Une des propriétés de la vertu, c'est de ne pas exciter l'envie.
Rien ne rend un homme plus conscient de son importance que de recevoir un télégramme de plus de dix lignes.
Comment croire en ceux qui doutent ?
La clarté orne les pensées profondes.
Les bistrots sont les confessionnaux du diable.
Poutine a cru que tout le monde allait se coucher tout de suite et il se retrouve aujourd'hui totalement débordé.
Les échecs, c'est un art.
Le statut de l'amour reflète inévitablement cette grégarité de l'homme moderne. Des automates sont incapables d'aimer ; ils ne savent qu'échanger leur paquet de personnalité en espérant conclure un marché équitable.
C'est une enfant seule, comme moi, qui a dû grandir avec un rêve qu'elle n'a pas réalisé mais qui est resté intact, et qui empêche sa vie de déteindre sur elle.
Enfanter, c'est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
Comme quoi on peut se quitter tout de suite après qu'on s'est promis qu'on ne se quitterait plus jamais.
La plupart des villes et villages de France ont été déshonorés par un hideux commercialisme.
L'erreur peut être une vérité en devenir.
On ne saurait imaginer un mode d'amour plus essentiellement générateur des discordes. Et c'est pourquoi l'adultère est le compagnon de route éternel, universel du mariage: ils sont impensables l'un sans l'autre.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Rien n'est plus redouté que le gouvernement national se mêlant de la religion.
Les hommes de raison ont enduré, les hommes de passionn ont vécu.
La société est divisée en deux classes, les tondeurs et les tondus.
Si je faisais un talk-show, je ferais le genre d'émission qui n'arrive qu'une fois par mois, avec des invités incroyables.
Je suis là où je suis parce que je crois en toutes les possibilités.
Woody Allen et moi sommes amis parce que nous sommes tous deux hypocondriaques et j'ai diagnostiqué chez lui toutes sortes de problèmes. Je lui ai conseillé des choses. Il a ensuite demandé à son docteur de les lui prescrire.
On ne s'éprend pas de ce que l'on respecte, ni peut-être de ce que l'on aime ; on ne s'éprend pas surtout de ce à quoi l'on ressemble ; et ce dont je différais le plus, ce n'étaient pas les femmes.
Je suis si naïve au sujet des finances. Une fois, quand ma mère a mentionné un montant et que j'ai réalisé que je ne comprenais pas, elle a dû expliquer : C'est comme trois Mercedes. Alors j'ai compris.
Je pense que nous réalisons que les gouvernements ne peuvent plus nous gouverner.
Vous dormez à côté de quelqu'un pendant des années, pourtant vous ne savez toujours pas de quoi il rêve.
On ne désire jamais que ce qu'un autre désire.
Beaucoup de gens ne sont jamais jeunes ; quelques personnes ne sont jamais vieilles.
Une manie, c'est le plaisir passé à l'état d'idée !
Il est plus pénible de "rendre" 1000 francs que de ne pas les gagner.
Le verbalisme, c'est la pensée des autres.
Presque tout ce qui existe n'aime que parce qu'il est aimé.
Quand on est laid, on n'a jamais vingt ans.
Dieu est la plus riche et la plus personnelle conception humaine.
Je n'en veux point aux sots, j'en veux à la sottise.
L'ami donne des conseils à son ami ; le supérieur des avis à son inférieur.
Et vivre, n'est-ce pas rêver d'un rêve ?
Elle n'a jamais été monogame. C'est bon pour les moches, ça.
Morte !... morte !... Il y a de ces mots qu'on prononce sans pouvoir les comprendre.
Il est dans la nature humaine, de raconter beaucoup et de réfléchir peu.
Le pauvre, le grand déshérité, c'est celui que personne n'écoute.
Comme un gosse il était fier de voir son nom imprimé au bas d'une page et chaque articulet, il le redécouvrait avec la même surprise et le relisait avec le même orgueil enfantin.
Si c'est un mal que d'interpréter les lois, c'en sera un sans doute qu'elles soient obscures, puisqu'elles auront alors besoin d'interprétation ; ce mal sera bien plus grand si elles ne sont point écrites en langue vulgaire.
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C'est un automatisme: quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C'est naturel, j'associe toute phrase à un tempo.
Y'a plus d'avenir sur la terre.
Le paradis ou l'enfer, ce n'est pas seulement absurde, c'est scandaleux.
Si on construisait les routes comme on construit Internet, chacune serait dotée de caméras et de micros de surveillance auxquels nul n'aurait accès sauf la police, ou quelqu'un qui réussirait à se faire passer pour la police.
-Parfois, j'ai eu des moments de grand désespoir.- des chagrins d'amour ?- Plutôt des chagrins de non-amour. c'est ça le plus triste, le plus pathétique. c'est ça qui me ravage et m'empêche de vivre.
Vivez simplement pour que les autres vivent simplement.
Il est très difficile d'échouer complètement, si vous visez assez haut.
Il reste infiniment plus à l'intérieur que ce qui ressort des mots.