C'est capricieux le bonheur. Ça demande, exige beaucoup pour ce que ça donne.
Les religions que nous appelons fausses étaient vraies autrefois.
Nous ne faisons pas la part assez grande à ce que furent nos rêves. Ce sont eux, qui cependant, bien plus que nos actes, qui nous accordent avec le temps et le monde.
Faire un voeu est un plus grand péché que de le rompre.
Nous sommes possédés par ce que nous possédons.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
Etre riche, c'est posséder trop.
Le lit est une tombe pour celui qui y cherche les plaisirs de la chair.
Ne mêlons pas les femmes à nos affaires ; elles ont assez des leurs.
Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s'assemble autour de nos premiers pas.
Le fanatisme n'est-ce pas cela ? La haine justifiée par l'amour.
L'Angleterre est le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l'enfer des chevaux.
L'amour est aussi grand par le bavardage que par la concision.
En vieillissant, on apprend à troquer ses terreurs contre ses ricanements.
L'agresseur est d'autant plus difficile à vaincre qu'il se fait plus intime.
Ces gaffes qui sont accueillies par un de ces silences que l'on peut qualifier d'assourdissant...
Ce qui change le moins chez l'homme, ce sont les questions qu'il se pose sur lui-même.
La parole, cette forme désuète de communication.
On sait rarement ce qu'on veut et jamais ce qu'on voudra.
Le sage fuit l'amour qui n'apporte que chagrins et contrariétés, sauf qu'en ayant remporté la victoire en fuyant, il se retourne et se demande pourquoi il a couru si vite.
Ce que j'écris ne veut pas de la gloire Seulement faire en secret son chemin.
Peut-être sommes nous toutefois les gardiens de la vérité de la vie.
Le génie n'est que l'enfance nettement formulée, douée maintenant, pour s'exprimer, d'organes virils et puissants.
Tout ce que l'on donne à satiété lasse celui qui le reçoit.
L'écriture rend fous ceux qu'elle veut perdre.
Les plaintes de l'âme restent longtemps tapies avant de jaillir.
D'où vient des nuits d'été la lenteur paresseuse...
Ne se damne pas qui veut, ne goûte pas qui veut le pain de sa perte.
Il y a des mots incapables d'être définis.
L'homme est le seul animal qui fasse du feu, ce qui lui a donné l'empire du monde.
Ce qui est médiatisé n'est pas forcément le plus important.
Les livres ont les destinées Que leur fait, d'après ses idées Et ses goûts, celui qui les lit.
La caverne sexuelle est devenue la fosse visqueuse de l'enfer.
A pied, vous pouvez aller partout... si vous avez le temps.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
La pire vacherie que l'on peut faire à un copain que l'on n'aime pas, c'est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n'est pas désagréable. Au-delà d'un certain degré, il y en a franchement marre.
Quand quelqu'un devient insolent, ne regarde pas la forme mais le fond du message qu'il veut faire passer.
Soyez pleinement dans l'instant présent, ouvrez-vous aux puissantes énergies qui dansent autour de vous.
Il n'est pire solitude que celle qui naît de l'indifférence des autres.
Les plus grands coeurs, hélas ! ont les plus grandes peines.
Nous empoisonnons la terre, nous empoisonnons les animaux, et je crois vraiment que nous nous empoisonnons nous-mêmes.
Les principes philosophiques, dialectiques matérialistes, ne sont pas le point de départ de la recherche mais son résultat final; ils ne sont pas appliqués à la nature et à l'histoire des hommes mais abstraits de celle-ci; ce ne sont pas [...] ► Lire la suite
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime, et celà non parce qu'il est beau mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis.
Chose significative: ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent. C'est d'abord par le coeur.
La justice est douce aux regardants ; le châtiment est dur au condamné.
Les livres les plus faciles à adapter sont ceux qui, une fois enlevée la littérature, continuent de tenir debout. Il y en a moins qu'on ne le croit. Souvent, la beauté de la littérature vous fait prendre des vessies pour [...] ► Lire la suite
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Un homme de bien agit et raisonne en homme de bien, un méchant agit et raisonne en méchant.
La mort n'est rien. Elle n'est que l'extinction de l'artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu'un. La vie n'est rien. Elle n'est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu'un.
La vie est une succession de séparations qui se termine par une grande réunion.