Le problème avec la vie, c'est que l'on ne sait vraiment pas du tout ce qui se passe.
Les pieds sont les organes de la circulation.
Les flots passent les uns après les autres et se poursuivent éternellement.
La coutume est le pilier autour duquel s'enroule l'opinion, et l'intérêt est le lien qui l'attache.
Il est des coutumes qu'il est plus honorable d'enfreindre que de suivre.
Les échecs sont encore plus proches de l'art de l'assassinat que de l'art de la guerre.
Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps !
La pénicilline et la lutte contre l'alcoolisme sont bien plus efficaces que les changements de gouvernements.
La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé.
Ce n'est pas chez les neutres que l'amour aurait l'idée de se ravitailler.
Malheureusement, il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Les idées sont comme les âmes : fragiles et éternelles.
On est toujours l'enfant de quelqu'un.
La littérature, comme les religions, a toujours aspiré à l'absolu en oubliant le cruel présent, quotidien, le seul en définitive qui compte pour l'homme.
Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être.
Il y a des écrivains qui ne sont pas des écrivains comme les autres.
Mais il n'y a que dans les livres où les destinées se reconstituent à travers des albums jaunis.
Il y a des présences qui finissent par être plus douloureuses que certains abandons...
La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.
Vous devez trouver votre rêve, alors le chemin devient facile.
Si Dieu m'avait fait l'honneur de me consulter, je lui aurais conseillé de lacer les rides des femmes sous le talon.
Le soupir annonce la tempête comme un vol précipité d'oiseau.
Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce qu'il est. Mon bonheur sans quoi ma vie ne serait pas ce qu'elle est. Se pourrait-il que la vie et le bonheur, ce ne soit pas fait pour cheminer ensemble ?
Une révélation est la compréhension de ce que l'on sait déjà.
Ils quittent un à un le paysPour s'en aller gagner leur vieLoin de la terre où ils sont nés.Depuis longtemps qu'ils en rêvaientDe la ville et de ses secretsDu formica et du ciné.
Un maman a tortDeux c'est beau l'amour,Trois l'infirmière pleure,Quatre je l'aime,Cinq il est d'mon droit,Six de tout toucher,Sept j'm'arrête pas là,Huit j'm'amuse.
Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
Il est des moments magiques, de grande fatigue physique et d'intense excitation motrice, où surgissent des visions de personnes connues par le passé surgissent pareillement des visions de livres non encore écrits.
Vous m'aimez... quel droit aviez-vous alors de m'abandonner ? et vous, de votre plein gré, vous l'avez fait. Ce n'est pas moi qui ai brisé votre coeur... c'est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
Il est des êtres pour qui la réussite, toujours, va de soi et pour qui l'insuccès demeure inconcevable. La comtesse de Castiglione était de ceux-là.
L'amour est calcul, l'amour est habileté. Cette habileté est une forme d'intelligence, une intelligence de la tête bien sûr, mais surtout cette indispensable intelligence du coeur et même du corps qui peut nous faire sentir...
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
Qui ne veut pas se défendre, s'offre à sa victime.
Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
L'instruction obligatoire aboutit au plus bel élagage de la personnalité.
Tant que la science progressera, tant que les mathématiques continueront à découvrir des mondes incroyables où deux fois deux n'auraient jamais l'idée d 'égaler quatre, de nouvelles idées surgiront chez ceux qui laissent leur esprit vagabonder, passeport à la main, aux frontières du Possible.
Elle dort toute blanche,En robe de dimanche,Dans son cercueil ouvertMalgré le vent d'hiver.
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] ► Lire la suite
Il faut entendre le singulier pouvoir qu'exerce une ville ou un site sur l'esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
L'esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé entre deux observations : l'une qui sert de point de départ au raisonnement, et l'autre qui lui sert de conclusion.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.
Un homme qui n'est pas désiré est un chien errant, solitaire.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de le religion, les bordels.
Peu parmi les hommes vont à l'autre rive, le reste des humains court çà et là sur cette rive.
C'était la noire misère parisienne attifée de son mensonge, l'odieux bric-à-brac d'une ancienne aisance d'ouvriers bourgeois lentement démeublés par la noce et les fringales.
Les cieux admirables du printemps et de l'été devenaient en un rien de temps des cieux de plomb et ce qui semblait élevé et festif pouvait vous entraîner vers les ravins du désespoir.
Je pense que j'ai toujours été inspiré en voyant un problème et en trouvant une solution.