Je crois que le mondialisme est une idéologie mortelle et absurde compte tenu de l'expansion continue de la population mondiale. Dans cet océan d'improbabilités, je défends mon frêle esquif, d'abord parce que j'y vis.
Il fallait montrer les images des camps. Mais il y a du danger à toujours les utiliser.
Le radicalisme religieux irradie une sorte de « glamour ». Offrez une kalachnikov et un uniforme noir à un jeune sans le sou, sans emploi, et soudain vous conférez un pouvoir à celui qui se sent vulnérable et défavorisé.
Il y a des livres moraux, des livres amusants, des livres gais, et aussi des livres mélancoliques, qui nous font rire à l'idée que dans cette vie détraquée on puisse gémir sur une injustice de plus ou de moins.
Si les choses peuvent empirer, ne vous en faites pas, elles le feront.
Quand une femme vous dit : "Ca ne me prendra pas une minute", c'est, hélas ! généralement vrai.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
Ce n'est pas qu'une femme se soit donnée à d'autres qui nous la dégrade, mais qu'elle se soit donnée à nous.
Les moeurs se gâtent plus facilement qu'elles ne se redressent.
Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d'espérer uniquement de l'intelligence et du dévouement. C'était fatal que nous rencontrions aussi l'abjection, la sottise.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
Ceux qui méprisent les richesses sont ceux qui désespèrent de s'enrichir.
Il faut avoir diablement aimé les femmes pour les détester.
Souvent, en affaires, des canailles volent moins d'argent que les honnêtes gens ne vous en coûtent.
La réclusion améliore la condition humaine. Pour obtenir des hommes excellents, on les emprisonne d'ordinaire un certain temps.
Quand c'est impossible, c'est plus long.
Un mélodrame n'est souvent qu'un drame vu par un confrère.
Soyez indulgents pour les autres et sévères pour vous.
Qui n'aime pas en frappant est un BOURREAU.
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
La raison ne connaît pas les intérêts du coeur.
On n'a guère vu jusqu'à présent un chef-d'oeuvre d'esprit qui soit l'ouvrage de plusieurs.
Nous tuons le temps, mais il nous enterre.
Refuser en donnant des raisons, ce n'est pas refuser.
S'habituer c'est se tuer.
Il y a des fiertés authentiques qui meurent difficilement.
J'écris pour ne pas m'ennuyer.
Ne nous laissons pas accabler par les rhumatismes de l'histoire.
Nos maladies nous ressemblent.
Trente cinq ans, âge où les vieux jeunes deviennent des jeunes vieux ?
Avant que de parler, pensez à ce que vous allez dire : La langue, dans plusieurs, prévient la réflexion.
Ne blasphémez pas contre les dieux, quand il arrive un malheur ; examinez plutôt vos propres fautes.
Il n'était pas possible que ces gens fussent tous les jours aussi sombres et aussi taciturnes ; il n'était pas possible, si mauvais caractère qu'ils eussent, que cet air renfrogné qu'ils avaient tous fût leur air de tous les jours.
Ça se saurait, si ce que veulent les gens modifiait quoi que ce soit à la politique.
Le vin est un puissant restificateur de l'hérédité.
Je comprends maintenant qu'aucun de nous ne peut être jugé sur ce qu'enfanta le passé. C'est la ville qui doit être jugée ; mais c'est nous, ses enfants, qui devons payer le prix.
On tombe dans le décrit et la mésestime, quand on veut se mesurer avec plus fort que soi.
Les francs-tireurs étaient là avec leurs petits cabans, accroupis au fond d'une fosse pleine d'eau, tout le long du chemin de fer de Soissons.
C'est pourtant évident : le boeuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l'ignorance à la place du boeuf.
Minimise ton ennemi, moine, si cela te permet d'affaiblir un allié dangereux.
Les Russes étaient patients. Ils avaient un dicton : « Ce sont toujours les cinq cents premières années les plus difficiles. »
Les racines de nos fautes plongent dans le passé.
J'étais aussi libre et aussi sauvage qu'un coyote.
Un jeune rebelle de banlieue avec un bonnet enfoncé jusqu'aux yeux, à son copain en uniforme Adidas :« Arrête, hé ! Je t'ai vu au rayon livres de la Fnac ! Ah, le ringard ! Au rayon livres ! »
Là, poursuivi d'une populace animée, abandonné aux plus indignes traitements d'une insolente et brutale soldatesque.
Si Dieu les eût livrés à la corruption de leur coeur, il n'y eût point eu de pécheurs plus perdus et plus abandonnés à tous les vices.
D'un autre côté, tous les phénomènes d'un corps vivant sont dans une harmonie réciproque telle, qu'il paraît impossible de séparer une partie de l'organisme sans amener immédiatement un trouble dans tout l'ensemble.
Toujours vivre dans une cale au milieu d'un trésor inventé. De l'Inde du Sud au Grand Nord emmitouflé. Des tavernes exaltantes de destins brisés, de petit matin immortel où l'éthylisme rend prince indompté. Tout n'est qu'invention.
Savez-vous pourquoi Dali est contre la peine de mort ? Il me l'a dit l'autre jour. C'est parce qu'il est partisan de la torture, une très longue torture.
Premier principe : Nous ne sommes jamais si heureux que dans l'exaltation.Deuxième principe : Ce qui augmente beaucoup le plaisir de l'exaltation, c'est de l'analyser.Troisième principe : Il faut sentir le plus possible en analysant le plus possible.