Dieu a fait la femme belle et stupide. Belle pour plaire à l'homme et stupide pour l'aimer.
La fidélité est un vice de pauvre.
L'orgueil a cela de bon qu'il préserve de l'envie.
L'avenir ne fait aucun doute, c'est le passé qui est imprévisible. Et l'avenir n'est qu'un présent en devenir.
La liberté, ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, c'est le refus de faire ce qui est nuisible.
Je suis pour l'indissolubilité du mariage. C'est le seul moyen de ne pas faire l'imbécile deux fois.
Au-delà de toi est la source du bien, une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
Il veut faire de la politique pour être un gangster moderne.
Les femmes sont mieux adaptées que l'homme à la douleur. Elles vivent d'émotions, ne pensent qu'aux émotions.
Quand une science est à bout d'arguments, elle élargit son vocabulaire.
L'épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
Défiez-vous des mots sonores : rien n'est plus sonore que ce qui est creux.
Dieu se veut à l'origine de tous nos actes, et à leur dénouement aussi. Il est à la fois question et réponse.
Quiconque a Dieu avec lui n'est jamais moins seul que quand il est seul.
Si tu négliges l'expression, tu ne vas pas jusqu'au bout de ta pensée : elle n'est rien de plus que ce qui est écrit.
Quelles choses peuvent donc bien pousser sur le terrain de la dure réalité ?
L'intelligence d'une personne est reflétée par le nombre d'opinions contradictoires qu'elle peut avoir sur un sujet.
Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies.
Toute vie véritable est rencontre.
C'est dans la boue qu'on trouve le plus bel or !
Durant l'absence de pluie, ce sont les jeunes arbres qui jaunissent les premiers. Les vieux ont des cachettes souterraines qu'on appelle expérience.
Le médicament reste le principal symbole de la puissance du médecin.
Ne t'arrête jamais. On recule toujours dès que quelque chose est sur le point de se produire.
Vivre ensemble, c'est partager. Le danger, c'est de s'annihiler l'un l'autre.
Le régime de la vie intellectuelle, ne laisse qu'une voie étroite et difficile entre la prosternation suicidaire et le refus de principe.
L'homme regarde le miroir, le miroir regarde l'homme.
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Le beau n'est que le premier degré du terrible.
Peser de tout son poids sur le mot le plus faible pour qu'il s'ouvre et livre son ciel.
Ce qui est fâcheux dans les malheurs publics, c'est que n'importe qui s'estime assez compétent pour en parler.
S'il tient à préserver une quelconque dignité spirituelle, l'homme doit négliger son statut de contemporain.
Une femme qui vote une loi en faveur du divorce est semblable à une dinde qui voterait pour Noël.
Même le petit serpent a du venin.
Pourquoi les invités que l'on attend trop longtemps font-ils des débouchés triomphants, quand les voleurs de sieste ont des pudeurs de cloître au seuil de votre grille ?
Les postes importants sont dangereux pour des hommes moyennement doués ; quand on doit se dépasser soi-même, cela transforme le caractère.
L'Etat : la grande fiction à travers laquelle tout la monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
- Tu sais à quoi on reconnait un belge dans un sous-marin ? Ben, c'est le seul qui a un parachute.
Un amour qui n'a pas le sentiment d'être éternel n'a jamais commencé.
Le bonheur est un métier, il s'apprend.
La raison du plus fou est toujours la meilleure.
La famille !... Impossible de vivre avec, et impossible de naître sans.
On ne négocie pas avec le désir d'une mère.
Aucune expérience humaine n'est dénuée de sens ou indigne d'analyse.
Boire, c'est comme faire l'amour. Il n'y a que les gens idiots ou malheureux qui font ça tout seul.
Se taire, c'est pareil dans toutes les langues.
Ris et le monde rit avec toi. Pleure et tu pleures toute seule.
Les enfants, c'est fait pour grandir, pour s'en aller vers l'avenir, en laissant derrière eux des rires, pleins de rêves et de souvenirs.
Nous avons gagné la guerre et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être le plus difficile !
La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature, un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie