Apprendre à bien penser, c'est apprendre à bien vivre.
Quand un homme dit d'un jeu qu'il est puéril et stupide, c'est que sa femme peut probablement le battre.
La mort, je l'ai vu de près... Eh bien, elle ne gagne pas à être connue ! Elle a une sale tête de mort !
Je n'empêche pas les gens de marcher où ils veulent. Sauf sur mes pieds. Mais comme je ne chausse que du 40, il n'y a pas de place à côté.
Le bonheur d'un con fait toujours peine à voir.
Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
Excellent de ne pas trouver le mot juste - cela y peut prouver qu'on envisage bien un fait mental sans qu'on le veuille.
L'important n'est pas la manière dont l'injure est faite, mais celle dont elle est supportée.
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
Le public n'a pas besoin de nouvelles pensées. Ce qui vaut le mieux pour le public, ce sont les bonnes vieilles pensées reconnues qu'il a déjà.
Pour beaucoup, l'avenir rêvé n'est souvent que le retour à un passé idéalisé.
Si vous n'aimez pas les cercueils, on vous fera monter de la bière.
Les miroirs sont les portes par lesquelles la Mort va et vient.
Il n'y a rien de plus vrai que l'amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts.
Le cuisant souvenir d'une action méchante soudain au moindre mot nous donne l'épouvante.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
Savez-vous bien que c'est qu'aimer ? C'est mourir en soi pour revivre en autrui.
Le mal caché est le plus grave.
Nous aimons mieux mourir chaque heure de la crainte de mourir, que mourir une fois.
Il faut être un grand homme pour savoir résister même au bon sens.
Mieux vaut écouter la semonce du sage qu'écouter le chant du fou.
De la peur de tous naît, sous la tyrannie, la lâcheté du plus grand nombre.
Le temps fait plus de convertis que la raison.
Dieu n'a pas mal réussi la nature, mais il a raté l'homme.
Il y a deux sortes de femmes : celles qu'on compromet et celles qui vous compromettent.
Souvent les femmes ne nous plaisent qu'à cause du contrepoids d'hommes à qui nous avons à les disputer.
Une femme disait à un de ses amis pour s'excuser de ses amants : Qu'est-ce que vous voulez que je fasse quand il pleut et que je m'ennuie ?
La foi n'est pas une fonction, car en dernière analyse, elle repose sur la raison. La raison n'est pas une fondation, car elle repose sur la foi.
On a si peu l'habitude du vrai que la moindre vérité, même le plus placidement émise, prend tout de suite un air d'insolence.
L'optimiste est l'homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste, l'homme qui regarde vos pieds.
Quand les saltimbanques, les enfants trinquent.
Dieu n'est jamais autant Dieu que lorsqu'il me manque.
On appartient à sa patrie comme on appartient à sa mère.
La vérité est une bombe dont les effets tuent à la fois celui qui la lance et celui qui la reçoit.
Notre vie, dit une vague, est trop brève, Mais l'autre lui répond : Ma soeur Sa brièveté fait sa douceur.
La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie.
Qui s'expose au péril veut bien trouver sa perte.
La nature nous est nécessaire comme le mensonge.
Nous cheminons au milieu des arbres du bien et du mal - à la recherche de la lumière.
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Le dernier effort de l'art, c'est de faire faire aux hommes ce qu'ils veulent, comme de leur faire connaître ce qu'ils savent.
Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être. (Surtout quand on est jeune.)
Les immeubles bâtis le long des voies de chemin de fer ont mauvaise mine parce qu'ils dorment mal.
Images et sons comme des gens qui font connaissance en route et ne peuvent plus se séparer.
Beaucoup pratiquent l'exorcisme, non du malheur, mais du bonheur.
Celui qui promène son chien est au bout de la laisse.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
Une bonne règle est de ne pas faire faire par d'autres ce qu'on aurait honte de faire soi-même.
Où s'en vont-ils donc, les enfants qui ne meurent pas ?
L'homme peut haïr ; alors il est affreux. L'homme peut aimer ; alors il est splendide.