J'aime bien les artistes, mais du côté production, on se fade un paquet de crétins.
Si je devais être envieux de la carrière de quelqu'un ce serait de celle de mon ami Alain Bashung. Pour le coup, ce serait vraiment un compliment d'être comparé à lui.
Je ne m'étais certainement jamais attendu à être devant une caméra un jour de ma vie.
Ayez toujours une imagination vive, car vous ne savez jamais quand vous pourriez en avoir besoin.
Je me sens vraiment privilégié d'être acteur, d'être payé pour faire quelque chose que j'aime.
Je ne suis pas du tout optimiste et je ne suis pas pessimiste.
Si vous pouvez réaliser votre rêve, cela signifie que votre rêve n'est pas assez grand.
Il y a un proverbe méridional: les mots fins ne contiennent pas de panais.
Je veux tellement croire qu'il y a de la vérité, que l'amour est réel.
Si vous l'attrapez, donnez-moi quatre secondes avec Saddam Hussein.
J'ai été une star ! Ce qui ne veut absolument rien dire. Je suis comme les oiseaux, ce qui m'est tombé dessus, je l'ai pris, sans le refuser, ni faire des pieds et des mains pour l'obtenir.
Ce n'est pas que je n'aime pas les culottes. Je choisis juste de ne pas en porter certains jours !
Mon père était fasciné par une nouvelle assez étrange et diabolique d'Edgar Allan Poe qui s'appelle Bérénice et ma mère adorait les constellations, dont une s'appelle 'la chevelure de Bérénice'.
Je lui demande de bien réfléchir à sa décision, de bien considérer les faits, de prendre en compte l'intérêt général du pays, la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français, d'affronter sa conscience et sa responsabilité et de prendre la bonne décision.
J'écris parce que j'ai une bonne plume, et pour être lu par vous...
L'enfance bascule, morceau par morceau, dans la lente décomposition du vivant.
Sur ma tombe, je souhaiterais qu'on inscrive seulement : "Il y est passé comme les autres".
La chance fait le succès, et le succès fait le mérite.
Il ne faut donner aux gens que des conseils qu'ils puissent suivre.
La civilisation crée plus de besoins qu'elle n'en comble.
Chacun a sa liberté, tant qu'il ne s'en sert pas.
N'est-ce pas en fonction de ce qu'il a fabriqué qu'on apprécie le fabricant ?
Quand c'est impossible, c'est plus long.
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
On retire souvent le bras pour mieux frapper.
Le coeur se resserre chez bien des gens dans la mesure où leur bourse s'enfle.
Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.
Tous les amours ne se ressemblent pas. Toutes les maîtresses se ressemblent.
L'opposition, c'est la vie.
Je composerai jusqu'a la décomposition.
Bon, il est certain que lorsque les clients... les... les patients viennent nous voir pour des maladies qu'on connaît ou qu'on soigne facilement, c'est moins intéressant pour nous. Nous préférons bien évidemment des maladies graves, ou inconnues... mais on peut pas trop leur en vouloir.
Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle.
Les gens ne sont pas tellement curieux. Ils s'intéressent d'abord à eux-mêmes et ensuite aux autres, seulement dans le mesure où ils ont l'occasion d'en dire du mal.
En un mot, sitôt la victoire acquise, le prolétariat ne doit plus se tourner contre le parti réactionnaire vaincu, mais contre ses anciens alliés, contre le parti qui veut exploiter seul la victoire commune.
Il n'était pas possible que ces gens fussent tous les jours aussi sombres et aussi taciturnes ; il n'était pas possible, si mauvais caractère qu'ils eussent, que cet air renfrogné qu'ils avaient tous fût leur air de tous les jours.
L'âme se façonne aux habitudes et l'on pense comme l'on vit.
De tout temps, les hommes les plus dangereux sur terre ont été les hommes de Dieu.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
L'être qui doit son origine à la procession transitive, extérieure, diffère nécessairement de l'être dont il dérive; mais quand il tient l'existence de la procession intellectuelle, immanente, il n'en diffère pas; bien plus, il forme avec son principe une unité d'autant plus étroite que la procession est plus parfaite.
Il est toujours plus facile d'être un révolté que d'être un chef.
Sentir toute la vie des billes préservées dan sa poche, ajouter ici et là une agate ou une goutte d'eau. Les regarder de temps en temps dans la lumière. Des billes transparentes et, dans chacune un signe de ce qu'il y a de plus grand, de trop grand. de ce mieux qu'impossible.
C'est pourtant évident : le boeuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l'ignorance à la place du boeuf.
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
Il lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais : Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi.
Ca devrait prendre quatre secondes pour aller d'ici à la porte. Je t'en donne deux !
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement ignorés. On vit dans l'immédiat.
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !