Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant, c'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres.
Nous ne sommes pas juges de ce que Dieu attend d'un vie et d'une autre.
L'univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
Originellement nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.
Les mariages se font au ciel et se consomment sur la terre.
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
Ce qui rend la pauvreté si dure, ce sont les privations, c'est la promiscuité.
La fureur ne vient qu'à ceux qui s'y préparent.
Les dieux se transmettent en héritage leurs attributs et leurs sujets.
On devrait se marier entre compagnons d'enfance.
Quelles que soient les expériences, sont-elles vraiment utiles ?
La gloire posthume ne réchauffe pas les cercueils.
Qui croit toujours le crime, en paraît trop capable.
Les meilleurs chefs sont ceux qui s'entourent d'hommes avisés.
Les conventions finissent par former les êtres.
La crainte aguerrit contre les maux et en évite les surprise.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
La plus grande partie de la misère humaine est causée par l'indolence.
Il n'y a rien de mal à ce qu'une femme accueille toutes les avances des hommes tant qu'elles sont en espèces.
Tant de mains pour transformer ce monde, et si oeu de regards pour le contempler.
J'ai constaté qu'au long des mois, des années maintenant, ne se tissent que peu d'amitiés nouvelles, ne se retrouve pas l'amitié.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Il était convaincu qu'un au moins des plus sérieux accidents de l'espace avait été causé par la vive distraction de l'équipage, consécutive au passage, dans la salle des commandes, d'une femme au relief avantageux
Ne condamne jamais personne à mort avant d'avoir bu ton café.
Personne n'est capable de se diriger seul ; tous ont besoin de prendre conseil des autres.
Il faut toujours laisser aux forces morales une certaine marge de manoeuvre, aussi bien dans les déterminations de la théorie que dans les règlements permanents.
L'homme n'est pas longtemps honnête quand il est seul, allez !
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
La lutte contre l'islamisme est un combat constant qu'il faut mener et je ne connais pas suffisamment l'implication de la société française et son désir vraiment d'arrêter une évolution qui n'est absolument pas conforme à notre destin national.
Femme, vous êtes fatale quand on vous aime.Brulure jusqu'à brisure.
Nous sommes la première société dans l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux.
L'écrivain original, tant qu'il n'est pas mort, est toujours scandaleux.
Il y a la pensée-maotsetung... Le soleil ne brille que le jour, l'étoile ne brille que la nuit ; la pensée-maotsetung brille la nuit comme le jour.
Il y a des genres et des degrés de solitude. Une île au milieu d'un lac, c'est un genre de solitude ; mais les lacs ont des bateaux, et on peut toujours espérer une visite.
Maintes fois, tous nous relevons tous la tête en croyant qu'il nous faut dire la vérité ou la vérité apparente et nous la rentrons dans les épaules. C'est tout.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
En découpant le steak dans mon assiette, sans tomber dans une culpabilité malsaine, je peux voir les principes qui dictent ma vie : pourquoi croire que mon plaisir vaut le massacre d'un animal ?
Le moment doit être immortalisé sinon il n'existe pas, sinon ils n'existent pas, ses garçons qui crient, ses filles qui dansent.
N'est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l'habitent ?
Mon style est la destruction haute couture.
En vol, la probabilité de survie est inversement proportionnelle à l'angle d'arrivée.
Il semble y avoir une règle générale selon laquelle, plus son travail profite à d'autres personnes, moins il est susceptible d'être payé pour cela.
Je pense que l'idée que nous avons toute la démocratie que l'argent peut acheter s'écarte tellement de ce que notre démocratie est censée être.
Plus notre innocence est grande, plus notre force est grande et plus notre victoire est rapide.
Si mieux est possible, bien ne suffit pas.