Trois choses nous restent du paradis : les étoiles, les fleurs et les enfants.
Comme il est facile de faire croire aux gens un mensonge, et (comme) il est difficile de défaire à nouveau ce travail !
Les vrais fils ne sont jamais trop grands pour se blottir contre leur maman.
Il faut toujours se méfier des femmes qu'on prend pour des pots de fleurs. Un jour, on se les ramasse sur la tête.
C'est l'enfant lui-même qui doit s'éduquer, s'élever avec le concours des adultes. Nous déplaçons l'acte éducatif : le centre de l'école n'est plus le maître mais l'enfant.
Faire du théâtre, c'est se mettre à l'écoute du monde, pour en être la caisse de résonance.
Quand j'étais jeune, on me disait : "Vous verrez quand vous aurez cinquante ans". J'ai cinquante ans, et je n'ai rien vu.
C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements.
En tout, l'excès est un vice.
C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche.
Une mère ne meurt jamais car on l'appelera toujours "maman".
Pensez à être moins curieux des personnes que de leurs idées.
Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps.
Celui qui ne peut pas vivre en société, ou qui n'a besoin de rien parce qu'il se suffit à lui-même, ne fait point partie de l'Etat ; c'est une brute ou un dieu.
Il n'y a en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais.
N'interrompez jamais votre ennemi lorsqu'il fait une erreur.
Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples.
Celui qui aime n'a pas besoin de comparer : quand la comparaison entre par la porte, l'amour sort par la fenêtre.
Il suffit d'ajouter "militaire" à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n'est pas la justice, la musique militaire n'est pas la musique.
Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède.
Quand Dieu veut délivrer de leurs tentations ses enfants, il ne leur enlève pas les épreuves, mais leur donne la patience de les supporter.
Quand on ne fait pas tout pour être le premier, le devenir ou le rester, on ne demeure pas le deuxième. On tombe fatalement le dernier.
La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
L'histoire est la mémoire du monde.
Le corps n'est que le reflet de l'âme.
Les rêves sont la voie royale vers l'inconscient.
La plupart oublient tout, excepté d'être ingrats.
L'élégance, c'est dans la tête, et c'est une façon d'être.
L'amour est ce qu'il y a de plus fort au monde, cependant on ne peut rien imaginer de plus humble.
La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
L'amour est la plus vieille demeure du monde, qu'il faut sans cesse reconstruire, pierre par pierre sans jamais se reposer et croire que les sentiments sont acquis pour toujours.
Le dialogue est l'arme des forts et non des faibles, c'est l'arme de ceux qui font passer leurs problèmes généraux avant les problèmes particuliers, avant les questions d'amour-propre.
Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur, le cerveau ne la détecte plus. En effet il normalise la puanteur. Le même principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité.
Si vous souhaitez découvrir vos faux amis, tombez dans l'infortune.
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs.
Qu'est-ce que l'idéal ? C'est l'épanouissement de l'âme humaine. Qu'est-ce que l'âme humaine ? C'est la plus haute fleur de la nature.
Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n'est qu'attente.
Sans un minimum de loisir, pas de travail créateur, par conséquent pas de culture ni de civilisation.
Faites que votre tableau soit toujours une ouverture au monde.
Le secret du bonheur et le comble de l'art, c'est de vivre comme tout le monde, en n'étant comme personne.
Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout.
Tout homme a dans son coeur un cochon qui sommeille.
Chaque année, la nature nous offre le mois de Mai pour se faire pardonner Février.
Le désir qui naît de la joie est plus fort que le désir qui naît de la tristesse.
Malheureux celui qui lit sa gloire dans le regard versatile du public.
Ce qui est gênant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
Sans ordre, rien ne peut exister - sans chaos, rien ne peut évoluer. De nos jours, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien.
Mon cerveau n'est qu'un récepteur, dans l'Univers il y a un coeur duquel on obtient la connaissance, la force et l'inspiration. Je n'ai pas pénétré dans les secrets de ce coeur, mais je sais qu'il existe.
Le divertissement est le meilleur régime contre le poids de l'existence....
L'homme qui détient le pouvoir est nanti d'un sabre à double tranchant : s'il le baisse trop, il se coupe le tendon ; s'il le lève plus qu'il ne faut, il se fend le crâne.