n'est aimé que par sa mère.
C'est toujours la même histoire, l'amour c'est ce qui manque le plus, à ceux qui aiment.
La télévision n'exige du spectateur qu'un acte de courage, mais il est surhumain, c'est de l'éteindre.
Le coeur est la source de toutes les erreurs dont nous avons besoin.
Toujours ouverts, toujours veillants les yeux de mon âme.
Pour les femmes et les enfants, la liberté c'est de contredire.
Les peuples innombrables et les plus puissantes armées ne sont que comme des fourmis qui se disputent les uns aux autres un brin d'herbe sur ce morceau de boue.
C'est un malheur de n'être point aimée ; mais c'est un affront que de ne l'être plus.
Une actrice ne s'appartient plus. Elle appartient à tous ceux qui la contemplent.
Faire l'amour comme un devoir, écrire comme un métier, des deux côtés : néant.
L'amour est surtout la poésie des gens qui n'en sauraient avoir d'autre.
Il y a une règle commune qui veut que quand une femme se croit moins aimée, elle se rende encore moins aimable.
Certains signes précèdent certains événements.
Le tango a dû être inventé par un indécis.
L'action ne remplace pas la méditation.
On ne rencontre guère, pour se déclarer satisfaits du pouvoir, que ceux qui y participent.
Courtes vues, grandes bévues.
Qu'on dise tout ce qu'on voudra des malheurs de l'amour, ils sont charmants.
Ce que nous voulons vraiment : c'est racheter le temps.
L'argent, ce n'est pas tout ! Souvent, ce n'est même pas assez.
Notre vie n'est pas un rêve, mais elle doit en devenir un et en deviendra peut-être un.
Soutenir et consoler sont deux piliers qui devraient apparaître dans l'édifice du temple humain.
La liberté n'est que le fruit de la connaissance et nous devenons plus libres à mesure que nous savons d"avantage et distinguons mieux dans l'ensemble des choses le vrai et le faux.
Aujourd'hui, je vais regarder le temps par la fenêtre.
L'adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme amphore le lendemain, s'opposant à la minceur de l'éphèbe.
Eh bien ! oui, il y a une cause qui explique comment certaines entreprises ont aspiré le capital agricole. Cette cause, je l'ai déjà dit, c'est l'imitation mal entendue du régime économique de l'Angleterre, c'est l'ambition, favorisée par la loi, [...] ► Lire la suite
Je sais toujours que les gens sont aimables, approuva l'hôtesse, quand ils enveloppent leur chewing-gum dans du papier avant de le jeter.
Il est des trahisons dont on ne se remet pas. Des blessures morales dont on ne guérit jamais, celles qu'une mère inflige à son enfant, par exemple, ou un homme à une femme.
Seul, l'Homme a la faculté de concevoir l'idéal et d'ajouter au réel.
La guerre est un instrument politique ; dès qu'on s'aperçoit qu'on la gagne, les considérations politiques doivent décider de son déroulement ultérieur.
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
Les mots qu'emploient parfois les amoureux sont chargés d'émotions fausses. Seuls leurs silences ont cette cruelle précision qui leur confère la vérité.
Mais quand on est jeune il faut voir des choses, amasser de l'expérience, des idées, s'ouvrir l'esprit.
Je n'ai pas les moyens de quitter notre pays, je ne le pourrais pas d'ailleurs, tant je suis intensément français, mais il m'arrive tout de même de rêver que vivre en autarcie dans ma Bigorre serait une solution, loin d'un État qui accumule les conneries, les jalousies de clan.
Cette fille, alors que je rencontrais à chaque pas des types qui me payaient à boire mais jamais à boulotter, cette fille m'a ravitaillé.
La force de caractère nous amène à parler d'une variété de celle-ci, l'obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l'une et où finit l'autre ; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
Quand on ne travaille pas, non seulement on ne gagne rien, mais on dépense plus.
Ce qui m'a plu là-bas, c'est moins l'Amérique telle qu'elle est que l'Amérique telle qu'elle pourra être un jour. Il m'a semblé voir un grand creuset où mille ingrédients s'amalgament pour former une substance inconnue ; et dans ce travail, [...] ► Lire la suite
En quoi le lion qui dévore un mouton, l'aigle qui chasse une colombe sont-ils plus féroces que la cigogne qui mange une grenouille, que l'hirondelle qui mange un insecte ? En rien ; mais ils sont redoutables pour l'homme, et celui-ci, fléau des animaux, n'admet pas que ses victimes puissent l'attaquer à leur tour.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l'abandon au monde et l'élan vers la valeur.
Un sauveur pauvre, un sauveur abject et humilié, un sauveur souffrant et pénitent.
Les catégories binaires sont dangereuses parce qu'elles effacent la complexité du réel au profit des schémas simplistes et contraignants.
Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre coeur. Écrivez! Ça ne guérit pas, ça n'efface pas, les cicatrices restent mais c'est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.
Je ne pense pas par moi-même. Je fais simplement ce qu'on me dicte, comme toujours.
Jamais, en effet, les satisfactions que des inventions nouvelles apportent à d'anciens besoins ne déterminent l'humanité à en rester là ; des besoins nouveaux surgissent, aussi impérieux, de plus en plus nombreux. On a vu la course au bien-être aller [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain.
Aimer, c'est célébrer la rencontre de deux solitudes.
Cette fuite se dirigeant vers le sommet (qu'est, dominant les empires eux-mêmes, la composition du savoir) n'est que l'un des parcours du labyrinthe. Mais ce parcours qu'il nous faut suivre de leurre en leurre, à la recherche de l'être, nous ne pouvons l'éviter d'aucune façon.