Les passions de l'artiste sont pareilles aux fleurs, par leur parfum intense et leur courte durée.
Quels misérables nous serions, si nous n'étions pas fiers de nos ancêtres !
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
Quand on parle trop du loup, il finit par l'apprendre.
Le prix Nobel, c'est une bouée de sauvetage lancée à un nageur qui a déjà atteint la rive.
Quelqu'un qui vous répète toujours qu'il n'est pas fou doit avoir quelques doutes.
Tous les gestes engagent ; surtout les gestes généreux.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Confiance et défiance sont également la ruine des hommes.
Les hommes n'aiment pas toujours ce qu'ils estiment, les femmes n'estiment que ce qu'elles aiment.
La plupart des hommes, arrivés à un certain âge, craignent et haïssent la vieillesse. C'est pourquoi la plupart vieillissent mal et meurent avant le temps.
La politique est peut-être la seule profession pour laquelle nulle préparation n'est jugée nécessaire.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
Je ne trouve rien si cher que ce qui m'est donné.
Ce sont les moeurs de celui qui parle et non pas ses paroles qui persuadent.
Toute personne qui pense fortement fait scandale.
Mieux vaut étouffer une injure qu'un incendie.
Peu importe son visage, si elle est intelligente, elle est jolie.
Enfreindre la tradition est aussi une tradition.
Nous avons les souvenirs que nous méritons.
Mettez-vous dans l'esprit que les femmes veulent qu'on les aime, mais en même temps qu'on les divertisse.
Il y a bien peu de femmes dont la conversation plaise encore après qu'on les a eues.
Les catholiques envisagent l'enfer sans en mourir, c'est plus confortable que rien.
L'opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu'elle pourrait obtenir, car alors il lui faudrait être contente ; et être contente pour l'opposition, c'est cesser d'être.
Il y a deux espèces de gens, les trompés et les trompeurs, les faibles et les forts. Les forts sont comme le granit, on peut les presser autant qu'on veut, on n'en tirera jamais rien.
Politiciens, demandez conseil aux gastro-entérologues : que peut-on encore faire avaler aux citoyens ?
Dans le mariage, on fait l'amour par besoin, par devoir. Dans l'amour, on fait l'amour par amour.
L'horreur du XXème siècle tient à la grandeur des événements et à la petitesse de leurs répercussions.
Les hommes sont ainsi faits qu'ils croient plus volontiers ce qui leur semble obscur.
C'est un excellent consolateur que celui qui a lui-même besoin d'être consolé.
Quoique l'on dise, le passé ne lie pas.
Les années ne modifient pas notre essence, si tant que nous en ayons une.
Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes.
La force n'est pas un remède.
Les histoires vraisemblables ne méritent plus d'être racontées.
Albert Cohen s'est trompé : ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés.
Un savant, c'est un homme qui est à peu près certain.
Les bourreaux ne parlent pas ; ils n'ont pas de paroles.
Les émotions simples sont les plus difficiles à vivre.
La crainte d'un défaut fait tomber dans un pire.
J'aime dire que l'attaquant a toujours l'avantage.
On n'en a pas fini avec l'histoire, pas plus qu'avec la biologie au sein de chaque être.
Toute notre culture se fonde sur un appétit d'achat, sur l'idée d'un échange mutuellement profitable. L'homme moderne trouve son bonheur à regarder avec frénésie les vitrines des magasins et à acheter tout ce que ses moyens lui permettent d'acquérir, en argent comptant ou à tempérament.
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à toutes les modes, à toutes les sauces ? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites... Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing gum
Les cachets des vedettes, c'est de la connerie. En général, nous sommes au pourcentage. Nous ne coûtons cher qu'en cas de succès.
Où va une pensée quand elle est oubliée ?
Le peuple est las d'un gouvernement qui le ruine et ne fait rien pour lui.
Ne consens à vivre ni dans l'anarchie ni sous le despotisme.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Chaque jour en tournant la page,Ressemble au début d'un voyage,C'est aujourd'hui que je suis né,Pour revivre et pour espérer...