Les petits cadeaux du destin entretiennent l'amitié avec soi-même.
Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.
Le fouet a cet avantage sur les caresses. Ses tracent durent longtemps.
C'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations".
Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?
Le peuple est un enfant capricieux qui veut toujours le contraire de ce qu'il a déjà.
Il y a des étoiles mortes qui brillent encore parce que leur éclat est pris au piège du temps.
La femme peut être le recours et l'inspiration de l'homme. Elle peut aussi être sa ruine. Elle peut le rabaisser au rang de la bête.
Il manque encore un peu de maturité, mais il va l'acquérir...
Le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute mais tyrannisant à leur tour.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
La tolérance mutuelle est une nécessité de tous les temps et de toutes les races.
L'honnêteté est le premier chapitre du livre de la sagesse.
Aimer la vie. Engagez-vous dedans. Donnez tout ce que vous avez. Aimez-la avec passion parce que la vie rend vraiment, plusieurs fois, ce que vous y mettez.
L'hiver est glace, l'été est feuIci, y'a jamais de saison pour être mieux
Le silence souvent de pure innocence persuade quand la parole échoue.
L'homme ne croit qu'en ce qu'il voit, l'ignorance est pourtant invisible, mais personne ne remet en doute son existence.
Le travail au noir est une médiocrité qui contribue aux violences et aux trafics.
Un homme mérite une seconde chance, mais gardez un oeil sur lui.
Il est à craindre que l'Eglise n'accapare le mouvement pour essayer de reconquérir l'influence politique qu'elle a perdue. Et cela est très dangereux
En jugeant les autres un homme oeuvre en vain ; il se trompe souvent et tombe facilement dans le péché ; mais en se jugeant lui-même il oeuvre toujours à bon escient.
Ce professeur-là n'inculquait pas un savoir, il offrait ce qu'il savait.
L'histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et donne des exemples de tout.
Qu'est-ce que l'éternité ? Une minute excessivement intense.
N'est stupide que la stupidité.
Que faisait Dieu avant la Création ? - De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question.
La jeunesse est le temps qu'on a devant soi.
Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus.
Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.
La poésie est une espèce de musique : il faut l'entendre pour en juger.
Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés.
Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis.
La terre s'est imposée l'homme pour châtiment.
Il vaut mieux aimer qu'être aimé ; d'abord, on choisit.
Devenir adulte, c'est reconnaître, sans trop souffrir, que le "Père Noël" n'existe pas.
En toute entreprise, il n'y a rien de plus funeste que de mauvais associés.
Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de la victime.
On ne devient homme qu'en se surpassant.
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
Fuir le vice est le commencement de la vertu.
Tout ce qui est public devrait être gratuit. L'école, les transports et les filles.
Au coeur de l'incertitude il y a toujours l'espoir, si fragile soit-il.
Dans la vie on fait ce qu'on peut. Le malheur, c'est qu'on peut faire beaucoup de bêtises.
Que faut-il, quelle puissance, Quelle arme brise l'indifférence ?
Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes.
Il viendra un jour où l'humanité ne croira plus, mais où elle saura.
Si un homme regarde très attentivement, il verra la chance ; car si elle est aveugle, elle n'est pas pour autant invisible.
J'ai toujours eu pour principe de ne faire jamais par autrui ce que je pouvais faire par moi-même.
L'homme sans patience, c'est comme une lampe sans huile.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.