Tout est bon dans la vie, même la mort.
Qu'il est divin le vide qui suit la disparition de la peur.
Prenez garde : tous ne sont pas dignes de la confidence.
Le plaisir est rond comme la lune et en bout de course il se fait étoile filante.
Le sérieux n'est que la crasse accumulée dans les têtes vides.
Les existences faibles vivent dans les douleurs, au lieu de les changer en apophtegmes d'expérience, elles s'en saturent, et s'usent en rétrogradant chaque jour dans les malheurs consommés.
Il est impossible de vivre dans le monde sans jouer de temps en temps la comédie.
C'est pas parce qu'on demande rien qu'on sait tout.
La sénilité, c'est l'aboutissement d'une certaine maturité.
L'existentialisme repose sur l'affirmation que l'homme est libre.
La peine est une trop simple raison pour répandre des cendres.
Les vertus qui ont construit la France demeurent plus que jamais nécessaires.
Il y a toujours quelques individus que le hasard isole, ou que la génétique favorise.
Les profs, en classe ils devenaient tellement fous qu'ils essayaient d'inventer des armes pour nous stopper. Vous vous rappelez du carnet de correspondance des élèves ? Plus t'avais de mots dedans, plus t'étais un gangster ! Enfin, t'étais un gangster, jusqu'à ce que tu doives le faire signer par tes parents...
Mieux vaut devoir son salut à une prompte retraite que de subir la loi du vainqueur.
Même nue, la femme est encore vêtue de sa pudeur.
La souffrance physique se supporte si elle accompagne le succès d'un long effort.
Nous ne voulons jamais compter sur la gentillesse d'inconnus pour faire face aux obligations du lendemain.
J'ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque.
Vous êtes indépendants depuis bientôt un demi siècle et tu me dis qu'il n'y a qu'une seule route ? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant tout ce temps ?
Il faut oser. Celui qui n'ose pas se condamne à être dévoré par la crainte.
La bonne bouffe est souvent - en fait, la plupart du temps - la nourriture la plus simple.
J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
Rendre la violence par la violence multiplie la violence, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit déjà dépourvue d'étoiles.
Je pense que les films de drogue libèrent le réalisateur pour faire des films intenses.
Les femmes n'expriment pas le pouvoir, elles ne l'incarnent pas. C'est comme ça. Le pouvoir s'évapore quand elles arrivent.
Le talent c'est d'avoir envie de faire quelque chose,et ce n'est que cela.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Il y a un thème dont je suis conscient et qui se retrouve dans tous mes films : l'échec de la communication.
Si l'enfance est comme la mienne violente et douloureuse, ça conditionne l'adulte que je suis devenue, qui peut rester des jours sans parler.
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.
La bonne chose à propos de vivre dans une petite ville est que lorsque vous ne savez pas ce que vous faites, quelqu'un d'autre le sait.
Je savais que la seule chose que je pourrais regretter n'était pas d'essayer.
Soyez aimants, bienveillants et tolérants, peu importe ce que vous récolterez en retour. Le sentiment que vos actions vous procurent est la plus belle des récompenses.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
Le génie est la capacité à renouveler ses émotions dans l'expérience quotidienne.
J'ai l'âge que j'ai et j'essaie de faire de mon mieux avec ce que j'ai.
Les joies non partagées sont comme les fruits mûrs qu'on laisse pourrir plutôt que de les offrir.
On peut se perdre ou disparaître dans une grande ville. On peut même changer d'identité et vivre une nouvelle vie.
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
Il est allé droit au chef, au généralissime, à Voltaire en personne, et l'a insulté de toutes les sortes, lui donnant tous les noms, avec une verve, un mordant, une insolence égale à son objet, et tout à fait heureuse. [...] ► Lire la suite
Les moments les plus heureux que j'avais eus moi-même étaient ceux où ma vie m'importait moins que celle d'un autre. Ce qui arrivait parfois au début d'un amour et tout le temps avec son enfant.
On ne construit pas une société forte sur des choix mous.
Le chant est à la parole ce que la peinture est au dessin.
Aucun arbre ne croit en un jour, aucun ne tombe au premier coup.
La mer : une telle quantité d'eau frise le ridicule.
Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.
Qu'en attente de ce qu'on aime une heure est fâcheuse à passer !
La vertu, immuable, ne quitte pas l'homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, D'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même.