Les esclaves de l'Eglise acquitteront leur tribut conformément à la loi : quinze mesures de cervoise... deux mesures de pain.
Nous faisions le gros dos sous la pluie.
La presse a tous les droits... La défendre depuis trente ans n'interdit pas un regard critique !
C'était l'époque où on pouvait encore vivre ses passions, faire de sa passion un art, sans qu'on mette immédiatement en exergue le mauvais côté des choses. C'était vraiment une autre France.
On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Pour vivre heureux, il faut admettre que l'être humain est fondamentalement bête.
On pardonne aisément à qui trouve son mieux.
J'ai vu se dévoiler le visage hideux de cette ferveur athée, la terreur psychologique, l'absence de tout complexe avec laquelle on sacrifiait toute réflexion morale, comme un relent bourgeois, alors qu'il s'agissait d'objectif idéologique.
Le mysticisme ne dit rien, absolument rien à celui qui n'a pas éprouvé quelque chose.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".
Quand on ne s'aime pas, on n'aime personne.
Je suis, je vis, j'attaque, je détruis. Je pense, donc je contredis.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
Le colonisé réagit en refusant en bloc tous les colonisateurs. Et même, quelques fois, tous ceux qui leur ressemblent, tout ce qui n'est pas, comme lui, opprimé.
Vivre privé de livres équivaut à une mutilation.
Quand vous entendrez : " Ciel, mon mari ", dites-vous bien que c'est l'enfer.
Mais au moins, se perdre dans l'espace, ça vous tenait occupé.
En tant qu'acteur, je veux faire autant de prises que possible. Je veux tourner la scène... ou tirer jusqu'à ce qu'ils me fassent démissionner.
On peut être obstrué par du miel et incapable de se lever et de voler.
Deux qualités tout à fait opposées biaisent également nos esprits : les habitudes et la nouveauté.
Je pense que j'ai été un exemple incroyable pour mes enfants de ce qu'il ne faut pas faire.
Rien ne m'irrite plus que la paresse chronique chez les autres. Remarquez, je ne m'oppose qu'à la paresse mentale. La paresse physique peut être céleste.
J'ai une très longue relation avec l'Amérique. Ma mère a grandi là-bas et j'ai senti dans une certaine mesure que j'y appartenais en partie. J'y ai été brièvement scolarisé pendant environ un an.
Si quelqu'un pour une raison quelconque, pour la musique ou pour le cinéma, devient célèbre, c'est parce qu'il a quelque chose, quelque chose de spécial.
Je crois que les expériences de la vie sont plus importantes que n'importe quel film que vous faites.
Le succès, c'est le public qui me l'a apporté.
Bien que j'aie joué une grande variété de rôles, je n'ai jamais eu la chance de jouer une histoire écrite spécialement pour moi. Dommage, c'est la seule histoire qui vous permette de révéler votre personnalité.
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Rien ne va vous arriver si vous jetez du sel sur le sol, si vous vous tenez sous une échelle ou si vous voyez huit chats noirs dans la rue.
J'ai bientôt 84 ans et j'ai toujours pensé que, le jour de ma mort, les gens parleraient de moi mais qu'après, ils passeraient à autre chose. J'en suis un peu moins sûr, désormais...
Je ne parle jamais de politique avec Delon.
On ne peut pas tout porter, même si c'est joli.
Se marier était la meilleure chose que j'ai jamais faite.
J'adorerais faire de la comédie.Particulièrement de La comédie française.
Chaque âge a ses points morts, malsains, massifs. Nous pourrions ne pas les voir, mais nos enfants les verront.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
J'admire qu'il soit si lourd en étant si plat.
Le contact avec la scène pour un artiste est très important.
si les humains ont un point commun, c'est d'inventer des mondes fictifs et de parvenir à y vivre, plutôt que dans le réel.
Nos enfant, on leur en met trop dans la tête et pas assez dans le corps. Mais ils souffrent, ils étouffent. Voyez comme ils déchirent leurs jeans, se font des piercings, des tatouages : leur corps ne s'exprime pas assez.
Il est donc prouvé une fois de plus qu'ils gardent rarement leur aisance, ceux qui la doivent à des ressources que la morale réprouve.
Mort : échéance de fin de moi.
Educateur farfelu qui aurait souhaité nous faire éléver à domicile pour mieux surveiller nos progrés, homme mûr et néanmoins naïf, saisi d'étonnement à chaque étape de notre évolution, Papa vécut sa paternité avec un émerveillement inquiet.
Il y a ceux à qui nous pardonnons et ceux à qui nous ne pardonnons pas. Ceux à qui nous ne pardonnons pas sont nos amis.
Impunité. Prospérité.
Le succès en affaires va à celui qui met une idée en application.
La décomposition est dans le présent, demain aussi est décomposition et chaque chose se désagrège : la poussière serait-elle le maître de tout ?
Est-ce que l'amour existe ?
La vie ne rend jamais ce qu'on lui a cédé.