Le cinéma, c'est l'opéra du vingtième siècle. On a tous les arts : les écrivains, les acteurs, les décorateurs, les chefs opérateurs, les musiciens, pour faire une oeuvre totale.
Les images sont les livres des illettrés.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
Ce n'est pas l'amour qu'il fallait peindre aveugle, c'est l'amour-propre.
L'architecture est la physionomie des nations.
Cocu : chose étrange que ce petit mot n'ait pas de féminin !
Fuyez un ennemi qui sait votre défaut.
Ne vous défendez pas avant d'être accusé.
Egalitarisme : rêve de pauvre, cauchemar de riche.
Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.
Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense.
D'être sans noyau c'est un progrès pour la prune, mais du point de vue de ceux qui la mangent.
Il y a deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
Les enfants, c'est pas vraiment méchant ; ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps ; ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler ; au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Le contribuable qui fait sa déclaration ressemble à une jeune fille qui arrive sur la plage. Il commence par retirer tout ce qui est permis et, si on ne le surveille pas, il en retire encore un peu plus.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.
Dieu ne juge pas : par lui les êtres se jugent.
C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur.
Dieu a créé des hommes inachevés dans un monde inachevé pour les laisser être. Les hommes doivent se réaliser eux-mêmes.
L'homme ne peut s'éclairer par Dieu ; c'est par l'homme qu'on essaiera d'éclairer Dieu.
L'homme prend, la femme s'éprend.
L'oiseau englué dans un buisson se méfie de tous les buissons.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
Rien ne se perd dans la nature, hormis les espoirs réalisés.
Le hasard est une loi que tout le monde applique sans le savoir.
Quand une femme a une profession, elle n'a pas besoin de mari ; un amant suffit.
Aucune nation n'aime à considérer ses malheurs comme ses enfants légitimes.
Une femme au début, c'est toujours un rêve.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Ce n'est pas la misère qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse.
La guerre, on ne la fait pas : c'est elle qui nous fait.
Les braves filles vont au ciel, les autres un peu partout.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
L'oubli détient le pouvoir et le sens du secret.
On peut lire sur les boîtes de fromage : "45 % de matière grasse". Sur les couvertures de certains romans, on devrait lire : "1 % de matière grise" !
De tous les attributs, la beauté est la plus sûre inspiratrice de l'amour.
On ne peut plus écrire quand on ne s'estime plus.
Les uns vivent de la mort des autres, les autres meurent de la vie de quelques-uns.
L'authentique scandale, c'est que des gens croient encore que la publicité c'est vrai.
Nous sommes tous des pervers sexuels persécutés.
L'amour c'est le coeur qui s'émeut en même temps que l'intelligence.
La peur aussi rend l'homme semblable à la bête et souvent le fait mourir.
La peur est le plus grand de tous les maux dont l'humanité est affligée. Sans la peur, il n'y aurait pas de guerres...
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
La violence est en nous ; nous la portons tous mais quelques-uns seulement la poursuivent jusqu'au bout.
Il n'est besoin que de quelques mots pour dire la vérité.
Notre monde parviendra un jour à un raffinement tel qu'il sera aussi ridicule de croire en Dieu qu'aujourd'hui de croire aux fantômes.
Que c'est intéressant la guerre ! On peut être fier de la civilisation !
Il faut défendre la valeur de l'homme, de l'individu, face à la puissance de la masse.