Ne te laisse pas bouter hors du droit chemin, même par ceux qui vont dans la même direction.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Un confrère est un personnage sans aucun talent qui fait, inexplicablement le même métier que vous.
Il n'y a que deux maux bien réels dans le monde : le remords et la maladie ; le reste est idéal...
L'aube interrompt souvent les rêves les plus beaux qu'on fait à son sujet.
Les femmes n'ont vraiment goûté le plaisir de leur amour que quand elles l'ont enfin raconté par le menu.
On n'aime plus personne quand on aime.
Nos désirs nous cachent le visage même du mensonge que nous vivons.
Une convalescence est comme un fruit qui mûrit...
C'est dans l'abnégation que chaque affirmative s'achève. Tout ce que tu résignes en toi prendra vie. Tout ce qui cherche à s'affirmer se nie ; tout ce qui se renonce s'affirme.
Aujourd'hui le monde entier dans toute son horreur comme dans toute sa splendeur fait partie de la vie intime de l'individu.
Le travail ! La seule chose qu'on ne regrette jamais.
Sur le chemin qui mène à la gloire, gardez l'incognito.
Pour faire le bilan de ta propre sagesse, ajoute avec précaution la bêtise des autres.
Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... mais sa douceur.
Il n'y a rien de vivant dans une cellule sauf l'ensemble.
Quand Dieu couche les hommes sur le dos, alors ils regardent le ciel.
Car l'amour n'est pas un état, mais une action continuelle, une sorte d'équilibre dynamique, qui se met en question à chaque instant.
Dans certains états d'âme, la beauté torture, et toute souffrance, même lumineuse, devient intolérable.
Là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de loi ; là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
On devient naturel à force d'expérience.
A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire.
C'est effrayant de vivre avec des gens qui vous connaissent. Ils vous empêchent de changer en ne s'apercevant pas que vous êtes un autre.
Le comédien revient toujours rôder autour de son théâtre.
Seul le plaisir physique contente l'âme pleinement.
Il ne faut pas en vouloir aux gens lorsqu'ils agissent de manière à confirmer la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
Il y a un apaisement au fond de toute grande impuissance.
L'important n'est pas que nous soyons pécheurs à tout prix, mais que Dieu soit tel que Jésus le désigne.
Avec un peu d'intelligence et de perspicacité, on peut n'avoir jamais de meilleurs conseillers que ses ennemis.
Nous deux formons une multitude.
Dans une musique, c'est l'ensemble mystérieux de l'intimité des mesures et du secret des notes qui attire et nous charme.
Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.
Grattons tout Québécois et c'est le coureur des bois qui surgit sous le vernis.
Heureux les gens qui ne recherchent pas d'oasis dans le désert de leur coeur !
Il y en a beaucoup qui sortent de ce monde sans savoir ce qu'ils y sont venus faire, et sans s'inquiéter davantage. Ne faisons pas de même.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
Il y a vingt-six lettres dans l'alphabet. Il n'y a que l'ordre qui change. Quand tu as lu un livre, tu les as tous lus.
La crétinerie est une qualité essentielle au tennis.
La liberté de la presse est entière ; il suffit d'avoir les milliards nécessaires.
Les plaisirs que procure la bonne chère sont ceux qu'on connaît le plus tôt, qu'on quitte le plus tard et que l'on peut goûter le plus souvent.
Qui paye ses dettes n'a vraiment pas autre chose à foutre !
Les absents ont toujours tort d'avoir cru que leur femme était frigide.
La vie est toujours douloureuse pour les gens qui aiment ceux qui les excluent et méprisent ceux qui les acceptent.
C'est étrange comme on a peur de quelque chose parce qu'on nous a préparés à avoir peur.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
Les animaux, qui ne font rien d'inutile, ne médisent pas sur la mort.
Le veau d'or ? Il vaudra moins cher demain que le veau naturel.
La mort fait l'importance de la vie.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
Qui inventera la passoire à passer le temps ?