Le chagrin causé par le mal d'autrui est passager.
La miséricorde surpasse la justice.
Je ne fais rien du tout quand je pense tout faire.
De ce que le naturel, par accident, fait de l'art, il ne s'ensuit nullement que l'art doive faire du naturel.
Il m'arrive de me donner d'excellents conseils, mais je suis incapable de les suivre.
La science avance par degrés et non par bonds.
Rien, c'est trop peu ; Dieu, ce serait trop.
On n'achète pas les tableaux parce qu'on les aime ; on les aime parce qu'on les achète.
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
L'esclavage a ses bons côtés. Le tyran ne peut affirmer qu'il règne en maître sur des hommes libres.
La vanité repue est toujours un peu honteuse de son appétit.
L'amour qui ne sert qu'à dominer les êtres trouve en lui-même sa récompense.
Nos besoins de haine sont satisfaits, mais nos besoins d'amour restent inoccupés.
La télé c'est comme les femmes, il faut séduire à chaque fois...
L'opinion publique devrait être alertée sur son inexistence.
Quand on aime on est toujours malheureux.
L'amour c'est de l'obstination aussi.
Ne parle pas. C'est par la parole qu'on devient indigne de tout.
Dieu n'est pas à la hauteur. Il n'est même pas dans le bottin.
Ce qui est le pire, au fond, ce n'est pas de renoncer à un être. On finit toujours par trouver des raisons. C'est de renoncer à ce qu'il représente dans une vie.
Sans les songes, c'est un champ incolore la mer.
Travailler, d'accord, encore faut-il avoir le temps...
L'histoire est semée de mots dont on dit qu'ils ont fait fortune !
Les hommes chantent parce qu'ils ont goûté à la mort.
La rapidité des esprits scientifiques rattrapera toujours l'imagination des artistes.
Faites donc l'âne pour avoir du son !
Dès que je vois des costumes d'époque à la télé, j'éteins.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Je veux une grande paradeUn défilé de charsDes serpentins, des fleursDu bruit, une fanfareJe veux une mascaradeUn verre et un cigare.
'ai la certitude que la mort ne peut éteindre la flamme que j'allumée au Ghana et en Afrique. Longtemps, après ma mort, elle continuera de brûler et d'être portée haut, éclairant et guidant tous les peuples.
La parole, quand elle est vraie, peut aider, comme une main fraternelle.
Le temps est plus important pour moi que l'argent.
- Tu n'es qu'un misérable con !- Admettons, mais dans ce cas-là tu vas au bout du comptoir, c'est pas la place qui manque !
Les abeilles, c'est des fonctionnaires, même si on veut de la confiture, elles font du miel.
La plus grande chose dans la vie est l'expérience. Même les erreurs ont de la valeur.
Quand je m'ennuie, j'achète un ticket de métro, et je passe la journée à lire des visages.
Le futur se conjugue à l'imparfait pour tracer sa route.
Pourtant, pensez à ceux qui sont muets et sourds, Car ils sont morts assassinés au petit jour.
Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.
Je t'aimais,Aux entrailles de la vie,Je t'aime,Aux portails du temps.
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Et c'est un parfum que penser à toi,Le dossier sur ton compte est complet,Sauf ce que nous avons omis de faire,Par mille baisers de fond.
La poésie est simplement la preuve de la vie. Si votre vie brûle bien, la poésie en est les cendres.
Tout dans la vie est soumis à des devoirs : y être fidèle, voilà l'honneur ; les négliger, voilà la honte.
C' était simplement que son ami avait ressuscité les rivières brunes où sautent les poissons, et les femmes avec le soleil dans leurs cheveux.
Quand les passions sont excitées par les objets présents, la déclamation et les plus sublimes vérités sont pour elles un frein qui ne les retient point ou qu'elles brisent bientôt.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
Il l'aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.
Les caresses d'une mère, une belle promenade, des heures émerveillées par des récits heureux agissent sur toute l'existence.
Je me suis souvent interdit beaucoup de choses par peur de sombrer dans la débrouille.