Dis-moi ce que tu tais, je te dirai qui tu es.
Il y a dans tous les succès humains une part mal définie de bonheur.
Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
Nous ne sommes rien et c'est ce qui fait que nous sommes quelque chose.
On n'a pas besoin de comprendre les hommages ; tout est dans le ton.
A quoi sert de lutter quand on est sûr de perdre ?
Dix ans d'amour, cela n'est plus très exaltant. On ne se promène plus souvent sur les sommets. Il nous arrive à tous d'avoir envie de souffrir, une fois encore, le délire du commencement d'un amour.
Le glas, c'est le rire de la mort.
Ne vous suicidez jamais l'estomac vide ; c'est mauvais pour la digestion.
Un bonheur nous vient-il, cherchons-en un à nouveau.
Tout motif est doublé de mobiles.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Les femmes parlent plus vite qu'elles ne pensent et pensent plus vite qu'elles ne réfléchissent.
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
Pour un acteur, la caméra est l'oeil du public.
L'amour c'est de l'obstination aussi.
Celui qui peut se soumettre aux mystères s'adjuge le pouvoir de les créer.
Rien de grand n'a jamais eu de grands commencements.
Tous les enfants sont des sorciers.
Si ce n'est pas expressément interdit, c'est permis.
Il faut vivre parmi les femmes, les hommes sont toujours trompés.
Il faut de la responsabilité dans la vie... même pour aimer.
La crainte engendre l'objet redouté.
Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes.
Pour gouverner, il faut un gouvernement.
On joue avec le langage comme un enfant joue aux cubes. Mais aux cubes, impossible de faire quelque chose de nouveau : on ne peut construire que des figures fixes quelle que soit la manière dont on les dispose.
Les femmes attachent tant de prix à certains appâts de leur sexe, et elles seraient si honteuses d'en être déshéritées ou peu pourvues, que moins elles en possèdent, plus elles cherchent à en montrer.
Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.
Les lieux meurent comme les hommes, quoiqu'ils paraissent subsister.
Plus on est saisi par l'amour, plus on soupçonne l'autre d'essayer de vous attraper.
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Les bagnoles, c'est comme les gens, plus elles vieillissent, plus il faut les chouchouter.
Au plan national comme au plan mondial, la ligne de partage est nette entre les gagnants et les perdants de la modernisation. Dans nos pays, la répartition des fortunes et des revenus est de plus en plus inégale.
J'hésite entre la boîte de Lexomil et la pendaison : et pourquoi pas les deux ? Je n'ai pas de corde, mais plusieurs cravates Paul Smith attachées entre elles feront bien l'affaire.
Que l'ignorant apprenne, et que l'homme d'esprit Aime à se souvenir des choses qu'il a apprit.
La raison est historienne mais les passions sont actrices.
Créer la vie, c'est créer des ennuis.
Les crimes ne naissent que de l'indigence et de l'extrême opulence.
Question vitale : qui a inventé les inventeurs ?
Tous les mariages naissent pour la même raison : la peur...
Que sont nos sentiments ? Des nouvelles qui nous parlent de nous-mêmes.
Les écrivains français sont très à l'aise dans les cafés.
Nourrir ses semblables est l'une des missions les plus nobles qui soient.
Les bourreaux ne parlent pas ; ils n'ont pas de paroles.
L'épreuve rassure notre confiance, elle est le remède contre l'erreur et contre la fourberie.
Ne laissez pas les erreurs du passé vous empêcher de chercher Dieu.
Ce matin, j'ai lu dans le journal : « Peu de gens meurent après cent ans ». Ils font quoi alors ?
Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort.
Perdre son temps à des riens, telle est la devise des hommes.
Un film n'est jamais fini, seulement abandonné.