Que d'amoureux qui s'appelaient de doux noms d'oiseaux se volent dans les plumes une fois mariés.
Celui qui viole le droit des peuples a peu de chances de bien terminer sa vie.
Des idées ? Ça emmerde tout le monde. C'est comme l'armée, ça cherche à enrégimenter.
Les allusions sont les lettres anonymes de la conversation.
Celui qui s'avilit le plus dans le phénomène de la confidence, c'est précisément celui qui la reçoit.
On ne résiste à rien plus difficilement qu'à la tentation de pénétrer dans l'espace intérieur d'un être.
Les dictons sont la bible des concierges.
Ris de toi avant tout, avant qu'un autre ne puisse le faire.
Si vous êtes sûr de comprendre tout ce qui se passe, vous êtes irrémédiablement à côté de vos pompes.
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Une femme, c'est comme un cerf-volant. Malgré ses belles couleurs, et son balancement harmonieux dans le ciel, le cerf-volant est attaché à une ficelle qui est dans les mains de quelqu'un d'autre.
Se suicider ! Mais on passe sa vie à le faire !
L'existence d'une grammaire anglaise est une question sur laquelle il est permis d'émettre des doutes.
Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l'inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l'ignorent, dépendant de l'argent plus que de la sagesse.
Les prétendus besoins spirituels ne sont qu'une sorte de masturbation.
Qui rit sous l'okoumé, pleure sous l'acajou.
On se souvient d'une atmosphère parce que des jeunes filles y ont souri.
Tout ce qui constitue la féminité, dans notre culture, dans nos traditions, est fait d'interdits, d'éléments négatifs. On nous enseigne à ne pas faire beaucoup plus qu'à faire.
La peur de paraître a sûrement un rapport avec celle d'être.
Se cogner à la réalité ne peut pas faire de mal.
Dès que les sourcils poussent, les soucis viennent.
Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain.
Il en est de la bohème comme il en est de l'alcool, comme il en est du tabac et des femmes ; il ne faut pas en pousser la pratique à l'excès.
L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir.
Le vrai passé n'est fait que de souvenirs qui n'en sont plus, parce qu'oubliés.
C'est une chose bien douce que de pouvoir compter sur une affection comme je compte sur la tienne, comme tu dois compter sur la mienne. Aime-moi toujours bien, ma chère maman : j'en ai besoin et j'espère que je le mérite.
C'est la marque d'un petit esprit de s'en prendre à autrui lorsqu'il échoue dans ce qu'il a entrepris ; celui qui exerce sur soi un travail spirituel s'en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s'en prendra ni à soi ni aux autres.
Quand je rêve de toi, je me console de toi en te préférant à toi, en te reprenant comme tu étais aux premiers temps, chaude et frissonnante, triomphante et perdue.
Je n'écris pas pour faire rire les gens mais pour leur faire oublier qu'ils sont tristes.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
Toute beauté est tragique car elle est le chant d'une privation.
Faire attendre : prérogative constante de tout pouvoir, "passe-temps millénaire de l'humanité.
Par exemple être ailleursAvoir envie d'être ailleursRien faireAvoir envie de rien fairePrendre des ruesMarcher dans les avenuesCroiser les gensAvec les soucis d'argentSentir son coeur vide éperdumentComme s'il ne pouvait plus sentir les sentiments
Arrête, où cours-tu ?Le ciel est en toi.Si tu cherches Dieu ailleurs,Tu le manques à tous les coups.Homme, si tu projettesTon esprit par delà lieux et tempsTu peux à chaque instant
Civilisez l'esprit mais rendez le corps sauvage.
Un homme peut en cacher un autre.
La seule façon d'avancer est de trouver des erreurs dans la sagesse conventionnelle.
Je n'ai jamais beaucoup aimé les prix personnels. Une personne ne devient pas un combattant de la liberté dans l'espoir de gagner des récompenses.
L'homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
Le 7 janvier, je n'ai pas le souvenir d'avoir embrassé Georges, et cela m'obsède.
Dans le retard, il n'y a pas d'abondance.
Tous les grands artistes à qui je parle disent qu'ils sont piégés dans une formule et qu'ils recherchent la musique de demain.
J'ai une chambre remplie de fringues. Quand des amis passent, je leur donne un sac vide, un verre de vin, et leur dis : Faites-vous plaisir !
On ne résout pas une crise comme ça en augmentant les impôts. Si on augmente les impôts, le doute s'installe et les gens ne consomment plus.
Être lésé n'est rien à moins que vous continuiez à vous en souvenir.
Je suis si chanceuse d'avoir l'occasion de travailler avec des réalisateurs et des acteurs avec lesquels je n'aurais pas osé penser que je travaillerais un jour.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
C'est un fait: la recherche de la paix n'est pas un vice; l'isolement dans la recherche de la sécurité n'est pas une vertu.